Le blog paresseux du Bird... Des criticules rapides de mes lectures, mais pas seulement... Et même, peut-être, ça finira par ressembler à un vrai blog... ;-)
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mardi 8 avril 2014
La Révolte - Suzanne Collins
Et de trois...
Heureusement que ça s'arrête là... La fière Katniss Everdeen a été sauvée de l'arène par les rebelles du 13e district qui veulent qu'elle incarne le "Geai Moqueur", symbole télévisuel de la Révolte, dans un monde post Irak où les guerres se mènent parallèlement armes à la main d'une part et émissions télés de l'autre...
Cela reste écrit d'une manière très limpide qui permet (heureusement) de filer d'une péripétie à l'autre jusqu'à la conclusion de la trilogie. Seulement dans ce volume 3, l'héroïne bat des records de tartitude inégalés, Sookie passe pour une intello pur jus à côté (et elle a des côtés sympa que Turnip, euh, Catnip n'a pas...) Donc entre une héroïne qui a le charisme d'une crêpe au sucre, son amoureux que le méchant de l'histoire a conditionné à la haïr, au point que dès qu'il la voit, il essaie de la tuer (on le comprend), le deuxième amoureux (quand on aime on ne compte pas) qui tourne au brave petit soldat CPNT et les autres personnages qui ont tendance à mourir l'un après l'autre, ce qui évite de devoir s'occuper de leur destin après le happy end, on se réjouit quand la dernière page arrive et on se dit qu'au moins on est sûr d'éviter les films qui en ont été tirés... Parce que quand on presse un navet, on obtient rarement un précieux nectar !!!
samedi 22 mars 2014
L'Embrasement - Suzanne Collins
Cette semaine, j'ai innové... Moi qui ne lis jamais plusieurs tomes d'une série à la suite, j'ai enchaîné par le deuxième tome de Hunger Games...
Sèverine m'avait prévenu "c'est bien, mais le deuxième... Bon. On verra bien si tu supportes le deuxième..."
Et bien non seulement je l'ai supporté, mais je l'ai peut-être mieux aimé que le premier... Bien qu'il soit toujours écrit au présent, solution de facilité, il fait un peu moins la part belle aux "jeux/téléréalité" et un peu plus aux motivations des personnages... "L'embrasement" du titre nous rappelle que c'est une saga héroïque qui va nous mener à "la révolte" du 3e tome. Les bons vont gagner et la tyrannie perdre...
Cela dit, bien qu'on sombre assez facilement dans le manichéisme et bien que l'héroïne ait tendance à devenir de plus en plus c... à mesure que l'aventure avance (de la part d'une auteure, c'est un peu triste), ce deuxième tome est plutôt sympathique à lire et un peu plus recherché que le précédent. Même si certaines péripéties sont un peu téléphonées (seuls les personnages ne savent pas où cela mène...)
Je me rends compte que j'ai la dent dure, mais cela reste un très bon roman de distraction, vif et agréable, plutôt orienté ado, certes, mais ce n'est pas un défaut ;) En tout cas, j'ai croisé bien des bouquins dont je n'avais pas envie de lire la suite, alors que là, j'enchaîne...
Rendez-vous la semaine prochaine pour le 3e tome ;)
samedi 15 mars 2014
Hunger Games - Suzanne Collins
Sur les bons conseils de la compagne de mon filleul, je me suis lancé dans la trilogie "Hunger Games", bien que ce soit devenu apparemment une grosse bouse à succès du cinéma américain...
Bon. Honnêtement, vue la vitesse où ça se lit, j'aurais pu attendre d'avoir fini les trois tomes pour en parler, mais bon, le temps presse un peu et je veux mettre cet article avant ce soir...
Hunger Games, c'est, comment dire, de la SF pour les jeunes qui n'en auraient jamais lu, mais c'est plus simple, plus linéaire, avec un peu de médiéval dedans... En fait... C'est de la fantasy, voilà, c'est dit. Mais dans le futur quand même. Mais pas trop spéculatif le futur, hein ? C'est juste un événement lâché au début du livre et qui justifie (est censé justifier) tout le reste. La guerre civile a ravagé les États-Unis, un État, le Capitole, a soumis tous les autres, nommés les Douze Districts. Pour rappeler leur soumission à ces districts, il organise des jeux mortels où chaque District est contraint de fournir un garçon et une fille de 12 à 18 ans : les tributs. Ces 24 tributs s'affronteront dans des combats mortels dont un seul devra sortir vainqueur.
Rien de bien nouveau sous le soleil, donc. Pas de critique sociale, crédibilité moyenne, un vernis de personnage révoltés, mais pas trop, de l'horreur, mais pas trop, de l'amour mais pas trop...
Ce qui fait l'intérêt du livre, ce sont des personnages bien ciblés, très typés, tout de suite identifiable et une narration très fluide et dynamique...
Pas de passé simple, cependant, on perd le côté magique des histoires pour prendre en direct dans la poire la sécheresse du scénario... Parce que je ne sais pas comment est le film (et je m'en fous, il faut dire), mais le livre est un scénario. Ça se lit comme on regarde une série. On est rarement surpris, mais on est content de lire la suite... Les Hunger Games, c'est juste l'émission de télé-réalité que je n'avais jamais vue. (En même temps, ce n'est pas trop difficile, puisque je n'en ai jamais vue !!!)
D'habitude, j'interromps ma lecture dans les "sagas" et je passe à autre chose... Là, je vais tout enchainer : les trois tomes me donneront l'équivalent d'un bon livre... Les tomes 2 et 3 s'appellent "l'embrasement" et "la révolte"... Peut-être puis-je espérer qu'ils seront un peu moins policés et polissés (ouais, je sais, c'est "polis" l'adjectif se rapportant à polissage, mais c'est dommage de rater un jeu de mots...)
mercredi 14 août 2013
Le Déménagement – Meg Cabot
De Meg Cabot, je n’avais pas aimé le « journal
d’une Princesse » ; beaucoup trop formaté « jeune
fille issue de famille recomposée à l’américaine, bcbg pour
chaîne Disney », don,t le ton cependant était « presque »
à mon goût... du coup, j’avais entamé la série des Mediator,
fantastique pour midinette « à la Buffy », dont je
continue à dire du bien sur ce blog, tome après tome...
Je me suis donc décidé à entamer une autre de cette
série pour les jeunes plutôt destinée aux petites filles d’une
dizaine d’année... J’ai tendance à connaître la tranche d’âge.
Bon. c’est sympa, mais on retombe un peu trop dans le
formatage systématique. j’avoue que je me suis ennuyé et que j’ai
laissé tomber en cours de route. Mais ça doit pouvoir toucher son
public...
J’attends de pouvoir en discuter avec une vraie fille
de dix ans...
Bon, Lolo, tu le lis, oui ou non ?
dimanche 11 août 2013
Arizona Max- Robert Muchamore
Troisième tome des
(més)aventures de James et ses « super-zamis » espions
de moins de seize ans dont
il faut reconnaître la redoutable efficacité. C’est vif comme une
bonne série américaine et ça joue d’ailleurs sur les mêmes
ficelles et donc ça devient de mieux en mieux à mesure que les
personnages et leurs interactions sont développées. Dans cet
épisode, la mission de James et de son beau coéquipier, Dave, dont
l’expérience et la beauté physique qui auraient pu faire de
l’ombre au héros sont évacuées derechef dès le début de
l’aventure, est d’infiltrer le quartier haute-sécurité d’une
prison pour faire évader le fils d’une mystérieuse et
surpuissante terroriste, afin d’avoir levier sur elle...
Mission impossible meets Prison Break version
teen-agers.
Honnêtement, après plusieurs incursions dans le genre
« roman d’espionnage », force m’est d’avouer que
c’est cette série pour ados que je trouve la plus réjouissante et
addictive... J’aime distiller les séries et ne pas les
« enquiller », mais je doute que j’attende très
longtemps pour entamer le tome 4 !!!
dimanche 31 mars 2013
La Fiancée des Ténèbres – Meg Cabot
Quatrième et avant-dernier tome (à ma connaissance) de la série
Mediator, de Meg Cabot, romans fantastiques pour adolescentes (tout à
fait mon profil). Suze est mediator et voit les morts depuis
toujours. Son boulot est de les accompagner et de les aider à s’en
aller... Oui, un peu comme dans le 6e sens, sauf que c’est
une comédie... Oui, un peu comme dans Dead like me, sauf qu’elle
n’est pas morte au préalable et qu’elle ne fauche personne...
Dans ce tome, elle rencontre un autre jeune mediator et elle tente de
gérer son amour enfin avoué pour le fantôme qui hante sa
chambre... Malheureusement, Cabot en profite pour changer le
caractère de son héroïne et, au lieu d’être une badass qui
flanque des torgnoles, elle passe pas mal de temps à pleurer toutes
les larmes de son corps, ce qui est quand même moins rigolo.
On ne s’ennuie cependant pas et ça se lit à toute berzingue et
avec le sourire...
Je n’en demande pas plus à ce genre de bouquin... A suivre pour le
dernier tome …
;-)
mardi 12 mars 2013
Chérub 2 : Trafic – Robert Muchamore
Pas de doute, c’est bien écrit.
Facile, rapide, efficace. Du bon roman d’espionnage... Mais comme
toujours dans les romans d’espionnage, les héros sont des gens peu
recommandables, à l’honnêteté et à la vertu limitée. Ils
tuent, boivent, se droguent, mentent, trahissent « pour les
besoins de la mission » bien sûr, pas les uns envers les
autre, là, ils sont réglos. Enfin, normalement...
Le problème dans Chérub, c’est que
les héros sont des ados et que le bouquin est sensé être destinés
aux ados... Et que là, ça commence à puer...
Parce que des ados, y en a des bien
clairs dans la tête, capables de trier le bon du mauvais, mais il y
en a beaucoup aussi, c’est le propre de l’adolescence, qui se
cherchent, qui s’égarent, qui gobent... Est-ce bien malin de leur
fourrer dans les pattes, un truc aussi réjouissant, mais aussi
tendancieux ? Avec un personnage principal toujours prêt à
faire des conneries ? Qui ne reste dans le « droit
chemin » que par chance, par contrainte ou par subversion ?
Je ne vais pas m’ériger en censeur
ou en vieux con... Peut-être que je m’inquiète pour rien et que
les ados qui lisent des romans font tous, justement, partie de ceux
qui vont savoir trier les idées... Après tout, j’ai lu, ado, un
sacré paquet d’OSS 117, avec Hubert Bonisseur de la Bath qui
baisait tous azimuts et torturait les opposants (j’avais même lu
un SAS, mais j’avais quasiment eu la nausée à cause d’une scène
de torture horriblement explicite et complaisante : je n’en ai
jamais plus ouvert un) et je n’ai jamais torturé personne... J’ai
vu des dizaines de films gore et n’ai jamais éventré autre chose
qu’un Bounty...
Cela dit, c’était des lectures
d’adultes et je ne faisais que profiter du laxisme de mes parents.
Je ne suis pas sûr qu’ils aient eu raison de n’exercer aucun
contrôle sur mes lectures à l’époque ! Je suis même sûr
que je ne laisserais pas mes propres enfants les lire. Pas sans en
discuter en tout cas...
Pour la même raison, je ne mettrai pas
les Chérub à leur disposition avant un bon moment... Et peut-être
pas du tout, s’ils ne me les demandent pas... (Mais moi, je vais
encore en lire... Tant que je ne serai pas lassé:-P )
Pour en revenir au bouquin proprement
dit, ça défile comme une série américaine, et le fait que les
personnages soient des ados permet des dialogues incisifs et des
situations très premier degré qui font sourire et relancent
l’action. C’est vraiment très « speed » et sympa...
En revanche, au niveau des idées qui
puent, si la drogue, c’est sale et vilain, l’alcool, c’est
interdit, mais toléré... Les seuls inconvénients en sont, c’est
bien connu, uniquement des gueules de bois très comiques le
lendemain... Mouais...
Quant à la supériorité de
l’éducation des super-espions, c’est uniquement grâce à la
sévérité de leurs instructeurs. Les punitions et les humiliations,
y a que ça de vrai... On voit que c’est écrit par un anglais, il
ne manque que les coups de canne !
Au secours !!! Restons focalisés
sur les missions et les rapports entre élèves, ça vaut mieux...
jeudi 7 mars 2013
100 jours en enfer – Robert Muchamore
Premier tome d’une longue série de la série Cherub, de Robert
Muchamore, romans d’espionnages pour adolescents (tout à fait mon
profil), ce roman écrit d’une manière très efficace, mais sans
originalité (ficelle commerciale, à mon avis, ça sent le « pro »,
le scénariste de série télé), plonge le jeune James Choke, ado à
la dérive, récemment orphelin dans le monde secret et mystérieux
de Cherub. Mais si, vous savez bien la branche archi-secrète du MI5
qui ne recrute que des enfants pour être des espions...
Ah ben non, vous ne savez pas, puisque c’est archi-secret. Bon.
Faites comme si je n’avais rien dit...
Bref, Cherub recrute des enfants, car personne ne se méfie des
enfants... (A part peut-être le Grand Méchant Loup, mais c’est
une autre histoire). On se trouve donc plongé dans une espèce de
Totally Spies pour garçons, en un peu plus « musclé »
et réaliste, donc, malgré une bonne dose d’humour.
Ça se lit tout seul, c’est vif et drôle, bien ciblé... Reste à
voir si ça tient la distance, car si ce premier tome fonctionne très
bien sur les trois premiers quarts (la découverte du futur héros,
son recrutement, sa formation, un rien sadique, mais c’est souvent
une caractéristique des romans d’espionnage, donc ça se tient),
c’est un peu plus poussif sur le dernier quart, celui de sa
première vraie mission...
A tester donc sur le prochain tome...
samedi 26 janvier 2013
L’arc en ciel a pris la Fuite – Alfred Hitchcock
Ça faisait un moment que j’avais
envie de voir si les romans des 3 jeunes détectives de ma jeunesse
tenaient encore la route. Après une fouille en règle de toutes les
étagères qui pouvaient contenir des romans « jeunesse »
(et il n’en reste pas tant, puisqu’on a tout émigré dans la
nouvelle chambre d’Eléonore), il m’a fallu me rendre à
l’évidence : pas de « Dragon qui éternuait »,
pas de « Chinois qui verdissait », il ne me restait que
cet « Arc-en-Ciel »... Où ont donc pu bien passer les
autres ?
Je ne me souviens pas de les avoir
vendus dans une braderie... Oubliés dans une école lors d’un
changement de poste ? Dommage.
(Note pour le futur : ne jamais se
débarrasser d’un livre qu’on a aimé, même si on pense ne
jamais le relire... Bon. Sauf si on les a en numérique et que c’est
des vilains poches tout jaunes...)
Une première chose, qui ne m’avait
jamais effleuré quand j’étais enfant : jamais Alfred
Hitchcock n’a écrit une seule ligne de cette série. Ni même
exercé la moindre activité éditoriale, sélectionné un texte.
Même pas signé les introductions qui apparaissent sous son nom !
La série a été imaginée et écrite
(au moins les premiers) par Robert Arthur Jr, dont l’éditeur a eu
l’idée géniale (mais très valorisante pour l’auteur, mais bon)
d’adjoindre le nom d’Hitchcock, pour faire vendre. Après
quelques tomes, d’autres auteurs ont pris la relève (dont le
dernier, Marc Brandel, est également l’auteur de quelques
thrillers sympa. Je me souviens de « La Queue du Lézard »,
chez NéO) et quand Hitchcock est mort, la série a continué... sans
son nom sur la couverture...
Ce point d’histoire étant fait (oh
my ! comme ce blog devient culturel...), je dois dire que j’ai
bien aimé replonger dans ce bouquin... C’est sûr que c’est un
peu vieillot, les 3 jeunes Détectives vivent dans les sixties, ils
n’ont pas de téléphones mobiles, pas d’ordinateurs, pas de GPS,
même pas de scooters ! Leur arme secrète, c’est la craie de
couleur qu’ils ont dans leur poche pour tracer leur signe de
reconnaissance. Et puis le cerveau hors du commun d’Hannibal Jones,
dit Babal, leur chef... Mais l’histoire est bien ficelée, chacun
des personnages a son rôle à jouer (même si c’est, parfois, un
rôle de faire-valoir) et leur repère secret, munis de multiples
entrées secrètes (elles aussi) ont définitivement marqué mon
imagination enfantine au point de résonner encore dans ma tête
avant même que j’entame la lecture... (Un peu comme le repère des
diablotins de « L’Autobus à Impériale » (Dis voir,
André, tu devais pas me prêter le dvd?))
En fait, ça se lit comme on regarde un
vieux film policier. C’est en noir et blanc, daté, fruit de son
époque, mais on se laisse prendre à l’histoire et on passe un bon
moment...
Je pense que je vais me pochetroquer
quelques titres, si possible ceux que j’ai déjà lus, gamin.
Autant ajouter la nostalgie au plaisir de la lecture, ça fait pas de
tort...
samedi 22 décembre 2012
Caïus et le Gladiateur – Henry Winterfeld
J’ai découvert avec plaisir qu’il
existait une suite au sympathique petit roman historico-policier que
ma fille avait dû lire pour le collège.
On retrouve ici Caïus (rôle-titre,
mais pas personnage principal) et ses amis écoliers romains pour une
nouvelle enquête à propos d’un jeune esclave vivement recherché,
porteur d’un message dénonçant un complot contre un personnage
important de Rome...
De nouveau, les écoliers enquêtent à
leur péril. J’ai trouvé cette suite plutôt mieux réussie que le
premier tome, mieux enlevée, un peu moins caricaturale dans le
traitement des personnages. En revanche, j’ai eu envie d’étrangler
l’éditeur criblant le texte de notes de bas de page pour
expliquer au « jeune lecteur » des points historiques
(admettons), mais aussi des tournures de phrase et du vocabulaire...
Genre « tiens, meu-meuh, instruis-toi, jeune crétin ».
J’aurais lu ça enfant, je fermais le
livre aussi sec. Faut pas prendre le lecteur pour un débile...
Heureusement, je n’ai eu entre les
mains qu’une version de vilain pirate numérique et j’ai modifié
l’epub et viré la moitié des notes pour pouvoir le passer à
Eléonore...
dimanche 2 décembre 2012
Les Exploits de Fantômette
Voilà
un roman pour la jeunesse qui m’avait complètement échappé. Je
n’ai jamais lu de Fantômette quand j’étais enfant, ça devait
être trop ouvertement estampillé « livres pour filles »
et les égos des petits garçons des années 60 étaient un peu trop
formatés pour s’en satisfaire...
Par
la suite, quand j’ai commencé à me passionner pour la littérature
jeunesse, j’avoue avoir négligé tout ce qui était paru en bibliothèque rose et verte, car les livres qui étaient publiés
étaient trop souvent trop sages, bien pensants et un peu ennuyeux.
D’autant que c’était le grand essor des Folio Junior, puis de
l’Ecole des Loisirs, la découverte de Roald Dahl, de Yak Rivais,
de Robert Cormier, de Moka, Lapointe, Pef et tant d’autres auteurs
passionnants. Et puis, il faut bien l’avouer, quand on trouvait de
ces livres à la braderie de ces livres, ils étaient vieillots,
jaunis, puants. Et je n’ai jamais aimé ça. Encore maintenant,
d’ailleurs, même si j’arrive à me laisser persuader (rarement)
par mon envie (cf « A Contretemps »)
Seulement
voilà, avec sa liseuse, la belle Eléonore a eu un beau paquet de
livres numériques et ceux sur lesquels elle a de prime abord jeté
son dévolu, ce sont les Fantômette. Comme en plus nous avons renoué
des liens qui n’avaient jamais disparu, mais s’étaient un peu
distendus, avec le Captain Ruaud, le sujet de Fantômette, dont il
est un aficionado (et qui constitue l’essentiel du sommaire de
plusieurs années d’Archipel et de Yellow Submarine :-D ), devait
fatalement revenir sur le tapis, surtout avec la disparition récente
de Georges Chaulet...
Je
me suis donc offert pendant un moment d’attente chez le médecin le
premier volet des aventures de l’héroïne masquée (mais pas
trop). Effectivement, c’est bien écrit, enlevé, rapide et amusant
pour les enfants. Et ça ne casse pas trois pattes à un canard non
plus, il faut bien l’avouer, les péripéties sont légèrement
téléphonées (ce qui paraît une innovation technique pour
l’époque). Au moins, c’est sans concessions pour les adultes qui
sont tous plus bêtes les uns que les autres et ça, à neuf ans, ça
doit compter... ;-)
Allez,
c’est comme le Club des Cinq (et la Compagnie des Glaces), j’en
lirai un de temps en temps, quand j’aurai besoin d’une pause...
mardi 9 octobre 2012
Le Neuvième Arcane - Le Bal des Spectres – Meg Cabot
Ok... J'avoue... J'ai continué à me lire la série des
Mediator de Meg Cabot... Et j'aime beaucoup ça... Bien sûr, c'est
un peu « systématique » dans le style, mais cela
fonctionne très bien avec l'ambiance « Buffy » de la
série....
D'ailleurs Susannah Simon est confrontée à un vampire,
si on veut, dans le tome 2 et aident des spectres qui ne le méritent
guère dans le tome 3...
A son petit niveau, elle découvre que la responsabilité
des héros n'est pas toujours simple à gérer. C'est profond comme
un comic Marvel ;-)
En tout cas, ça remplit parfaitement son propos :
offrir une heure de lecture limpide pour se détendre et s'amuser.
Enfin, dans mon cas (désespéré)... Il faudrait voir comment les
« cibles du livre » (les filles de 12/15 ans) perçoivent
la chose : j'ai un peu de mal à me faire une idée...
mercredi 26 septembre 2012
L'Affaire Caïus – Henry Winterfeld
Avec l'entrée au collège d'Eléonore, entrée
libératrice si l'en est, étant donné la misérable dernière année
d'école primaire qu'elle a vécue sous la férule d'une maîtresse
Steampunk (une survivance de la pédagogie du XIXe siècle
égarée au XXIe, mais peut-être est-ce de l'uchronie ?
Je laisse aux spécialistes le soin de statuer), avec cette entrée,
donc, porteuse de tous les espoirs (que je lui souhaite de ne pas
voir déçus, mais, statistiquement, sur dix profs, même si elle a
les inévitables têtes de con qui fourmillent dans l'éducation
nationale, il devrait y en avoir un certain nombre tout à
fait potable), avec cette entrée, re-donc (et il va falloir que
j'arrête les digressions, à part celle-ci qui est voulue pour faire
un gag idiot), est arrivé le premier travail de l'année qui l'a
fait sourire : lire un livre en entier pour le 30 septembre.
Le lendemain, elle avait fini de lire « L'affaire
Caïus » et elle nous le passait en disant « c'est bien,
vous pouvez le lire. » Dont acte...
Ce livre, écrit par un auteur allemand expatrié aux
USA, est un sympathique roman policier historique. Rufus se fait
renvoyer de l'école pour avoir provoqué une bagarre en écrivant
sur sa tablette « Caïus est un âne ». Quand la même
inscription est découverte le lendemain sur le mur du Temple de
Minerve, la culpabilité de Rufus est évidente. Seulement ce n'est
pas un enfantillage, c'est un crime passible de prison, surtout que
le père de Caïus, sénateur, n'est pas très heureux de voir
brocarder sa progéniture sur les murs de la ville. Oui mais Rufus
jure à ses amis qu'il est innocent : eux seuls seront à même
de mener l'enquête visant à établir la vérité.
Très agréable à lire, avec ce qu'il faut de sérieux
et de fantaisie, tout en étant très classique de facture, il est
facile de voir pourquoi il est donné à lire « en classe »,
on imagine bien le film qu'on pourrait en tirer, façon le Club Antique des
Cinq enquête à Rome... Un chouette bouquin pour les plus jeunes...
samedi 22 septembre 2012
Le Club des Cinq et le Trésor de l'Ile – Enid Blyton
Première aventure du célèbre quatuor (oui, ils
étaient cinq, et alors, personne ne m'a repris sur le nombre de
mousquetaire, alors chut!)... Les personnages sont vite et bien
placés et cette histoire d'arnaqueurs achetant le château d'enfance
de Claude pour s'approprier le trésor de l'épave est bien vue et
frappe l'imaginaire des enfants à qui elle s'adresse.
Le terrible sexisme de l'époque m'a moins frappé que
lors de ma précédente tentative (à moins que je m'y sois résigné)
et la lecture du livre m'a été assez agréable...
Il va falloir cependant que je me procure un ou deux
exemplaires des Famous Five dans le texte, parce que la traduction
approximative et la francisation des personnages ne permet
probablement pas d'apprécier l’œuvre à sa juste valeur...
| Enid Blyton au naturel... |
| Et en portrait "officiel" |
Plein de rééditions égale plein de couvertures... Mais pas forcément des jolies :-(
Personnellement, je déteste les deux dernières... La première est formidable : on dirait une capture d'écran de Lode Runner sur Atari !
C'est bien, parce qu'on peut faire un très long post sans fatigue : il suffit de chercher les covers des livres dans toutes les nationalités... Je vous ferai ça la prochaine fois... Pour aujourd'hui, je finirai juste par une cover anglaise, très sage, mais jolie...
vendredi 14 septembre 2012
Détectives de Contes de Fées – Michael Buckley
De la littérature pour enfants « à
l'américaine », vivante et enlevée, mais pas vraiment
creusée. Dommage car l'idée de départ est excellente, hélas, on
ne s'attarde guère sur les contes de fées, mais beaucoup sur la
voiture qui va vite et les relations conflictuelles, mais
superficielles, des personnages principaux.
Ça fait penser aux Orphelins Baudelaire... Ni mauvais,
ni désagréable, mais impossible à lire à un double niveau. Une
fois passé l'âge, c'est fichu, on n'y revient plus...
A voir ce qu'Eléonore en pensera,,,
samedi 1 septembre 2012
Dix Contes de Magie - Jacques Cassabois
Recueil de dix contes "traditionnels" lourdement réécrits par Jacques Cassabois...
Je mets des guillemets à "traditionnels", parce qu'aucun de ces dix contes apparemment très répandus, si on croit les indications de régions qui les suivent, n'évoque le moindre écho dans ma mémoire. Il est vrai que je ne suis pas un fervent de la tradition, à part musicalement, mais j'avoue que ça m'étonne un peu, surtout que la plupart de ces contes se ressemblent furieusement, lissés qu'ils sont par la patte de l'écrivain qui adopte systématiquement le même ton, rendant ce petit livre très lassant...
On a tout intérêt à en distiller la lecture et à se contenter d'un conte de temps en temps, ce que j'ai fait d'ailleurs. Même comme ça, j'ai eu du mal à aller au bout du 10e.
Pourtant ce n'est pas mal écrit, loin de là, Cassabois est un conteur alerte, à la plume limpide, mais bon, j'oublierai rapidement ce bouquin et n'irai probablement pas piocher dedans le jour où je voudrais raconter une histoire aux enfants...
D'autant que, c'est pas pour dire, mais dans le genre misogyne, ces contes-là sont vraiment plus que traditionnels. Les mères sont abusives, imbues d'elles-même ou faibles, lâches, elles oublient leur progéniture aussitôt abandonnée ou la renient et la trahissent...Les seules femmes avec un caractère positif sont les sorcières qui aident toujours le héros, sans révéler leurs pouvoirs... Sympas, mais sorcières tout de même... C'est assez franchement désagréable...
mardi 26 juin 2012
Le Club des 5 va camper
Dans la longue liste des bouquins que j'ai mis dans le Sac à Dos de Marcel, il y avait un Club des 5, que ma grande a lu avec plaisir... Tant de plaisir que je me suis pris l'envie d'aller y faire un tour moi aussi, en souvenir des grandes heures de bonheur que j'avais eu à lire les romans d'Enid Blyton dans mon enfance...
Las. Passés les premiers sentiments de nostalgie amusée dans la mise en place des personnages, dont on ne peut pas oublier les noms, on se rend compte que l'intrigue est vraiment minimale et sans aucune exigence de crédibilité. Nous sommes ici dans une histoire de trains mystérieux qui circulent la nuit dans la montagne et disparaissent dans des tunnels. Plus fort que Gérard Majax (référence d'époque). C'est, comment dire... un peu gros... Mais bon, on se dit qu'on va se reposer sur la synergie du casting (qu'est-ce que j'cause bien), quand, sans crier gare, on se dit qu'on a vraiment changé d'époque et que Blyton a un train de retard...
Les rôles sociaux des petits héros sont fermement définis et les filles restent au camp pour faire la vaisselle... Bon. On savait déjà pour Annie, mais on s'en foutait parce qu'on avait le souvenir de Claude, égale des garçons, qui sauvait l'honneur et dézinguait les préjugés machistes...
Sauf que c'était juste le travail moral de notre mémoire qui mettait nos lectures d'antan au diapason de nos idées actuelles... Claude (au moins dans ce volume-ci, mais je n'aurai sûrement pas le courage de reprendre les autres) est logée à la même enseigne qu'Annie : elle fait la vaisselle et elle reste sur la touche quand ces messieurs partent à l'aventure. Même si elle essaie de les accompagner par la ruse, celle-ci est éventée. Et quand, le lendemain, elle fait la tête d'avoir été laissée à la traîne, on lui dit qu'elle se vante d'être un garçon, mais qu'elle se conduit comme une fille.
Car, oui, si une fille veut s'améliorer : il faut qu'elle se comporte comme un garçon, idéal suprême... Tout en faisant la vaisselle et les corvées ménagères, parce que, quand même, faut pas déconner...
Au passage, les autres rôles sociaux sont vite réglés : les 5 rencontrent un autre jeune garçon que François et Mick intègrent immédiatement dans leur recherche des trains mystérieux... Ce garçon, Jacquot, a un beau père, maigre, à l'air méchant et chafouin. Pas de problème, c'est bien lui le méchant. Celui-ci veut empêcher Jacquot de rencontrer les 5. Il l'oblige donc à jouer avec le fils d'un ami. Ouh là, le fils d'un méchant. automatiquement, il est bête, falot et tous les autres sont immédiatement ignobles avec lui (mais pas de problèmes, hein, puisque ce sont les héros...)
Même si j'aurais aimé garder l'enthousiasme de mon enfance, j'ai vraiment du mal à passer outre les préjugés de l'époque. Il est vrai que les Famous Five ont été écrits après guerre et que, donc, ça ne choquait pas à l'époque que, parce qu'il désobéit, Jacquot soit menacé d'être fouetté, ni qu'Annie se consacre à ses activités de parfaite ménagère à dix ans, etc. Mais peut-être est-ce parce que je ne m'attendais pas à y être confronté... Je pense que je ferai malgré tout une seconde tentative. Ayant bien en tête ces défauts, je pourrai me consacrer davantage au texte... ;-)
Les rôles sociaux des petits héros sont fermement définis et les filles restent au camp pour faire la vaisselle... Bon. On savait déjà pour Annie, mais on s'en foutait parce qu'on avait le souvenir de Claude, égale des garçons, qui sauvait l'honneur et dézinguait les préjugés machistes...
Sauf que c'était juste le travail moral de notre mémoire qui mettait nos lectures d'antan au diapason de nos idées actuelles... Claude (au moins dans ce volume-ci, mais je n'aurai sûrement pas le courage de reprendre les autres) est logée à la même enseigne qu'Annie : elle fait la vaisselle et elle reste sur la touche quand ces messieurs partent à l'aventure. Même si elle essaie de les accompagner par la ruse, celle-ci est éventée. Et quand, le lendemain, elle fait la tête d'avoir été laissée à la traîne, on lui dit qu'elle se vante d'être un garçon, mais qu'elle se conduit comme une fille.
Car, oui, si une fille veut s'améliorer : il faut qu'elle se comporte comme un garçon, idéal suprême... Tout en faisant la vaisselle et les corvées ménagères, parce que, quand même, faut pas déconner...
Au passage, les autres rôles sociaux sont vite réglés : les 5 rencontrent un autre jeune garçon que François et Mick intègrent immédiatement dans leur recherche des trains mystérieux... Ce garçon, Jacquot, a un beau père, maigre, à l'air méchant et chafouin. Pas de problème, c'est bien lui le méchant. Celui-ci veut empêcher Jacquot de rencontrer les 5. Il l'oblige donc à jouer avec le fils d'un ami. Ouh là, le fils d'un méchant. automatiquement, il est bête, falot et tous les autres sont immédiatement ignobles avec lui (mais pas de problèmes, hein, puisque ce sont les héros...)
Même si j'aurais aimé garder l'enthousiasme de mon enfance, j'ai vraiment du mal à passer outre les préjugés de l'époque. Il est vrai que les Famous Five ont été écrits après guerre et que, donc, ça ne choquait pas à l'époque que, parce qu'il désobéit, Jacquot soit menacé d'être fouetté, ni qu'Annie se consacre à ses activités de parfaite ménagère à dix ans, etc. Mais peut-être est-ce parce que je ne m'attendais pas à y être confronté... Je pense que je ferai malgré tout une seconde tentative. Ayant bien en tête ces défauts, je pourrai me consacrer davantage au texte... ;-)
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