Affichage des articles dont le libellé est Horreur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Horreur. Afficher tous les articles

samedi 17 août 2013

Vivants – Isaac Marion

Yo ! Sérieux une "praise" de Simon Pegg, ça le fait !


On a beau avoir lu (et surtout vu) des centaines d’histoires de zombies, rares sont celles qui se démarquent des règles du genre imposées de main de maître par le génial George A. Romero devant lequel tous se prosternent et bavent en reconnaissant sa suprême clairvoyance... De temps en temps, une variation apparaît, cependant et, tout d’un coup, les monstres accélèrent comme dans le film de Zack Snider ou ils sont massacrés avec humour et dérision comme dans Shaun of the Dead...
Dans Vivants, pour la première fois, on découvre l’histoire depuis le point de vue du zomvbie, de sa minimale intelligence résiduelle et son manque de sentiments, logique chez un mort... Évidemment, on aurait du mal à dépasser les trois pages de « Grrr, argh, Akhhhh » si on en restait là... Mais Isaac Marion est malin : pour commencer, notre Zombie déplore de ne pouvoir articuler les mots auxquels il pense, puis il ressent un flash de plaisir et de « souvenirs de l’avant-vie » lorsqu’il dévore le cerveau d’un vivant...
C’est au cours d’un de ces repas « jouissifs » qu’il ressent intensément les sentiments de sa victime, sous les yeux du grand amour de celle-ci... Semblant de vie, puissance de l’amour : le zombie kiffe la meuf (oh pardon, je m’suis laissé emporter : c’est quand même assez ado ce bouquion ;-) ) Il sauve la vie de la fille en la dissimulant à ses compagnons mort-vivants et il garde en poche une bonne dose de ce délicieux cerveau qui lui lâche des bouffées de souvenirs amoureux...
Tout le bouquin est à la fois une classique aventure zombiesque et une évolution des morts-vivants, vers un retour partiel à la vie, une autre forme de vie à partir de la mort... C’est excellent et très « vivant » (ok, c’était facile!) pendant les trois quarts du livre, puis, malheureusement, ça vire un peu fleur bleue, mais ça reste très plaisant... Un peu de naïveté ne peut nuire en ces temps de cynisme total !

mercredi 22 mai 2013

Torture

Comme ça fait trop longtemps que je n'ai pas blogué, je vais frapper un grand coup en me faisant haïr de tous les amoureux de Star Wars et même des autres probablement, grâce à l'extrait le plus immonde jamais trouvé sur You Tube... Bizarre qu'avec une télé de cette qualité 99% de la population soit téléphage. Une preuve de plus que les gens sont très cons...

Heureusement qu'1% lit mon blog.

Sinon, oui, ça va les chevilles...


lundi 22 octobre 2012

Les Murmures de la Nuit – Charles de Lint



Dans la série « si tu ouvres cet e-book, tu le lis », j'ai lu l'autre jour ce sympathique petit thriller horrifique, avec son policier indien chassant les esprits mauvais... Bon. C'est un peu léger, les personnages n'offrent pas vraiment une grande résistance au surnaturel (genre « ça alors ? Non, qu'est-ce qu'on fait ? »), je dirais que ça se lit comme on regarde une série : rapidement, en y prenant du plaisir, mais sans intention d'y retourner...

C'est déjà pas si mal, quand on pense au nombre de membres du Club de la page 30

;-)

lundi 1 octobre 2012

Dancing Lolita – Gudule



Les livres pour enfant de Gudule sont plutôt réussis. Sans langue de bois, plutôt irrévérencieux, les enfants les apprécient et j'ai dû les raconter de nombreuses fois (en particulier « l'école des bébés »).
J'étais donc curieux de lire ce qu'Anne Duguel, son alter-ego pour adultes pouvait produire.
Bizarrement, l'éditeur a choisi (avec son accord ? Pour « profiter » du renom de Gudule, renom qu'Anne Duguel n'a pas?) de publier ces nouvelles pour adultes sous son pseudo jeunesse. Bon, qu'importe, ça ne faisait pas de différence pour moi...

Je me suis donc acheté celle-ci « pour essayer »... Et j'ai essayé... Je suis même allé au bout de ce texte foutraque, mélange de SF, polar et horreur, absolument pas crédible, grotesque, malsain et même ennuyeux. L'auteur y laisse parler ces fantasmes et ils ne sont pas très reluisants. Une psychanalyse reviendrait sûrement plus cher qu'une séance d'écriture, mais elle aurait l'avantage de ne pas venir flanquer la nausée à ses lecteurs.

Peut-être que je n'ai pas eu de chance et que je suis tombé du premier coup sur la pire de ses nouvelles. J'en ai deux ou trois autres, que je testerai peut-être plus tard. En attendant, je ne regarderai plus les textes de Gudule, adulte ou jeunesse, de la même façon...

jeudi 24 mars 2011

FAIR EXTENSION (Une bonne extension) - Stephen King

Dave Streeter est malade. Malade du cancer qui le tue et encore plus malade de la chimiothérapie qui le soigne, en vain… Pour se calmer, il se balade en voiture (c’est un américain !!)
C’est sur une route curieusement déserte, au crépuscule, qu’il rencontre un étrange marchand ambulant, George Evild, qui vend de « bonnes extensions à un bon prix »… Il ne lui faut pas longtemps pour constater qu’il a affaire à autre chose qu’un bon gros marchand, d’ailleurs l’anagramme qui compose son nom est limpide…
Il achète donc cette bonne extension, quinze années minimum de vie contre 15% de tous ses futurs gains et une clause supplémentaire… Car il y a toujours une clause supplémentaire chez Stephen King.
Ici, elle concerne la personne que Streeter hait le plus au monde… Son meilleur ami !
Je vais éviter d’en raconter plus, le suspens étant déjà malheureusement bien écorché ici, mais cette nouvelle fait partie des très bons textes récents que j’ai pu lire du vieux Maître. Comme souvent, il est très bon quand il coupe dans le gras, son défaut étant d’être si bavard que ses bonnes idées se perdent dans des détails ennuyeux… C’est ce qui arrive dans les trois premières nouvelles de son dernier livre (Full Dark, No Stars). Celle-ci est la quatrième et, franchement, la meilleure (je croise les doigts pour que la suivante et dernière soit aussi bonne). Elle est assez courte, ce qui lui donne son efficacité et elle ne s’embarrasse pas de bons sentiments… King s’amuse à donne dans le politiquement incorrect, les actes méchants le sont par méchanceté et le crime, puisqu’en fin de compte, il y en a un et un fameux, est honteusement impuni… Et on ne peut même pas jubiler avec le méchant de sa méchanceté, car c’est en fait un salaud, aussi con que celui qu’il déteste… Une histoire de salauds ordinaires, quoi…
De fait, l’impression qui se dégage après lecture est plutôt celle d’un gâchis plus qu’autre chose, mais ça correspond bien à la noirceur humaine, sans concession…

jeudi 10 février 2011

H20 (Halloween Twenty Years After) - Steve Miner


Ah la la, les amis ! Quelle idée de s'infliger des choses pareille... Toute une série d'horreur à succès... M'enfin, je suis presque au bout...

J'ai donc regardé Halloween, 20 ans après... C'est comme pour les Trois Mousquetaires : 20 ans après, ce sont les mêmes héros, mais ils ont vieilli et sont moins fringants. La comparaison s'arrête là : 20 ans après est quand même très agréable à lire, tandis qu'il est difficile de tenir éveillé à la vision d'H20...

En fait, pour le 20e anniversaire de la série, les producteurs se sont dits : "et si on oubliait tous les films crapoteux qui ont suivi les deux premiers ? On engage Jamie Lee Curtis, qui a une bonne réputation d'actrice, on écrit un vrai scénario, parce qu'elle n'est plus la gamine qui tourne dans un low budget, du coup on fait un film d'horreur respectable, pas trop violent pour que les amoureux du premier film puisse y emmener leurs enfants"

Et hop, aussitôt dit, aussitôt fait. On démarre par un pré-générique où on compte trois morts (pas trois meurtres : on ne montre que les résultats, c'est moins sale), histoire de montrer que Michael Myers est vivant. On enchaîne par les problèmes domestiques de Maman Curtis, en Californie, parce que le gore est moins pénible au soleil (Ouf, y a pas Charles Aznavour dans H20). Et on bavarde, et on montre que la malheureuse, bien que successful woman a des problèmes psychologiques et d'alcoolisme, et on suit dans l'indifférence complète le périple de Michael Myers pour rejoindre la Californie (même qu'il faillit, juste faillit, d'occire une maman et sa petite fille. Quel horrible méchant...) Pour finir, comme on est dans Halloween quand même, il faut bien se résoudre à tuer quelques adolescents, alors au bout d'une heure complète, Myers élimine sauvagement deux ados. Ou là là.

Une petite poursuite pleine d'angoisse dans le campus (pffff) et puis Laurie Strode gagne. Le méchant Myers est décapité... Mais comment vont-ils faire un numéro 8 ??

Voili voilà... Un film par jour... Mais si ça continue à être des navets, ça va être dur de tenir !!!

* (Une étoile pour Jamie Lee Curtis et le caméo bien gentil de sa maman Janet Leigh)

Halloween 6


Ça fait un moment que j'ai entrepris de voir l'intégralité des films de la saga Halloween... pour retrouver mes 20 ans ? Ou par "collectionnisme", parce que j'ai envie de voir ce que Rob Zombie en a fait dans ses remakes, mais que, du coup, je veux avoir tout vu...
J'en suis arrivé au 6, la Malédiction... Bon. j'avoue que je n'ai pas vraiment compris cette histoire de malédiction que des scénaristes ont cru bon de pondre pour renouveler la série, mais, globalement, ça prend 10 minutes dans le film et le reste est un épisode de bonne facture, où Donald Pleasence tire sa révérence, et où on s'amuse un peu... Les acteurs sont sympas, les meurtres rigolos, et le réalisateur venge le spectateur de la médiocrité de Mike Myers en le faisant bastonner comme un malade à la fin... Marrant...
Il faut dire que le niveau de nullité des films 4 et 5 ne peut qu'aider à apprécier celui-ci   :-D  Il est quasiment impossible de se rappeler quoi que ce soit de ces deux opus lamentables...
Bientôt, je regarderai H20... Steve Miner est un faiseur de films un peu quelconque, mais puisqu'il y a Jamie Lee Curtis, c'est déjà ça...

**

mardi 23 février 2010

Brian DePalma's Phantom of the Paradise




Il y a des livres ou des films qui vous accompagnent toute une vie. Le jour où vous les voyez/lisez, vous ressentez un choc, vous êtes subjugués... Lorsqu'après quelques années, vous les revoyez/relisez, vous êtes toujours sous le choc... Un peu moins peut-être, mais vous appréciez des détails qui vous avaient échappés, vous vous délectez des moments qui étaient les plus vifs dans vos souvenirs et vous êtes ravis à la fin... Et vous savez déjà que vous les reverrez/relirez un jour. Et encore... Et encore...
Nightwings de Silverberg, Ubik de Dick, Le traité du zen et de l'entretien des Motocyclettes de Pirsig, font partie de ces livres que je relirai toujours, un jour...
The Blues Brothers, Shining, Carrie, Diva, Un jour sans Fin, Les Enfants du Paradis ou Some like it Hot m'ont ravi à chaque fois et le feront encore... Il faudra que je fasse un post un jour où j'essaierai de lister TOUS mes films fétiches, ceux que j'ai déjà visionnés plus de 8 fois, s'il faut placer une limite...
Phantom of the Paradise fait partie de ces incunables, vous vous en doutez...
Un peu jeune pour l'avoir découvert à sa sortie, je l'ai vu pour la première fois dans les années 80, mes années de fac et de ciné... Je ne me souviens pas si c'est le premier DePalma qui m'a accroché l'oeil. Probablement pas, Carrie a dû être mon premier choc... Mais Phantom, en son genre, en a été un autre. La plus parfaite synthèse du film d'horreur, de la comédie musicale et de la parodie. Un film kitsch avant l'heure et pourtant infiniment puissant, honnête, fun, jouissif...
Les personnages sont caricaturaux et grandiloquents, et l'image, le son amplifient ce point de vue, l'humour de DePalma se teinte de tendresse et on tremble avec le malheureux Winslow, on se moque de l'affreux Beef et on a une tendresse pour la frêle Phoenix... William Finley est excellent (on le retrouvera dans Funhouse de Tobe Hooper) et j'aimais beaucoup la brunette Jessica Harper (revue ensuite dans l'infâme Suspiria, avant de disparaître... Mon "crush on her" cèdera vite la place à Karen Allen, la superbe Marion Ravenwood des Aventuriers de l'Arche Perdue).
Paul Williams est un Swan inquiétant, risible, un "play-boy" qui n'en est pas un, physiquement, mais qui est le musicien derrière la B.O. du film...
B.O. qui est la véritable vedette du film. Vraie musique originale de rock, excellente, bien que parodique, une merveille...
Avec tout cela, je ne vous ai pas résumé le film... Et je ne le ferai pas. Mix improbable du Fantôme de l'Opéra et du portrait de Dorian Gray, on ne fait pas scénarion plus classique, ni plus original en même temps...
Ce n'est pas difficile : rien qu'à écrire cette notule, j'ai (déjà) envie de le revoir !!!.

 


*****

vendredi 15 janvier 2010

Les Forces Obscures - Tobe Hooper (Masters of Horror 2-1)


The Damned Thing est le premier épisode de la deuxième saison de "Masters of Horror", aimablement offert par le père Noël.
Dès ce premier épisode, on retrouve toutes les qualités et tous les défauts de cette série... De bons petits films d'horreur, pas mal fichus, mais un peu pépères, au scénario hyper-conventionnel...
Ce premier épisode, signé Tobe Hooper, est un petit film, à tous les points de vue, mais il est très sympa à regarder, si on évite de s'attarder sur la nullité du scénario. Le découpage de Hooper rend les scènes gores assez jouissives et frénétiques et le personnage principal est plutôt bien campé par Sean Patrick Flanery.
Si toute la série est son image, je vais passer un bon moment à les regarder, avant de revendre le coffret sans hésitations !


**

mercredi 30 avril 2008

Cell - Stephen King


Le premier octobre à 15h03, les téléphones mobiles de toute la planète émettent un signal qui efface le contenu du cerveau des auditeurs. 95% de l'espèce humaine se transforme en zombies décérébrés... ou presque. C'est le début d'un survival horrifique pour le héros, Clay, en déplacement professionnel à Boston qui veut retrouver son fils, dans le Maine.
Un King sans vanité et sans longues digressions "d'auteur", ce qui en fait un bon King ! C'est efficace, direct, nerveux. Même s'il manque un tout petit peu de chair pour en faire un chef d'œuvre, même s'il manque un vrai méchant, les personnages sont attachants, bien campés. Une série B de grande classe !
****