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vendredi 4 janvier 2013

Ces Merveilleux Fous Volants dans leurs drôles de Machines – Ken Annakin



La veille du réveillon, j’ai fait un voyage dans le temps, en passant à toute la famille ce film que la télévision nous a passé et repassé aux moments des fêtes de fin d’année quand j’étais gosse (en alternance avec « Un Monde, Fou, Fou, Fou », « L’homme de Rio » (et sa cadillac rose avec des étoiles) et « Les Tribulations d’un Chinois en Chine »...

Ce grand succès de l’année 1965, qui inspira le dessin animé des Fous du Volant (avec son concurrent, « La grande Course autour du Monde » de Blake Edwards, que j’aurais pu passer également), est encore tout à fait efficace et toute la famille, de 5 à 50 ans, s’est amusé des mésaventures des concurrents de cette course et de leurs avions délirants, dont beaucoup se sont inspirés d’essais réels d’aéroplanes...

La distribution est solide, mais pas prestigieuse... On reconnaît un certain nombre de « tronches », des acteurs qui assurent vraiment sans avoir accédé au vedettariat absolu et c’est très bien. Stuart Whitman est un yankee parfait, Sara Miles un pretty minois crédible. Jean-Pierre Cassel frétille d’aise dans son rôle de frenchie, Alberto Sordi en nobliau italien et Terry Thomas est parfait en Satanas de service...

C’est bon enfant, enlevé, frétillant... Et on y trouve aucun mouvement de caméra 3D frénétique et inapproprié. Merveilleux.

lundi 25 juin 2012

Comme à la maison

 Richard Gotainer 

en concert


23 juin... Après une journée pourrie (au niveau du temps, sinon on s'est bien amusé chez les cousins), je réussis à décider toute la famille à partir, car Gotainer passe en concert gratuit au jardin public d'Hazebrouck...
Devant la morosité du temps, l'enthousiasme n'est pas là, mais en râlant un peu, toute la famille est dans la voiture à temps : on ne devrait pas être trop en retard et, si le concert n'est pas annulé à cause du temps, ça ne commence pas souvent à l'heure pile...

Temps couvert, mais pas froid (quelle misère de se réjouir d'un tel constat fin juin !), nous arrivons au jardin public, visiblement désert. Empiriques, les enfants et moi nous avançons, histoire de nous promener quand même un peu dans le parc, mais Coco restée derrière pour lire une affichette nous interpelle : "Ça se passe à l'Espace Flandres"... Demi-tour droite, tout le monde en voiture...

Arrivés à l'espace Flandres, on allonge le pas, car on entend de la musique. C'est commencé, je distingue "Tout foufou"... On pénètre à tâtons. On constate qu'il y a plein de place dans les escaliers, ce qui nous permet de prendre de la hauteur. Même Isou Bisou le roi des Filous verra bien la scène du haut de ses 100 centimètres...

Jolie scène "comme à la maison", avec lampes sur pieds, guéridons, fauteuils et Monsieur Gotainer, bien entouré par des musiciens hors pair pour ce concert acoustique...

Bonne nouvelle, à la fin de la chanson, il explique qu'il n'a pas raté son entrée avant d'enchainer avec "Le Taquin et la Grognon"... Et nous non plus nous n'avons rien raté, à part la première moitié de la première chanson ! Chic, chic, chic !

Le choix des chansons est excellent, presque tout "Chant Zazou" y passe, bien entendu ("La Ballade de l'Obsédé" (Cuissssse-Haaaa!), Les Trois Papis (Cré vingt dieux), l'intégrale des 4 saisons (pas celles de Vivaldi, où on s'emmerde à cent sous de l'heure, celles de Youpi, youpi, youpi, la météo l'a dit), mais on profite aussi du "Béquillard des bois", de "Rupture de Stock", de "Chipie", "Primitif", le "Youki" (où le claviériste s'éclate à mort et nous aussi, excellent), le "Sampa"... On atteint des sommets de poésie avec "J'ai pété" et de nostalgie avec un pot pourri de ses meilleures pubs !!! Il a même casé deux ovnis : "Maman flashe et Papa flippe" (incluant un bref passage de "Femmes à Lunettes") et "Poil au Tableau", une favorite de mes loupiots !

Le Gotainer est en voix, mais il ne saute pas partout pour cause de pied dans le plâtre ! Décidément, c'est pas son année au Richard... Mais bon, après son désistement pour convalescence en novembre, puis en mars dernier à  Armentières, ça fait bien plaisir de voir un si bon concert, avec des zikos qui assurent, une chanteuse excellente qui apporte une touche de comédie... Car ils s'amusent bien sur scène et ça se transmet au public. Un véritable bonheur... Bonheur de voix aussi, car ils ne sont pas avares en chœurs et harmonies, ce que je leur ai bien rendu, car j'ai chanté pendant quasiment tout le concert !

S'il faut des regret, c'est que j'aurais, et de loin, préféré un fabuleux "Polochon Blues" à la place d'un égrillard "Quéquette Blues", mais bon, ce n'est qu'un petit bémol de 4 minutes... Il manquait aussi quelques chansons de "Elle est pas belle la vie", qui est un superbe album... "Elle est pas belle la Vie" ou "Goodbye Marmite" avec ces musiciens-là, ça aurait eu de la gueule !!

 Deux heures de plaisir terminant en apothéose, évidemment, avec le "Mambo du Décalco".

Merci Richard... Et comme la musique, ça s'écoute, un extrait s'impose :


jeudi 24 mars 2011

FAIR EXTENSION (Une bonne extension) - Stephen King

Dave Streeter est malade. Malade du cancer qui le tue et encore plus malade de la chimiothérapie qui le soigne, en vain… Pour se calmer, il se balade en voiture (c’est un américain !!)
C’est sur une route curieusement déserte, au crépuscule, qu’il rencontre un étrange marchand ambulant, George Evild, qui vend de « bonnes extensions à un bon prix »… Il ne lui faut pas longtemps pour constater qu’il a affaire à autre chose qu’un bon gros marchand, d’ailleurs l’anagramme qui compose son nom est limpide…
Il achète donc cette bonne extension, quinze années minimum de vie contre 15% de tous ses futurs gains et une clause supplémentaire… Car il y a toujours une clause supplémentaire chez Stephen King.
Ici, elle concerne la personne que Streeter hait le plus au monde… Son meilleur ami !
Je vais éviter d’en raconter plus, le suspens étant déjà malheureusement bien écorché ici, mais cette nouvelle fait partie des très bons textes récents que j’ai pu lire du vieux Maître. Comme souvent, il est très bon quand il coupe dans le gras, son défaut étant d’être si bavard que ses bonnes idées se perdent dans des détails ennuyeux… C’est ce qui arrive dans les trois premières nouvelles de son dernier livre (Full Dark, No Stars). Celle-ci est la quatrième et, franchement, la meilleure (je croise les doigts pour que la suivante et dernière soit aussi bonne). Elle est assez courte, ce qui lui donne son efficacité et elle ne s’embarrasse pas de bons sentiments… King s’amuse à donne dans le politiquement incorrect, les actes méchants le sont par méchanceté et le crime, puisqu’en fin de compte, il y en a un et un fameux, est honteusement impuni… Et on ne peut même pas jubiler avec le méchant de sa méchanceté, car c’est en fait un salaud, aussi con que celui qu’il déteste… Une histoire de salauds ordinaires, quoi…
De fait, l’impression qui se dégage après lecture est plutôt celle d’un gâchis plus qu’autre chose, mais ça correspond bien à la noirceur humaine, sans concession…

jeudi 15 mai 2008

T'as de beaux yeux, tu sais...

J'en connais trois maintenant qu'il faut tenir à l'oeil... Trois jolis petits regards, trois petits clins d'yeux...