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dimanche 11 août 2013

Arizona Max- Robert Muchamore



Troisième tome des (més)aventures de James et ses « super-zamis » espions de moins de seize ans dont il faut reconnaître la redoutable efficacité. C’est vif comme une bonne série américaine et ça joue d’ailleurs sur les mêmes ficelles et donc ça devient de mieux en mieux à mesure que les personnages et leurs interactions sont développées. Dans cet épisode, la mission de James et de son beau coéquipier, Dave, dont l’expérience et la beauté physique qui auraient pu faire de l’ombre au héros sont évacuées derechef dès le début de l’aventure, est d’infiltrer le quartier haute-sécurité d’une prison pour faire évader le fils d’une mystérieuse et surpuissante terroriste, afin d’avoir levier sur elle...
Mission impossible meets Prison Break version teen-agers.
Honnêtement, après plusieurs incursions dans le genre « roman d’espionnage », force m’est d’avouer que c’est cette série pour ados que je trouve la plus réjouissante et addictive... J’aime distiller les séries et ne pas les « enquiller », mais je doute que j’attende très longtemps pour entamer le tome 4 !!!

mardi 12 mars 2013

Chérub 2 : Trafic – Robert Muchamore



Pas de doute, c’est bien écrit. Facile, rapide, efficace. Du bon roman d’espionnage... Mais comme toujours dans les romans d’espionnage, les héros sont des gens peu recommandables, à l’honnêteté et à la vertu limitée. Ils tuent, boivent, se droguent, mentent, trahissent « pour les besoins de la mission » bien sûr, pas les uns envers les autre, là, ils sont réglos. Enfin, normalement...
Le problème dans Chérub, c’est que les héros sont des ados et que le bouquin est sensé être destinés aux ados... Et que là, ça commence à puer...
Parce que des ados, y en a des bien clairs dans la tête, capables de trier le bon du mauvais, mais il y en a beaucoup aussi, c’est le propre de l’adolescence, qui se cherchent, qui s’égarent, qui gobent... Est-ce bien malin de leur fourrer dans les pattes, un truc aussi réjouissant, mais aussi tendancieux ? Avec un personnage principal toujours prêt à faire des conneries ? Qui ne reste dans le « droit chemin » que par chance, par contrainte ou par subversion ?
Je ne vais pas m’ériger en censeur ou en vieux con... Peut-être que je m’inquiète pour rien et que les ados qui lisent des romans font tous, justement, partie de ceux qui vont savoir trier les idées... Après tout, j’ai lu, ado, un sacré paquet d’OSS 117, avec Hubert Bonisseur de la Bath qui baisait tous azimuts et torturait les opposants (j’avais même lu un SAS, mais j’avais quasiment eu la nausée à cause d’une scène de torture horriblement explicite et complaisante : je n’en ai jamais plus ouvert un) et je n’ai jamais torturé personne... J’ai vu des dizaines de films gore et n’ai jamais éventré autre chose qu’un Bounty...
Cela dit, c’était des lectures d’adultes et je ne faisais que profiter du laxisme de mes parents. Je ne suis pas sûr qu’ils aient eu raison de n’exercer aucun contrôle sur mes lectures à l’époque ! Je suis même sûr que je ne laisserais pas mes propres enfants les lire. Pas sans en discuter en tout cas...

Pour la même raison, je ne mettrai pas les Chérub à leur disposition avant un bon moment... Et peut-être pas du tout, s’ils ne me les demandent pas... (Mais moi, je vais encore en lire... Tant que je ne serai pas lassé:-P )

Pour en revenir au bouquin proprement dit, ça défile comme une série américaine, et le fait que les personnages soient des ados permet des dialogues incisifs et des situations très premier degré qui font sourire et relancent l’action. C’est vraiment très « speed » et sympa...
En revanche, au niveau des idées qui puent, si la drogue, c’est sale et vilain, l’alcool, c’est interdit, mais toléré... Les seuls inconvénients en sont, c’est bien connu, uniquement des gueules de bois très comiques le lendemain... Mouais...
Quant à la supériorité de l’éducation des super-espions, c’est uniquement grâce à la sévérité de leurs instructeurs. Les punitions et les humiliations, y a que ça de vrai... On voit que c’est écrit par un anglais, il ne manque que les coups de canne !

Au secours !!! Restons focalisés sur les missions et les rapports entre élèves, ça vaut mieux...

jeudi 7 mars 2013

100 jours en enfer – Robert Muchamore


Premier tome d’une longue série de la série Cherub, de Robert Muchamore, romans d’espionnages pour adolescents (tout à fait mon profil), ce roman écrit d’une manière très efficace, mais sans originalité (ficelle commerciale, à mon avis, ça sent le « pro », le scénariste de série télé), plonge le jeune James Choke, ado à la dérive, récemment orphelin dans le monde secret et mystérieux de Cherub. Mais si, vous savez bien la branche archi-secrète du MI5 qui ne recrute que des enfants pour être des espions...
Ah ben non, vous ne savez pas, puisque c’est archi-secret. Bon. Faites comme si je n’avais rien dit...

Bref, Cherub recrute des enfants, car personne ne se méfie des enfants... (A part peut-être le Grand Méchant Loup, mais c’est une autre histoire). On se trouve donc plongé dans une espèce de Totally Spies pour garçons, en un peu plus « musclé » et réaliste, donc, malgré une bonne dose d’humour.
Ça se lit tout seul, c’est vif et drôle, bien ciblé... Reste à voir si ça tient la distance, car si ce premier tome fonctionne très bien sur les trois premiers quarts (la découverte du futur héros, son recrutement, sa formation, un rien sadique, mais c’est souvent une caractéristique des romans d’espionnage, donc ça se tient), c’est un peu plus poussif sur le dernier quart, celui de sa première vraie mission...

A tester donc sur le prochain tome...

dimanche 27 janvier 2013

L’Alternative du Diable – Frederick Forsyth



Je ne sais pas pourquoi je m’entête à vouloir lire de l’espionnage. A chaque fois je suis déçu... Après le sexisme/racisme/autre chose en isme de James Bond, je me suis laissé tenté par ce Forsyth, auteur respectable et reconnu...
Malheureusement, c’est long, c’est plat, c’est ennuyeux, c’est mal écrit...
Il ne faut pas longtemps pour se dire devant la platitude désespérante de la prose « tiens, ce type devait être journaliste ». Et bien oui, vérification faite, c’est le cas. Mais là où Connelly, par exemple, s’appuie sur son efficacité pour doper ses romans, Forsyth (dans celui-ci en tout cas, il est peut-être meilleur dans d’autres, mais je n’irai pas le vérifier) raconte sans fioritures ni relief les aventures mondiales d’espions bureaucrates, de terroristes intelligents, de dissensions et entourloupes au sein du Politburo...
Attention, on n’est pas dans un John LeCarré non plus : on comprend tout ce qu’on lit, les personnages agissent logiquement les uns par rapport aux autres et on arrive à suivre l’histoire sans s’endormir. Malheureusement, ça reste un peu fade, un peu gélifié, comme une viande de cantine quand on est un peu en retard. On se doute que, réchauffé, ce serait légèrement meilleur, même si pas transcendant... Mais de chaleur, Monsieur Forsyth ne parvient pas à en donner à son bouquin, même quand 20000 tonnes de pétrole embrasent la mer...

Allez, hop, pas un navet, mais pas loin...

dimanche 9 septembre 2012

La Taupe - John Le Carré



J'ai voulu lire un grand classique de l'espionnage par un maître du genre. J'ai eu l'impression de tomber sur un journal intime. Je ne comprenais pas tout. Je ne comprenais les réactions des personnages les uns par rapport aux autres. Au bout de 80 pages, quatre personnages dans un salon discutaient toujours pour raconter une resucée de Bons Baisers de Russie avec espions qui tombent amoureux au premier regard, passage à l'ouest, sauf qu'en fait, ils racontaient en prenant le thé. On comprenait que le personnage principal, espion à la retraite, allait reprendre du service, mais en fait on s'en foutait carrément : on était déjà endormi...
Chaque fois que je reprenais le livre, je me demandais si je n'allais pas en changer...
La quatrième fois, je l'ai fait.

(Quelques jours plus tard... Par désoeuvrement estival et curiosité, je suis retourné dans ce bouquin... J'ai lu trois chapitres de plus, mollement, en espérant une avancée dans le scénario. Mais rien à faire, c'est ennuyeux et par moment, on dérape complètement pour suivre des personnages un peu bizarroïdes, pas vraiment crédibles. Et il ne se passe rien. Voyage parmi les souvenirs des intervenants... Ronnnn Pchhhhh... Rooonnn Pchhhhh)

jeudi 7 juin 2012

Bons baisers de Russie - Ian Fleming

Lorsque j'ai eu Marcel, j'y ai injecté les 2000 et quelques ebooks qui étaient tombés du ciel peu de temps auparavant et, parmi eux, il y avait des James Bond...
Bon, j'ai jamais pu regarder un James Bond sans m'emmerder à cent sous de l'heure (mais j'ai jamais vu un Roger Moore. Vu que tout le monde les déteste, je devrais peut-être essayer). Je m'étais cependant imaginé que les romans étaient des modèles du genre, bien construits, bien écrits, mêlant élégamment mystère, aventure et espionnage sous la plume d'un flegmatique écrivain britannique.

Que nenni !

La lecture de Bons Baisers de Russie m'a vacciné contre mes naïves croyances !!!  C'est un ramassis de platitudes racistes, sexistes, homophobes et complaisantes pour la violence... L'histoire se réduit à un pitch de deux lignes sans aucune crédibilité (Les Russes veulent porter un coup décisif à l'Occident en ridiculisant un de ses héros. Ils choisissent James Bond et décident de lui faire épouser une de leurs espionnes et de le tuer (dans cet ordre)) Personne ne peut réellement comprendre à quoi cela peut servir, d'autant que le principe  d'un espion étant d'être invisible, le public n'est pas sensé connaître James Bond, donc difficile de le ridiculiser. En revanche Fleming n'a besoin de personne pour cela : il lui suffit d'écrire ses conneries sur 160 pages et le lecteur hallucine... C'était tellement bête que je l'ai lu jusqu'au bout, juste pour voir où ça allait... Et ben, pas loin. L'espionne russe rejoint James Bond dans sa chambre dans le but de le faire tomber amoureux d'elle et en quatre minutes, c'est fait, ils s'aiment et veulent s'épouser. Ils partent alors en train pour faire sortir la demoiselle du territoire turc ou quelque chose d'approchant, et ils sont aidés par un autre grand espion qui a la pleine confiance de James Bond bien qu'il soit un vil musulman, mais c'est normal : au lieu d'être un nabot recroquevillé comme tous ceux de sa race, il mesure deux mètres et a une franche poignée de mains. Si, si, il lui suffit de ça à James Bond.
Bon, le reste, je l'ai déjà oublié, mais tout est à l'avenant, baignant dans une stupidité crasse, sans émotion, sans péripéties valides...

Très bien. J'ai lu un James Bond. On n'en parle plus...

Je pense que, concernant ce personnage, je me contenterai de Casino Royale... Pas la merde avec Daniel Craig où j'ai peiné à rester éveillé, non, le vrai. La perle parodique frappadingue, qui manque un peu de rythme mais contient quelques authentiques moments de génie (et une distribution à mourir) :


O