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mardi 30 avril 2013

Le Baiser de la mouche – Chris Simon


Le Baiser de la Mouche est un court recueil de nouvelles fantastiques, sept exactement. Je mentirais en prétendant que je l’ai beaucoup apprécié. Pas parce qu’il est mal fichu, au contraire : l’écriture en est vive et précise, recherchée, poétique, les ambiances y sont détaillées et riches. En revanche, les « intrigues » ne correspondent pas à ce que j’attends (et aime) du fantastique... Même si le canon « strict » du fantastique est respecté ici (intrusion d’un élément impossible dans la réalité), cet élément n’est pas le moteur du récit, ni même un point d’appui. Le surnaturel y est une péripétie presque... naturelle, faisant partie du décor et acceptée par les personnages qui s’en étonnent à peine. On s’enfonce davantage dans une ambiance onirique et étrange, mélange de réalisme et de songe, de surréel et de trivial, que dans des intrigues ficelées, plus proche de l’horreur, et c’est un peu à côté de ce que je m’attendais à trouver dans un recueil de « Nouvelles Fantastiques », mes préférences errent plutôt du côté de l’horreur moderne.
Cela dit, je comprends très bien que le domaine est suffisamment vaste pour inclure les textes de ce recueil qu’on serait bien en peine de « cataloguer » et que s’ils ne siéent pas nécessairement à mes goûts, ils peuvent rencontrer leur public, car ils le méritent... Pour les amateurs de sombre poésie, d’ambiance onirique, de fantastique à tendance cauchemar soft, une petite « mise en bouche »...

Retrouvez l'auteur, son univers et ses livres sur : http://www.ebookbychrisimon.com/

lundi 25 mars 2013

L’Affaire Jane Eyre – Jasper Fforde



Alors là, on s’accroche...
Je ne sais pas pourquoi j’ai téléchargé les bouquins de Jasper Fforde... Ça fait partie des charmes de la mise à disposition de la culture mondiale:c’est là, les couvertures surréalistes ne sont pas mal, on clique et hop...
Et puis, en passant, par hasard, je vois qu’un des tomes a été traduit par Michel Pagel. Bon. C’est une raison comme une autre, mais moi je suis un fidèle de Michel. Et mieux, j’aime bien cet affreux jojo, même si on n’échange guère plus que des vœux de bonne année de nos jours :(
Bref, comme je connais assez l’individu pour savoir que sa traduction ne peut pas être qu’alimentaire, je me dis que Fforde ne doit pas être mauvais... Je regarde si, par hasard, Michel n’aurait pas traduit les autres... Ah non. Bon. Tant pis, on va quand même commencer par le premier, faut être un peu logique... Et là...

Là, on plonge en trois lignes dans une réalité qui n’est pas la nôtre, mais presque. Une uchronie ? Non. Un monde parallèle plutôt. Mais divergent... Qui s’éloigne à angle aigu du nôtre. Un monde où les valeurs sont plus réelles que dans le nôtre. Où ce sont les manuscrits des grands écrivains qui sont au musée sous globe et non pas des cailloux dorés. Un monde où le temps peut s’arrêter (mais la Chronobrigade veille), où où peut-être prisonnier d’un poème, où une modification d’un manuscrit original impacte tous les exemplaires qu’on en a tirés, un monde où on participe au Roi Lear comme au Rocky Horror Picture Show, un monde en fait où tout ce qui peut arriver, même de plus improbable, arrive... Et avec le sourire, s’il vous plaît...

Bref, c’est une folie douce que ce premier tome de Thursday Next, une jubilation de tous les instants...

A part pour le chapitre 13... qui faisait planter ma liseuse, parce qu’il existait dans la table des matières, mais pas dans le texte... Je me suis dit que c’était fait exprès, comme la page 12bis dans Spirou, un gag éculé sur la nocivité treize exagérée de ce nombre, puis j’ai changé d’avis, à cause du titre du chapitre dans la TdM... Alors, j’ai refermé le livre pour une dizaine de jours, le temps de rentrer de vacances et de tenter de re-télécharger une meilleure version... Inutile... Car il n’y a effectivement pas de chapitre 13 dans tous les tomes de la série... Andouille d’auteur à la noix ! J’ai poireauté dix jours pour lire la fin du bouquin !!!

A suivre, chic, il y a encore quatre tomes...

vendredi 8 mars 2013

Sans Forme – Gail Carriger



Deuxième volet des aventures steampunk d’Alexia Taraboti, ah non, Lady Maccon, elle s’est mariée, dommage pour l’éditeur qui continue à écrire « Une aventure d’Alexia Taraboti » sur la couverture... L’effet premier est toujours le même pour moi, la profusion de détails vestimentaires, le détail de chacun des repas pris par les protagonistes m’énervent un peu, mais les solides personnages et les aventures originales (malgré quelques ficelles un peu grosses) emportent l’enthousiasme et donne envie d’avancer dans le roman et dans la saga... A noter une très nette prédilection de Mme Carriger pour les descriptions de jolis fessiers... Chacun ses petites obsessions, hein ? Celle-là, je la comprends bien...
Dans ce tome, un phénomène étrange prive les êtres surnaturels de leurs caractéristiques dans une zone géographique qui semble se diriger du sud au nord. Dans cette zone, humains et vampires redeviennent humains (avec les inconvénients que cela présente : faiblesse, vieillissement, mortalité), pour les fantômes, c’est pire, ils sont immédiatement exorcisés... Cela dit, ils ne sont pas bien lotis au départ, les pauvres... Et comme si Lord Maccon n’avait pas assez à faire avec cela, il doit encore faire face à son ancienne meute, qu’il a abandonné jadis, pour trahison... Heureusement que sa vive épouse le soutien et l’épaule en permanence, ou presque... Car la pauvre connaît quelques faiblesses ces derniers temps... Et pour cause...
Distrayant et gouleyant...

dimanche 3 mars 2013

Désirs Cruels – Michel Pagel



Michel n’écrivant plus assez de nos jours, snif, il faut bien relire ses œuvres passées. Je gardais un bon souvenir de ce recueil de nouvelles sans en garder aucun des histoires qui s’y trouvaient. C’est malheureusement souvent le cas avec les nouvelles chez moi. Ma mémoire sélective risque de sélectionner de moins en moins d’histoires avec les années et ce blog finira par ressembler aux notes prises par l’amnésique de Clarke dans les Histoires à Lunettes... Tu t’appelles Philippe, tu as 51 ans, tu as lu beaucoup de sf, en voici les résumés... Mais je m’égare...
Comme souvent chez Pagel, le recueil s’ouvre sur une situation très classique, à la limite du cliché : une jeune cambrioleuse s’introduit dans une riche demeure, style Arsène Lupin, mais elle se fait intercepter par le maître des lieux, inquiétant personnage « à la Poe », mais qui en est dépourvu (de peau, je veux dire... Ok, le calembour est lamentable, mais on est dans un Pagel, je suis sûr qu’il a eu envie de le faire celui-là...) Cette première histoire cède la place à la première nouvelle du recueil. Ha oui, je vois, au lieu d’enfiler les nouvelles comme des perles, elles sont dans un écrin : une autre histoire sert de fil rouge et permet de les introduire. Très chouette, très EC comics... Et d’ailleurs le personnage de Marbœuf est très EC comics, lui aussi... Et la première nouvelle du livre, un peu « incertaine », qui hésite entre deux histoires, fait un peu penser à du Stephen King, qui adore les EC comics, voir Creepshow, solides références, tout ça... Deuxième intermède, pas de doute, c’est un pur hommage aux EC, horreur souriante, à prendre ou à laisser.
La deuxième nouvelle, L’Ile des Révélations, un peu onirique est celle qui m’a le moins plu. On y retrouve le côté naïf de l’auteur, qui ne me dérange pas, au service d’une lutte entre bien et mal, avec apparition de quelques clichés un peu machos, bien dans l’esprit de « Nuées ardentes ». La nouvelle est d’ailleurs directement rattachée au cycle des antipodes.
La troisième nouvelle, Les Mains de Farah Yole, je l’avais relue très récemment dans La Vie a ses rêves et je l’ai relue quand même, avec grand plaisir. Elle est simple, redoutablement efficace et bien gore, pas étonnant qu’elle soit dédiée à Clive Barker...
Pour finir, la ballade du Luna Park, dédiée à Roland, fait la part belle à l’horreur viscérale, de nouveau très proche du King, avec de savoureux clins d’oeil à Roland, puisque les personnages secondaires portent tous des pseudos de celui-ci (Paul Geeron, Henriette de la Sarthe, Richard Wolfram...) On imagine les visages hilares de Michel quand il l’écrivait et de Roland quand il l’a vue publiée en FNA...
Au final, notre voleuse conclut le recueil sur une note tout aussi fantastique que le reste du livre et on est heureux d’avoir lu un bon bouquin de fantastique moderne français...

dimanche 18 novembre 2012

Vampire et Fanfreluches...

Sans Ame – Gail Carriger

Ah que voilà un livre conseillé par Jones pour lequel je me suis dit « ah mince, on a vraiment des goûts similaires, mais pas identiques »... Lors de la Bradocon, elle m’en avait parlé avec tant d’enthousiasme et là, je m’enquiquine à cent sous de l’heure à lire les pérégrinations mondaines de Mademoiselle Taraboti et les considérations mortellement ennuyeuses des personnages comme de l’auteur sur leurs tenues vestimentaires, leurs dentelles et leurs rubans...
Bien sûr, dès les premières lignes, il y a un vampire et une demoiselle sans âme et une paire de loups-garous arrivent un peu plus loin, mais c’est chiant...



Heureusement, pour une fois, je ne me suis pas laissé faire par mes premières impressions, qui peuvent parfois être trompeuses, je m’en rends compte de plus en plus : je suis un instinctif, un expéditif et les premières impressions sont souvent décisionnelles, me mettent dans un état d’esprit. Ça fait gagner du temps, bien sûr, mais parfois, ça fait passer à côté de quelque chose... Dans le cas de Sans Ame, je reconnais que l’élégance de l’écriture et les dithyrambes de mes amis m’ont donné la curiosité de pousser plus avant et, petit à petit, le charme a opéré... L’intrigue est bien conçue, même si un peu téléphonée, les personnages bien campés et attachants et je me suis pris au jeu des considérations de mode et de la description des amours scandaleuses de la vieille fille, même si, là aussi, tous les jeux sont faits d’avance, comme dans un Harlequin (amusant, c’est la deuxième fois en suivant que je me fais cette réflexion, pour deux romans aux antipodes l’un de l’autre, l’un sous-écrit et l’autre un peu tarabiscoté... Faudra-t-il que j’en lise un pour de bon pour pouvoir mieux comparer ? Au secours!!)

Toujours est-il que j’ai succombé au charme de ce roman foisonnant, très fun, et que, passé la page 60, je me suis mis à le dévorer (ça devait être la pleine lune).
Toutes proportions gardées, ça fait penser à True Blood pour la dérision dans le respect des figures traditionnelles du Fantastique, tout en ayant une coloration steampunk très réjouissante et un côté « Mystères de l’Ouest » à base de savant fou et de machines délirantes, effrayantes et hilarantes à la fois... Et puis, quelque part, c'est réjouissant de voir ces pauvres vampires et loups-garous devoir défendre chèrement leur peau face à des impitoyables méchants humains... Pire, des scientifiques !!!

Tout cela en fait un très bon moment de lecture dont je me réjouis de savoir qu’il sera prolongé par, au moins, deux suites...

samedi 15 septembre 2012

La Vie a ses Rêves – Michel Pagel



Début Juillet, j'ai eu envie de me faire une petite descente sur le net à la recherche de « ce que j'aime ». C'est un petit cérémonial que je suis de temps en temps pour voir si je n'ai pas quelques collections incomplètes... Je fais un tour sur le site de Cheap Trick, pour voir s'il n'ont pas sorti un nouvel album. Je tape « Michel Pagel » ou « Roland C. Wagner » dans un moteur de recherche... C'est comme ça que j'ai appris l'existence de « Rêves de Gloire » et du « Train de la réalité » début juillet, que j'ai hésité à les acheter pour les lire en vacances, remettant ça à plus tard, parce que j'avais plus envie de versions numériques avant de partir. Pour le coup, c'est la triste réalité qui m'a rattrapée en rentrant et c'est maintenant que je lis « Rêves de Gloire » avec un goût amer dans la bouche : ce n'est pas la fête que ça aurait dû être...:-(

En juillet, donc, j'ai découvert ce recueil de nouvelles de Michel et je me suis empressé de le commander sur Actu-SF (j'ai découvert depuis qu'il existe une version papier à un prix ahurissant chez « Rivière Blanche ». j'ai bien compris que ce sont des livres « à la pro » au tarif fanzine, mais je ne mettrai pas 20€ dans un livre de poche, désolé)...

Quel plaisir, à la fois de lire ces nouvelles limpides, variées et humaines, à la Michel et les introductions souriantes, toujours trop courtes...
On trouve dans ce recueil tout ce qui fait le plaisir de lire du Pagel :
La Science-Fiction : « Pour être un homme », qui, sous des dehors un peu « fantasystes », va visiter la plus pure SF, dans le style des films des fifties et qui se lit le sourire aux lèvres, comme elle a dû être écrite ou « Les Hérauts d'Hier » avec sa réalité alternative et vite aliénante.
Le fantastique Pagélien dans la continuité de la Comédie Inhumaine auxquelles deux nouvelles se rattachent : « Les Mains de Farah Yole », horrifique, « Le Syndrome de Bahrengenstein », insoutenable. « Bonsoir, Maman » est bien glauque également...
La passion pour l'Histoire, réelle ou imaginaire, qui pointe son nez avec la médiévale « Le petit Coup d'Epée de Maurevert », la holmesienne « L'Index Brisé » ou , la vernienne « Le véritable Secret de Wilhelm Storitz »
L'humour sans complexe, parfois débridé, parfois craignos, mais on s'en fout : « Adieu, Prince Charmant », « La Route de Memphis » (avec, forcément, qui-vous-savez) ou « Le Monde des A ou la Destruction organisée d'une Utopie par le Pr A.E. Vandevogtte », qui n'aurait pas dépareillé dans Lendinstorize !!!

L'effet secondaire de ce foutu recueil, c'est de se rendre compte à quel point ce schtroumpf de Pagel publie RAREMENT (bon, je suis quasiment sûr qu'il préférerait, lui aussi, publier davantage). Du coup, je crois que je vais finir par relire l'intégralité de la Comédie Inhumaine... Comme ça commence par Nuées Ardentes, qui est bien le seul que je n'ai pas aimé du tout, ça donnera à ce roman une deuxième chance de me séduire;-) Au pire, si je ne l'aime toujours pas, je saurai que tout ce qui suivra sera excellent...

jeudi 10 février 2011

Morse - Tomas Alfredson


Oskar est un garçon un peu introverti, fils de divorcés, souffre-douleur de quelques garçons de son école... Il peuple son imaginaire et sa solitude de vengeance. Une jeune venue dans son quartier, Eli, sort le soir pour faire sa connaissance. Etrange relation peuplée de silence et de non-dit, pour une étrange voisine dont les relations semblent être atypique avec l'homme qui vit avec elle.

Et pour cause, elle a 12 ans depuis longtemps, ne rejoint Oskar la nuit que parce que le jour elle dort dans l'obscurité et le fait dehors, car elle a besoin d'une invitation pour entrer chez les gens, éventuellement par la fenêtre...

Pas besoin de vous compléter le tableau : c'est un vampire, même Oskar s'en aperçoit (même s'il y met le temps, mais pour lui c'est la vraie vie, pour nous, c'est du cinéma)...

Sur ces bases se construit un film magnifique, beau, froid, vrai, tendre, cruel, sobre, précis.... Et j'en passe. Une très belle variation sur le thème, un film de vampire qui n'en est pas un, mais qui respecte tous les impératifs de l'archétype. Une image qui vous hante, un ton juste et des acteurs superbes. Bref, je suis subjugué !!

*****

Kick Ass


Sur les bons conseils de Jones, j'ai téléchargé et regardé Kick Ass... Si le téléchargement illégal devait avoir une justification, ce serait celle-là : il est tout simplement immoral de débourser un centime pour récompenser les studios, réalisateurs, acteurs ou autres qui ont pu contribuer à la production d'une merde aussi intégrale que celle-ci...

Restons un instant sur le téléchargement (Kick Ass peut attendre...) J'entends depuis 40 ans les mêmes arguments contre le honteux "piratage" (car la naissance de la K7 audio a donné également naissance aux stupidités dont on nous abreuve aujourd'hui). Pirater, c'est mal, ça tue la création artistique, ça ruine les producteurs qui ont le courage d'investir dans la culture. C'est cela, oui... Pourtant quand je me balade à Lille, ce ne sont ni des producteurs, ni des acteurs que je vois, en guenilles, tendre une soucoupe et un carton "s'il vous plait, pour manger"...

Et la création artistique se porte toujours aussi bien : quelques artistes valables qui produisent contre vents et marées, en mangeant plus ou moins à leur faim, quelques grands groupes ou cinéastes qui sortent du lot, car produisant des œuvres de qualité à l'intérieur du carcan pété de thunes des studios et puis des dizaines de blaireaux supportés par le monde des médias et le pognon de leur producteur... Ce sont en général eux qui pleurent contre le téléchargement sauvage, alors que si le téléchargement avait la moindre chance de provoquer leur disparition, il devrait être déclaré "grande cause de l'année"...

Bon. Je le défends, mais en pratique je ne le fais pas vraiment... Téléchargement de séries, parce que j'ai pas la télé et j'arrive pas à voir la différence entre télécharger un épisode, le regarder et basta (on ne va quand même pas les regarder plusieurs fois) et les voir à la télé (si, la différence quand même, c'est qu'en les récupérant sur le net, on les a en V.O. Je ne regarde pas un américain parler en français avec une voix qui ne correspond pas au physique et un temps de décalage entre les lèvres et les mots !) Et quelques films, rarement, avec un plus pour le commerce : quand c'est un bon film, je ne peux pas m'empêcher de l'acheter...

Ok. Kick Ass, maintenant... C'est une bouse. C'est con, c'est filmé avec les pieds, dans une espèce de frénésie habituelle chez les merdeux qui tentent de faire croire qu'ils sont virtuoses (genre Doug Liman ou le type qui a réalisé Kick Ass, comment c'est ? Ah oui, Matthew Vaughn... A retenir pour ne pas voir son prochain)... SI encore c'était sympa, on supporterait les défauts de la réalisation, mais même pas. Le "héros" est un yaourt (c'est dans le scénar, je sais), la violence est partout et gratuite, les personnages sont puants et insupportables, les couleurs criardes, bref, à jeter...

Conclusion : encore une merde avec Nicolas Cage.

(Parait que c'est un bon acteur... Joker. Il surjoue sans jouissance, il donne envie de regarder ailleurs chaque fois tant il est "à côté"... Je plains ses partenaires...)


(PS : j'ai récupéré l'affiche sur le blog de John Plissken dont la critique est si parfaite que j'aurais pu m'abstenir de faire celle-ci ! M'enfin, je ne fais pas vraiment de critiques, juste des notules, plus pour pallier aux inévitables atteintes (futures) de l'âge que pour me faire lire... Vous imaginez si je venais à regarder les mauvais films une deuxième fois ? Ah mince, je l'ai fait pour 1941 !

Adresse du blog (indispensable) de Plissken :)

O (c'est la note ;-) )

mardi 23 février 2010

Brian DePalma's Phantom of the Paradise




Il y a des livres ou des films qui vous accompagnent toute une vie. Le jour où vous les voyez/lisez, vous ressentez un choc, vous êtes subjugués... Lorsqu'après quelques années, vous les revoyez/relisez, vous êtes toujours sous le choc... Un peu moins peut-être, mais vous appréciez des détails qui vous avaient échappés, vous vous délectez des moments qui étaient les plus vifs dans vos souvenirs et vous êtes ravis à la fin... Et vous savez déjà que vous les reverrez/relirez un jour. Et encore... Et encore...
Nightwings de Silverberg, Ubik de Dick, Le traité du zen et de l'entretien des Motocyclettes de Pirsig, font partie de ces livres que je relirai toujours, un jour...
The Blues Brothers, Shining, Carrie, Diva, Un jour sans Fin, Les Enfants du Paradis ou Some like it Hot m'ont ravi à chaque fois et le feront encore... Il faudra que je fasse un post un jour où j'essaierai de lister TOUS mes films fétiches, ceux que j'ai déjà visionnés plus de 8 fois, s'il faut placer une limite...
Phantom of the Paradise fait partie de ces incunables, vous vous en doutez...
Un peu jeune pour l'avoir découvert à sa sortie, je l'ai vu pour la première fois dans les années 80, mes années de fac et de ciné... Je ne me souviens pas si c'est le premier DePalma qui m'a accroché l'oeil. Probablement pas, Carrie a dû être mon premier choc... Mais Phantom, en son genre, en a été un autre. La plus parfaite synthèse du film d'horreur, de la comédie musicale et de la parodie. Un film kitsch avant l'heure et pourtant infiniment puissant, honnête, fun, jouissif...
Les personnages sont caricaturaux et grandiloquents, et l'image, le son amplifient ce point de vue, l'humour de DePalma se teinte de tendresse et on tremble avec le malheureux Winslow, on se moque de l'affreux Beef et on a une tendresse pour la frêle Phoenix... William Finley est excellent (on le retrouvera dans Funhouse de Tobe Hooper) et j'aimais beaucoup la brunette Jessica Harper (revue ensuite dans l'infâme Suspiria, avant de disparaître... Mon "crush on her" cèdera vite la place à Karen Allen, la superbe Marion Ravenwood des Aventuriers de l'Arche Perdue).
Paul Williams est un Swan inquiétant, risible, un "play-boy" qui n'en est pas un, physiquement, mais qui est le musicien derrière la B.O. du film...
B.O. qui est la véritable vedette du film. Vraie musique originale de rock, excellente, bien que parodique, une merveille...
Avec tout cela, je ne vous ai pas résumé le film... Et je ne le ferai pas. Mix improbable du Fantôme de l'Opéra et du portrait de Dorian Gray, on ne fait pas scénarion plus classique, ni plus original en même temps...
Ce n'est pas difficile : rien qu'à écrire cette notule, j'ai (déjà) envie de le revoir !!!.

 


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dimanche 24 janvier 2010

Quand le danger rôde, Charlaine harris - True Blood 1


Quand on a vu les deux premières (excellentes) saisons de True Blood, il est un peu étrange de se plonger dans le premier de la série de livres sur lesquels se base la série...
La première constatation, c'est que la série est fidèle au livre.
La deuxième, c'est qu'elle ne l'est pas !!
On retrouve en effet dans ce premier tome la quasi totalité des péripéties que l'on a déjà vues dans la série, mais on ressent une curieuse sensation de manque... Où est Tara, la meilleure amie de Sookie ? Et La Fayette, son frère, dont on ne retrouve que le nom ? On a beau savoir que le livre est antérieur au livre, il n'empêche qu'on le trouve bien fade par comparaison...
Stylistiquement, c'est vif et ça se lit absolument tout seul, même si c'est un peu expéditif et pas très riche. Au moins, cela raconte l'histoire de vrais vampires, qui se désagrègent au soleil, qui se nourrissent de sang et qui ne passent pas leur temps à se pâmer d'amour pour une cruche qui ne sait pas mettre un pied devant l'autre (suivez mon regard !)
Pour autant, je ne sais pas si j'irai très loin dans la lecture de cette série. Au moins le tome 2, puisque je l'ai acheté... Il sera temps de voir si ça monte un peu en puissance...
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vendredi 15 janvier 2010

Les Forces Obscures - Tobe Hooper (Masters of Horror 2-1)


The Damned Thing est le premier épisode de la deuxième saison de "Masters of Horror", aimablement offert par le père Noël.
Dès ce premier épisode, on retrouve toutes les qualités et tous les défauts de cette série... De bons petits films d'horreur, pas mal fichus, mais un peu pépères, au scénario hyper-conventionnel...
Ce premier épisode, signé Tobe Hooper, est un petit film, à tous les points de vue, mais il est très sympa à regarder, si on évite de s'attarder sur la nullité du scénario. Le découpage de Hooper rend les scènes gores assez jouissives et frénétiques et le personnage principal est plutôt bien campé par Sean Patrick Flanery.
Si toute la série est son image, je vais passer un bon moment à les regarder, avant de revendre le coffret sans hésitations !


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