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vendredi 4 janvier 2013

Ces Merveilleux Fous Volants dans leurs drôles de Machines – Ken Annakin



La veille du réveillon, j’ai fait un voyage dans le temps, en passant à toute la famille ce film que la télévision nous a passé et repassé aux moments des fêtes de fin d’année quand j’étais gosse (en alternance avec « Un Monde, Fou, Fou, Fou », « L’homme de Rio » (et sa cadillac rose avec des étoiles) et « Les Tribulations d’un Chinois en Chine »...

Ce grand succès de l’année 1965, qui inspira le dessin animé des Fous du Volant (avec son concurrent, « La grande Course autour du Monde » de Blake Edwards, que j’aurais pu passer également), est encore tout à fait efficace et toute la famille, de 5 à 50 ans, s’est amusé des mésaventures des concurrents de cette course et de leurs avions délirants, dont beaucoup se sont inspirés d’essais réels d’aéroplanes...

La distribution est solide, mais pas prestigieuse... On reconnaît un certain nombre de « tronches », des acteurs qui assurent vraiment sans avoir accédé au vedettariat absolu et c’est très bien. Stuart Whitman est un yankee parfait, Sara Miles un pretty minois crédible. Jean-Pierre Cassel frétille d’aise dans son rôle de frenchie, Alberto Sordi en nobliau italien et Terry Thomas est parfait en Satanas de service...

C’est bon enfant, enlevé, frétillant... Et on y trouve aucun mouvement de caméra 3D frénétique et inapproprié. Merveilleux.

mardi 19 juin 2012

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle - Jonas Jonasson

 Découvert sur un forum, ce titre à rallonge m'a pris par surprise : j'ai eu envie de le lire tout de suite. Le fait qu'il soit écrit par un Suédois m'y a incité davantage d'ailleurs, bien que ce soit une raison complètement crétine, car il doit probablement y avoir autant d'auteurs ringards chez eux que chez nous, mais pour l'instant, je ne suis pas tombé dessus...

Par ailleurs, il faut me reconnaitre une grande sagesse et perspicacité (on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même) pour ne pas m'être laissé influencé par la couverture immonde sans aucun rapport avec le livre qu'un éditeur crétin et radin a dû trouver dans un stock d'images pas chères... On ne peut que le féliciter de son choix : encore un bouquin qui va finir au pilon après avoir touché trois ou quatre lecteurs...
Sauf si, peut-être, on peut démarrer un bon bouche à oreilles, ce qui est ici mon but secret, car, franchement, j'avais pas envie de bloguer ce soir... :-P

Le jour de son centième anniversaire, Allan se sauve par la fenêtre de sa maison de retraite. Il va vite croiser la route d'un malfrat dont il va emporter le butin. Poursuivi par bandits et policiers, il va se lier d'amitié avec d'autres personnages aussi déjantés que lui, puisque, vous l'aurez compris, on est dans un bouquin déjanté...  D'autant que l'histoire est entrecoupée de flashback sur la vie d'Allan, artificier de son métier, qui, depuis qu'il a fait exploser sa maison a rencontré successivement tous les dictateurs de la Terre et a contribué à l'élaboration de la bombe atomique (non, à vrai dire, il l'a créée)... Ce qui en fait, si on y pense bien, un vrai salopard sont on pourrait culpabiliser à lire les exploits, mais bon, dans ce cas-là, il faut aussi que j'arrête de regarder Dexter... Ne confondons pas fiction et réalité : que trois fascistes déclarés siègent au Parlement me donne la nausée, c'est salutaire, mais que lire les exploits fantasmés d'un concepteur de bombes me fasse rire, ce n'est pas antinomique.

Le ton de ce bouquin est vif, ironique, les personnages sont pétillants, justes et les situations sont hilarantes. Il y a du Irving dans ce roman, celui des premiers bouquins, quand il ne se (nous) prenait pas la tête. Je me suis vraiment bien amusé à le dévorer et c'est pas si souvent le cas...

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dimanche 20 mars 2011

Ranma 1/2

Après avoir tenu pendant des années les dessins animés japonais pour quantité négligeable, j'ai fini par succomber au charme des films de Miyazaki (surtout après avoir vu 150 fois Mon Voisin Totoro, il y a 6 ou 7 ans)...

Il fallait donc qu'un jour j'en vienne à découvrir d'autres animes, plus spécialement écrits pour la télé... Je ne peux pas prétendre que j'étais vierge en la matière : j'avais apprécié "Cat's Eye" quand j'avais une quinzaine d'années et on en avait acheté quelques dvd. Sympa, mais lassant.

Une deuxième incursion m'avait fait découvrir l'EXCELLENT Cowboy Bebop, qui méritera bien une entrée, un jour où je ne saurais pas quoi dire :-P...

Voici qu'un beau jour, la maison de la presse mit en vente un très joli coffret de Ranma 1/2, pour un prix abordable. Le sixième sens du collectionneur aux aguets, je me demandai si c'était bien. Ayant quelques souvenirs d'avoir vu les enfants d'une copine scotchés devant leur télé pendant que ça passait, je décrochai le téléphone et lui demandai si c'était bien... A l'écoute de l'incroyable résumé qu'elle me fit de cette histoire de garçon qui se transforme en fille quand il reçoit de l'eau froide et redevient garçon avec de l'eau chaude, de son père qui se transforme en panda, du pervers vieux maître voleur de culottes dans les gymnases, du garçon sans aucun sens de l'orientation qui se transforme en cochon, etc, je me dis que ça valait au moins un coup d'œil...

Je téléchargeais donc le premier épisode de la série. Je le regardais avec incrédulité et amusement... Et décidais que l'achat du coffret était décidément la bonne idée de la semaine...

Et, effectivement, toute la famille a passé un incroyable moment au visionnage des 30 premiers épisodes, au moins. C'était drôle et jubilatoire, bien réalisé, avec des personnages savoureux et des situations formidables et drôles...


Ensuite, il faut bien avouer que ça se gâte un peu par abus de répétition et aussi parce que le scénario s'éloigne un peu trop des caractéristiques des personnages qui, à elles seules font le sel de la série...
Il reste quelques grands épisodes émergeant de-ci, de-là...
Pour être honnête, il nous reste une quarantaine d'épisodes à voir sur les 161 que comptent la série, mais l'enthousiasme des débuts nous manque. Je suis sûr que nous finirons par remettre les premiers épisodes dans le lecteur pour jubiler encore avec Ranma !

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jeudi 10 février 2011

Kick Ass


Sur les bons conseils de Jones, j'ai téléchargé et regardé Kick Ass... Si le téléchargement illégal devait avoir une justification, ce serait celle-là : il est tout simplement immoral de débourser un centime pour récompenser les studios, réalisateurs, acteurs ou autres qui ont pu contribuer à la production d'une merde aussi intégrale que celle-ci...

Restons un instant sur le téléchargement (Kick Ass peut attendre...) J'entends depuis 40 ans les mêmes arguments contre le honteux "piratage" (car la naissance de la K7 audio a donné également naissance aux stupidités dont on nous abreuve aujourd'hui). Pirater, c'est mal, ça tue la création artistique, ça ruine les producteurs qui ont le courage d'investir dans la culture. C'est cela, oui... Pourtant quand je me balade à Lille, ce ne sont ni des producteurs, ni des acteurs que je vois, en guenilles, tendre une soucoupe et un carton "s'il vous plait, pour manger"...

Et la création artistique se porte toujours aussi bien : quelques artistes valables qui produisent contre vents et marées, en mangeant plus ou moins à leur faim, quelques grands groupes ou cinéastes qui sortent du lot, car produisant des œuvres de qualité à l'intérieur du carcan pété de thunes des studios et puis des dizaines de blaireaux supportés par le monde des médias et le pognon de leur producteur... Ce sont en général eux qui pleurent contre le téléchargement sauvage, alors que si le téléchargement avait la moindre chance de provoquer leur disparition, il devrait être déclaré "grande cause de l'année"...

Bon. Je le défends, mais en pratique je ne le fais pas vraiment... Téléchargement de séries, parce que j'ai pas la télé et j'arrive pas à voir la différence entre télécharger un épisode, le regarder et basta (on ne va quand même pas les regarder plusieurs fois) et les voir à la télé (si, la différence quand même, c'est qu'en les récupérant sur le net, on les a en V.O. Je ne regarde pas un américain parler en français avec une voix qui ne correspond pas au physique et un temps de décalage entre les lèvres et les mots !) Et quelques films, rarement, avec un plus pour le commerce : quand c'est un bon film, je ne peux pas m'empêcher de l'acheter...

Ok. Kick Ass, maintenant... C'est une bouse. C'est con, c'est filmé avec les pieds, dans une espèce de frénésie habituelle chez les merdeux qui tentent de faire croire qu'ils sont virtuoses (genre Doug Liman ou le type qui a réalisé Kick Ass, comment c'est ? Ah oui, Matthew Vaughn... A retenir pour ne pas voir son prochain)... SI encore c'était sympa, on supporterait les défauts de la réalisation, mais même pas. Le "héros" est un yaourt (c'est dans le scénar, je sais), la violence est partout et gratuite, les personnages sont puants et insupportables, les couleurs criardes, bref, à jeter...

Conclusion : encore une merde avec Nicolas Cage.

(Parait que c'est un bon acteur... Joker. Il surjoue sans jouissance, il donne envie de regarder ailleurs chaque fois tant il est "à côté"... Je plains ses partenaires...)


(PS : j'ai récupéré l'affiche sur le blog de John Plissken dont la critique est si parfaite que j'aurais pu m'abstenir de faire celle-ci ! M'enfin, je ne fais pas vraiment de critiques, juste des notules, plus pour pallier aux inévitables atteintes (futures) de l'âge que pour me faire lire... Vous imaginez si je venais à regarder les mauvais films une deuxième fois ? Ah mince, je l'ai fait pour 1941 !

Adresse du blog (indispensable) de Plissken :)

O (c'est la note ;-) )

dimanche 14 mars 2010

Back to the Future - Robert Zemeckis



Qui n'a pas vu "Retour vers le Futur", le meilleur film de toute la (pas terrible) filmographie de Robert Zemeckis, est grandement à plaindre...

Pour moi, je ne peux pas passer plus de 2 ans sans glisser la galette dans mon lecteur et me régaler des aventures farfelues de Marty Mc Fly à travers le temps... Tout y est absolument délicieux : des acteurs parfaits, une musique excellente, des situations rocambolesques, de l'humour bon enfant, des trucages qui n'ont pas pris une ride...

J'ai hâte de me re-regarder le 2e volet...

Quel dommage que le 3e soit si faiblard... Ça gâche mon plaisir à chaque fois...

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vendredi 26 février 2010

Garage Days - Alex Proyas

  
Proyas a débuté sa carrière avec le superbe "The Crow"... Il a continué avec le correct "Dark City" et puis il a sombré, petit à petit, allant jusqu'a réaliser l'inepte "I, robot"...
C'est pourtant sur son nom que j'ai loué "Garage Days", une sympathique petite comédie (toute petite), formellement très réussie, scénaristiquement un peu "faiblarde", mais bien jouée par des auteurs inconnus (sous nos latitudes du moins).
Sa force réside dans ses personnages sympas et légèrement déjantés, sa faiblesse dans son scénar un peu simpliste et son manque d'enjeu...

Sympa en dvd...
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mardi 23 février 2010

Brian DePalma's Phantom of the Paradise




Il y a des livres ou des films qui vous accompagnent toute une vie. Le jour où vous les voyez/lisez, vous ressentez un choc, vous êtes subjugués... Lorsqu'après quelques années, vous les revoyez/relisez, vous êtes toujours sous le choc... Un peu moins peut-être, mais vous appréciez des détails qui vous avaient échappés, vous vous délectez des moments qui étaient les plus vifs dans vos souvenirs et vous êtes ravis à la fin... Et vous savez déjà que vous les reverrez/relirez un jour. Et encore... Et encore...
Nightwings de Silverberg, Ubik de Dick, Le traité du zen et de l'entretien des Motocyclettes de Pirsig, font partie de ces livres que je relirai toujours, un jour...
The Blues Brothers, Shining, Carrie, Diva, Un jour sans Fin, Les Enfants du Paradis ou Some like it Hot m'ont ravi à chaque fois et le feront encore... Il faudra que je fasse un post un jour où j'essaierai de lister TOUS mes films fétiches, ceux que j'ai déjà visionnés plus de 8 fois, s'il faut placer une limite...
Phantom of the Paradise fait partie de ces incunables, vous vous en doutez...
Un peu jeune pour l'avoir découvert à sa sortie, je l'ai vu pour la première fois dans les années 80, mes années de fac et de ciné... Je ne me souviens pas si c'est le premier DePalma qui m'a accroché l'oeil. Probablement pas, Carrie a dû être mon premier choc... Mais Phantom, en son genre, en a été un autre. La plus parfaite synthèse du film d'horreur, de la comédie musicale et de la parodie. Un film kitsch avant l'heure et pourtant infiniment puissant, honnête, fun, jouissif...
Les personnages sont caricaturaux et grandiloquents, et l'image, le son amplifient ce point de vue, l'humour de DePalma se teinte de tendresse et on tremble avec le malheureux Winslow, on se moque de l'affreux Beef et on a une tendresse pour la frêle Phoenix... William Finley est excellent (on le retrouvera dans Funhouse de Tobe Hooper) et j'aimais beaucoup la brunette Jessica Harper (revue ensuite dans l'infâme Suspiria, avant de disparaître... Mon "crush on her" cèdera vite la place à Karen Allen, la superbe Marion Ravenwood des Aventuriers de l'Arche Perdue).
Paul Williams est un Swan inquiétant, risible, un "play-boy" qui n'en est pas un, physiquement, mais qui est le musicien derrière la B.O. du film...
B.O. qui est la véritable vedette du film. Vraie musique originale de rock, excellente, bien que parodique, une merveille...
Avec tout cela, je ne vous ai pas résumé le film... Et je ne le ferai pas. Mix improbable du Fantôme de l'Opéra et du portrait de Dorian Gray, on ne fait pas scénarion plus classique, ni plus original en même temps...
Ce n'est pas difficile : rien qu'à écrire cette notule, j'ai (déjà) envie de le revoir !!!.

 


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mercredi 20 janvier 2010

1941 - Steven Spielberg1941 - Steven Spielberg




Spielberg est un admirateur de Kubrick...
Il s'est dit un jour "et si je faisais mon Dr Folamour" ? Il a donc pondu avec Milius (une garantie de finesse) un scénario sur la guerre, ou presque... Il a engagé quelques pointures, dont l'immense John Belushi et le parfait Dan Aykroyd, une floppée de seconds rôles de qualité (Ned Beatty, Nancy Allen, Treat Williams) quelques acteurs cultes (Toshiro Mifune, Christopher Lee), s'est offert Slim Pickens (au cas où le rapprochement avec Dr Folamour vous aurait échappé) et, Sterling Hayden étant probablement trop vieux, il a engagé Robert Stack, pour jouer le dur de dur qui pleure devant Dumbo...
Et vogue la galère, 2h25 (personne n'a pensé à dire au petit maître que c'était trop long pour une comédie ?) de gags poussifs, de bavardages, d'allusions racistes, de banalités...
J'avais vu le film il y a une vingtaine d'années et je l'avais trouvé "pas terrible", la seule image qui m'en était restée était celle de Dan Aykroyd, rendu zinzin par un coup sur la tête, qui hurlait "I'm a bug" avec un bas sur la tête et deux oranges en guise d'yeux... En le revoyant maintenant, je dirais même "pire que ça !" C'est une daube phénoménale, où Belushi est laissé en roue libre dans un personnage inepte, comme la plupart des autres, d'ailleurs...
Et Dan Aykroyd est effectivement génial dans la scène du "bug", mais ça dure 4 secondes exactement !
Allez, clin d'œil, parce que je n'ai jamais su résister à une belle paire de fesses : cette image tirée des 5 premières minutes du film et qui n'a jamais fait l'objet d'aucune publicité ;-)


 
 * (et c'est bien payé)