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vendredi 4 janvier 2013

Ces Merveilleux Fous Volants dans leurs drôles de Machines – Ken Annakin



La veille du réveillon, j’ai fait un voyage dans le temps, en passant à toute la famille ce film que la télévision nous a passé et repassé aux moments des fêtes de fin d’année quand j’étais gosse (en alternance avec « Un Monde, Fou, Fou, Fou », « L’homme de Rio » (et sa cadillac rose avec des étoiles) et « Les Tribulations d’un Chinois en Chine »...

Ce grand succès de l’année 1965, qui inspira le dessin animé des Fous du Volant (avec son concurrent, « La grande Course autour du Monde » de Blake Edwards, que j’aurais pu passer également), est encore tout à fait efficace et toute la famille, de 5 à 50 ans, s’est amusé des mésaventures des concurrents de cette course et de leurs avions délirants, dont beaucoup se sont inspirés d’essais réels d’aéroplanes...

La distribution est solide, mais pas prestigieuse... On reconnaît un certain nombre de « tronches », des acteurs qui assurent vraiment sans avoir accédé au vedettariat absolu et c’est très bien. Stuart Whitman est un yankee parfait, Sara Miles un pretty minois crédible. Jean-Pierre Cassel frétille d’aise dans son rôle de frenchie, Alberto Sordi en nobliau italien et Terry Thomas est parfait en Satanas de service...

C’est bon enfant, enlevé, frétillant... Et on y trouve aucun mouvement de caméra 3D frénétique et inapproprié. Merveilleux.

mercredi 2 janvier 2013

Chéri – Stephen Frears



Dans ma vérification de fin d’année des disques que j’avais gravés à toutes fins utiles durant mes années d’abonnement à Glowria, triste vérification qui a révélé qu’un quart des disques étaient bons à jeter à la poubelle (veuillez noter que les dvd ne supportent pas le soleil), je suis tombé sur ce film : Chéri... N’ayant absolument aucune de ce que cela pouvait être (mon inculture notoire me faisant méconnaître l’œuvre de Colette), je l’ai glissé dans le lecteur pour découvrir un film en costumes du début du siècle, avec Michelle Pfeiffer réalisé par Stephen Frears sur scénario de Christopher Hampton ! Excusez du peu...

Je l’ai donc testé, constaté qu’il n’était pas HS et mis sur la pile du dessus, celle qu’il faut regarder rapidement, d’autant que Claude avait aussi été attirée par l’ambiance...

Personnellement, je ne me pose pas de questions : quand un film est signé Stephen Frears, il y a un pourcentage très infime de risques. Je n’ai pas le souvenir qu’il ait réussi à rater un film dans toute sa carrière, même si, forcément, il n’atteignent pas tous les sommets des « Liaisons Dangereuses » ou du « Snapper »... Quand le deuxième nom est celui de Christopher Hampton, scénariste des Liaisons et lui-même réalisateur d’un très beau film titré « Carrington », on n’a plus qu’à espérer beaucoup du résultat...

Foin de suspens, le résultat n’est pas à la hauteur de leur gloire passée (sinon, on aurait peut-être entendu davantage parler de lui. Quoique, comme il n’est pas en 3d, possède un vrai scénario, des acteurs excellents et un réalisateur qui n’a pas le regard sur la somme des recettes des produits dérivés, il y a peu de chances qu’il ait duré plus d’une semaine dans les multiplexes puant le pop-corn qui passent pour des salles de cinéma de nos jours). Il n’en reste pas moins un film très agréable, à l’image somptueuse, mené par des acteurs dignes de ce nom. Michelle Pfeiffer, jouant sous la direction de Frears 30 ans après les Liaisons, est émouvante dans ce rôle de cocotte vieillissante qui renvoie à son image d’actrice. Kathy Bates est égale à elle-même, c’est à dire époustouflante...

C’est un petit plaisir d’une heure et vingt-cinq minutes, qui se déguste comme une assiette de madeleines trempées dans un thé dans l’atmosphère cozy du salon, tandis que la pluie bat les volets...

dimanche 23 décembre 2012

Hugo Cabret – Martin Scorcese



Bien que cela fasse des années que Scorcese n’ait pas réalisé un bon film, l’âge n’ayant pas amélioré sa facture, on a essayé de regarder son « film de noël », Hugo Cabret...

Essayé est le mot... Après dix minutes particulièrement ineptes à base de courses poursuites et plans séquences qui puent la 3D à mille kilomètres, parents et enfants se sont regardés, ont dit « c’est nul » et j’ai coupé.

Certains s’élèvent contre le piratage des films... Mais honnêtement, si j’avais payé 50€ pour que toute la famille aille se retenir de vomir devant cet esthétique vide abyssal, c’est moi qui aurais été volé et personne n’aurait pris ma défense... Que les studio fassent des films au lieu d’habiller du vide avec des effets spéciaux et on envisagera peut-être de les rétribuer...

mercredi 7 novembre 2012

Encore un navet de chez Marvel...

J'ai lu des tonnes de comics en mon temps et quand certains (si possible d'avant la révolution "Image") me passent sous la main, je les lis encore avec plaisir... A l'époque, il était impossible de les transposer de façon crédible sur un écran de cinéma. Les rares tentatives étaient des nanars incroyables  qui déchainaient nos zygomatiques (enfin, d'après photos et extraits : je n'étais pas assez fortuné et surtout n'avais ni le temps, ni l'envie d'aller m'enfermer dans un cinéma pour voir un gugusse déguisé s'agitant devant deux ou trois FX tout pourris)...

De nos jours, la technique a fait des bonds faramineux et l'on peut filmer à peu près tout ce qu'on veut (à condition d'y mettre le prix). Marvel a déboulé sur le cinéma et a entrepris d'y aligner les héros de nos comics d'enfance... Hélas, pour un Spiderman ou un X-Men réussis, combien de Daredevil, de Hulk et d'Iron-Man à chier ???


Comme les comics, vous me direz... Il est vrai que quand on avait lu un Thor de Walt Simonson (les seuls valables de toute la longue histoire du comics) et que soudain la série tombait dans les mains d'un Sal Buscema, on faisait la grimace... Mais bon. Ça prenait un quart d'heure à lire ou bien on ne l'achetait pas et on prenait un autre titre qui, justement, venait de se voir attribuer un nouveau dessinateur...


Dans le cas des films, c'est une autre paire de manches... Ce soir, on a essayé de regarder The Avengers, dont on nous avait pourtant dit grand bien... Et bien c'est une daube sans nom, Joss Wheedon ou pas, un festival d'effets spéciaux au service de... rien... Le vide abyssal, l'ennui complet. Les super-héros s'additionnent et s'annulent... il faut dire que, déjà, adapter Avengers, faut oser quand même : tous les losers de la Marvel, tous les titres qui ne fonctionnaient pas bien individuellement, se retrouvaient tôt ou tard dans cette "grande" équipe disparate et absolument non fonctionnelle. Tous les personnages ridicules et crétins y étaient représentés : du Dieu nordique à bouclettes au cardiaque alcoolique en armure, du couple d'insectes aux pouvoirs inexistants au super-soldat à bouclier... La loose totale...

Au moins, le film est fidèle à cet état d'esprit... Enfin, tout le film, je ne sais pas : au bout d'une heure six, je m'apprêtais à quitter la pièce pour aller lire, mais comme Claude était quasiment endormie, j'ai coupé le supplice... Et on s'est passé un épisode de Big Bang Theory...

20 minutes de plaisir contre 2h22 (!!!!) de conneries soporifiques filmées comme dans une attraction de parc de jeu, on n'a pas perdu au change !!!



dimanche 13 février 2011

Gran Torino / L'Inspecteur Harry


Ces jours-ci, les hasards de nos visionnages de films nous ont fait faire le grand écart entre les époques...
Curieusement, même si les films n'ont rien à voir, le seul point commun entre les deux n'est pas Clint Eastwood. Pour moi, le personnage de Walt Kowalski n'est pas très éloigné de celui de Harry Callahan : même amour des flingues, même cassure émotionnelle, même racisme ordinaire... Dans Gran Torino, la différence majeure est que le personnage se rachète, comme si Eastwood exorcisait quelques vieux démons ou exprimait quelques regrets.
Trente années ont passé et Clint Eastwood a plus que mûri, il a vieilli. Il est certes meilleur acteur que dans les seventies, mais il a aussi, et surtout, cessé d'être une marionnette pour devenir un réalisateur reconnu et acclamé... Cela fait de Gran Torino un très bon moment de cinéma, quand L'inspecteur Harry n'est guère qu'un moment de nostalgie, assez indigeste...
Là s'arrête la comparaison, qui n'est née que du téléscopage des deux films dans mon lecteur à moins d'une semaine d'intervalle !
:-D

***(Torino) /  * (Harry)

jeudi 10 février 2011

Morse - Tomas Alfredson


Oskar est un garçon un peu introverti, fils de divorcés, souffre-douleur de quelques garçons de son école... Il peuple son imaginaire et sa solitude de vengeance. Une jeune venue dans son quartier, Eli, sort le soir pour faire sa connaissance. Etrange relation peuplée de silence et de non-dit, pour une étrange voisine dont les relations semblent être atypique avec l'homme qui vit avec elle.

Et pour cause, elle a 12 ans depuis longtemps, ne rejoint Oskar la nuit que parce que le jour elle dort dans l'obscurité et le fait dehors, car elle a besoin d'une invitation pour entrer chez les gens, éventuellement par la fenêtre...

Pas besoin de vous compléter le tableau : c'est un vampire, même Oskar s'en aperçoit (même s'il y met le temps, mais pour lui c'est la vraie vie, pour nous, c'est du cinéma)...

Sur ces bases se construit un film magnifique, beau, froid, vrai, tendre, cruel, sobre, précis.... Et j'en passe. Une très belle variation sur le thème, un film de vampire qui n'en est pas un, mais qui respecte tous les impératifs de l'archétype. Une image qui vous hante, un ton juste et des acteurs superbes. Bref, je suis subjugué !!

*****

H20 (Halloween Twenty Years After) - Steve Miner


Ah la la, les amis ! Quelle idée de s'infliger des choses pareille... Toute une série d'horreur à succès... M'enfin, je suis presque au bout...

J'ai donc regardé Halloween, 20 ans après... C'est comme pour les Trois Mousquetaires : 20 ans après, ce sont les mêmes héros, mais ils ont vieilli et sont moins fringants. La comparaison s'arrête là : 20 ans après est quand même très agréable à lire, tandis qu'il est difficile de tenir éveillé à la vision d'H20...

En fait, pour le 20e anniversaire de la série, les producteurs se sont dits : "et si on oubliait tous les films crapoteux qui ont suivi les deux premiers ? On engage Jamie Lee Curtis, qui a une bonne réputation d'actrice, on écrit un vrai scénario, parce qu'elle n'est plus la gamine qui tourne dans un low budget, du coup on fait un film d'horreur respectable, pas trop violent pour que les amoureux du premier film puisse y emmener leurs enfants"

Et hop, aussitôt dit, aussitôt fait. On démarre par un pré-générique où on compte trois morts (pas trois meurtres : on ne montre que les résultats, c'est moins sale), histoire de montrer que Michael Myers est vivant. On enchaîne par les problèmes domestiques de Maman Curtis, en Californie, parce que le gore est moins pénible au soleil (Ouf, y a pas Charles Aznavour dans H20). Et on bavarde, et on montre que la malheureuse, bien que successful woman a des problèmes psychologiques et d'alcoolisme, et on suit dans l'indifférence complète le périple de Michael Myers pour rejoindre la Californie (même qu'il faillit, juste faillit, d'occire une maman et sa petite fille. Quel horrible méchant...) Pour finir, comme on est dans Halloween quand même, il faut bien se résoudre à tuer quelques adolescents, alors au bout d'une heure complète, Myers élimine sauvagement deux ados. Ou là là.

Une petite poursuite pleine d'angoisse dans le campus (pffff) et puis Laurie Strode gagne. Le méchant Myers est décapité... Mais comment vont-ils faire un numéro 8 ??

Voili voilà... Un film par jour... Mais si ça continue à être des navets, ça va être dur de tenir !!!

* (Une étoile pour Jamie Lee Curtis et le caméo bien gentil de sa maman Janet Leigh)

Kick Ass


Sur les bons conseils de Jones, j'ai téléchargé et regardé Kick Ass... Si le téléchargement illégal devait avoir une justification, ce serait celle-là : il est tout simplement immoral de débourser un centime pour récompenser les studios, réalisateurs, acteurs ou autres qui ont pu contribuer à la production d'une merde aussi intégrale que celle-ci...

Restons un instant sur le téléchargement (Kick Ass peut attendre...) J'entends depuis 40 ans les mêmes arguments contre le honteux "piratage" (car la naissance de la K7 audio a donné également naissance aux stupidités dont on nous abreuve aujourd'hui). Pirater, c'est mal, ça tue la création artistique, ça ruine les producteurs qui ont le courage d'investir dans la culture. C'est cela, oui... Pourtant quand je me balade à Lille, ce ne sont ni des producteurs, ni des acteurs que je vois, en guenilles, tendre une soucoupe et un carton "s'il vous plait, pour manger"...

Et la création artistique se porte toujours aussi bien : quelques artistes valables qui produisent contre vents et marées, en mangeant plus ou moins à leur faim, quelques grands groupes ou cinéastes qui sortent du lot, car produisant des œuvres de qualité à l'intérieur du carcan pété de thunes des studios et puis des dizaines de blaireaux supportés par le monde des médias et le pognon de leur producteur... Ce sont en général eux qui pleurent contre le téléchargement sauvage, alors que si le téléchargement avait la moindre chance de provoquer leur disparition, il devrait être déclaré "grande cause de l'année"...

Bon. Je le défends, mais en pratique je ne le fais pas vraiment... Téléchargement de séries, parce que j'ai pas la télé et j'arrive pas à voir la différence entre télécharger un épisode, le regarder et basta (on ne va quand même pas les regarder plusieurs fois) et les voir à la télé (si, la différence quand même, c'est qu'en les récupérant sur le net, on les a en V.O. Je ne regarde pas un américain parler en français avec une voix qui ne correspond pas au physique et un temps de décalage entre les lèvres et les mots !) Et quelques films, rarement, avec un plus pour le commerce : quand c'est un bon film, je ne peux pas m'empêcher de l'acheter...

Ok. Kick Ass, maintenant... C'est une bouse. C'est con, c'est filmé avec les pieds, dans une espèce de frénésie habituelle chez les merdeux qui tentent de faire croire qu'ils sont virtuoses (genre Doug Liman ou le type qui a réalisé Kick Ass, comment c'est ? Ah oui, Matthew Vaughn... A retenir pour ne pas voir son prochain)... SI encore c'était sympa, on supporterait les défauts de la réalisation, mais même pas. Le "héros" est un yaourt (c'est dans le scénar, je sais), la violence est partout et gratuite, les personnages sont puants et insupportables, les couleurs criardes, bref, à jeter...

Conclusion : encore une merde avec Nicolas Cage.

(Parait que c'est un bon acteur... Joker. Il surjoue sans jouissance, il donne envie de regarder ailleurs chaque fois tant il est "à côté"... Je plains ses partenaires...)


(PS : j'ai récupéré l'affiche sur le blog de John Plissken dont la critique est si parfaite que j'aurais pu m'abstenir de faire celle-ci ! M'enfin, je ne fais pas vraiment de critiques, juste des notules, plus pour pallier aux inévitables atteintes (futures) de l'âge que pour me faire lire... Vous imaginez si je venais à regarder les mauvais films une deuxième fois ? Ah mince, je l'ai fait pour 1941 !

Adresse du blog (indispensable) de Plissken :)

O (c'est la note ;-) )

Halloween 6


Ça fait un moment que j'ai entrepris de voir l'intégralité des films de la saga Halloween... pour retrouver mes 20 ans ? Ou par "collectionnisme", parce que j'ai envie de voir ce que Rob Zombie en a fait dans ses remakes, mais que, du coup, je veux avoir tout vu...
J'en suis arrivé au 6, la Malédiction... Bon. j'avoue que je n'ai pas vraiment compris cette histoire de malédiction que des scénaristes ont cru bon de pondre pour renouveler la série, mais, globalement, ça prend 10 minutes dans le film et le reste est un épisode de bonne facture, où Donald Pleasence tire sa révérence, et où on s'amuse un peu... Les acteurs sont sympas, les meurtres rigolos, et le réalisateur venge le spectateur de la médiocrité de Mike Myers en le faisant bastonner comme un malade à la fin... Marrant...
Il faut dire que le niveau de nullité des films 4 et 5 ne peut qu'aider à apprécier celui-ci   :-D  Il est quasiment impossible de se rappeler quoi que ce soit de ces deux opus lamentables...
Bientôt, je regarderai H20... Steve Miner est un faiseur de films un peu quelconque, mais puisqu'il y a Jamie Lee Curtis, c'est déjà ça...

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dimanche 16 mai 2010

Australia - Baz Luhrman

 

Après le gros gâteau à la crème « Moulin rouge », je m’attendais au pire d’un film fleuve de Baz Luhrman qui s’est ramassé au box-office… Mais en souvenir de l’excellent « Ballroom Dancing » et à cause de la présence de Hugh Jackman, j’étais prêt à faire un effort.

Quand ma douce m’a proposé de glisser ce disque dans le lecteur, j’ai donc obtempéré, en prenant mes précautions d’usage : « Si c’est une grosse tarte chiante, je te laisse dans trois quarts d’heure »… Bonne nouvelle, ce n’en est pas une…

Bien sûr, c’est un mélo à la base, ce qui ne me gêne pas, mâtiné d’aventures un peu mystique (Australie = aborigène = dream time et magie, une formule qui ne rate jamais au cinéma…), mais il est généreux, rythmé, sympa, beau…

Emmené par Hugh Jackman et Nicole Kidman, avec des superbes seconds couteaux pour les assister, le film passe comme une fleur, emportant avec lui nos cœurs d’adolescents ! 

:-P

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dimanche 28 mars 2010

Crimes à Oxford - Alex de la Iglesia


Fort attendu depuis des semaines par ma Douce, il a fallu que le générique commence pour que je comprenne le pourquoi de son excitation... Encore un de ces films qui se basent sur la "toute-puissance" des mathématiques pour justifier leur existence, comme Cube ou Pi...

Malheureusement, on se situe plus dans la lignée du premier, ce qui veut dire que si le film est plutôt réussi, bien filmé, magnifiquement joué, les mathématiques ne jouent qu'un rôle d'alibi culturel pour un "Whodunit" tout à fait classique... Ce mélange de Hitchcock et d'Agatha Christie, pour agréable qu'il soit à regarder (bien qu'à deux doigts de l'ennui, tout de même) manque singulièrement de fulgurance.


On préfèrera du même réalisateur, ce mélange d'Hitchcock et de DePalma qu'est "La Communidad" ("Mes chers Voisins") Son humour mordant et ses personnages méchants font autrement mouche !

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dimanche 21 mars 2010

Eastern Promises - David Cronenberg



Glisser le dernier Cronenberg dans le lecteur n'est jamais un acte anodin. Au pire on s'apprête à voir un film incomplet, au scénario superficiel et à l'incroyable beauté plastique, quoique malsaine, qui marque ses films les moins réussis (Une histoire violente, Le Festin Nu, Crash...)

Au mieux, on va se prendre une calque avec une œuvre fascinante et morbide, qui vous sidère par sa beauté et vous retourne l'estomac (Faux Semblants)

Avec Eastern Promises, traduit stupidement par "Les promesses de l'Ombre", petit racolage à la française (qui devient de plus en plus rare, la tendance étant à laisser le titre original de l'œuvre... Le jour où on cessera de doubler les films, ce sera parfait...), on se situe plus près de la seconde option...

Je n'irai pas mettre ce film en parallèle avec les meilleurs Cronenberg, mais il se situe sans aucun doute du côté des très bons. Avec un scénario assez classique, mais en béton, une image et une mise en scène parfaite, (avec un tout petit peu de complaisance dans la violence, mais, hé, c'est Cronenberg !) et une interprétation excellente (Viggo Mortensen est méconnaissable, Naomi Watts parfaite et Vincent Cassel irréprochable), ce film est un petit bijou qui se regarde avec avidité.


A noter que Cassel trouve son premier rôle dans un BON film étranger, il était temps, pauvre garçon !


Une re-vision dans un an ou deux s'imposera pour "tester" la pérennité du film...    ;-)



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dimanche 14 mars 2010

Back to the Future - Robert Zemeckis



Qui n'a pas vu "Retour vers le Futur", le meilleur film de toute la (pas terrible) filmographie de Robert Zemeckis, est grandement à plaindre...

Pour moi, je ne peux pas passer plus de 2 ans sans glisser la galette dans mon lecteur et me régaler des aventures farfelues de Marty Mc Fly à travers le temps... Tout y est absolument délicieux : des acteurs parfaits, une musique excellente, des situations rocambolesques, de l'humour bon enfant, des trucages qui n'ont pas pris une ride...

J'ai hâte de me re-regarder le 2e volet...

Quel dommage que le 3e soit si faiblard... Ça gâche mon plaisir à chaque fois...

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samedi 6 mars 2010

August Rush, Kirsten Sheridan



Le petit August Rush a été abandonné à la naissance, la faute à son vilain grand-père qui a fait croire a sa mère qu'il était mort (vous suivez ?). D'ailleurs, il ne s'appelle pas August Rush, mais Evan Taylor, et c'est pas son vrai nom puisqu'il est abandonné par ses parents qui ne l'ont pas abandonné, en fait, puisque la mère le croit mort (à cause de son père, le grand-père, vous vous rappelez ?), le père d'Evan/August ne sachant même pas que la mère était enceinte, il est moins coupable...

Bon, ça c'est les bases... Mais on s'en fout, parce que le petit Evan a reçu le "don de la musique". Il l'a reçu de ses parents (ceux qui ne l'ont pas abandonné, mais c'est tout comme). Le don de la musique, ça veut dire que s'il entend le métro sous ses pieds, il joue un morceau sur son instrument sans avoir appris à en jouer. Enfin, quand il met la main sur un instrument bien sûr...

Enfin bref, il va continuer à jouer pour retrouver ses parents... Le brave petit. Même s'il va croiser aussi le chemin de Robin Williams, espèce de Fagin musical (cf Oliver Twist) qui le baptisera August Rush, ce qui est bien utile pour justifier le titre du film...

Dans ce "conte de fées pour adultes" (est-ce bien sûr ?), une brochette de bons acteurs se démènent pour nous donner du bon sentiment...; C'est joli et gentil, beau et agréable...

Mais un peu concon...

 
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vendredi 26 février 2010

Garage Days - Alex Proyas

  
Proyas a débuté sa carrière avec le superbe "The Crow"... Il a continué avec le correct "Dark City" et puis il a sombré, petit à petit, allant jusqu'a réaliser l'inepte "I, robot"...
C'est pourtant sur son nom que j'ai loué "Garage Days", une sympathique petite comédie (toute petite), formellement très réussie, scénaristiquement un peu "faiblarde", mais bien jouée par des auteurs inconnus (sous nos latitudes du moins).
Sa force réside dans ses personnages sympas et légèrement déjantés, sa faiblesse dans son scénar un peu simpliste et son manque d'enjeu...

Sympa en dvd...
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mardi 23 février 2010

Brian DePalma's Phantom of the Paradise




Il y a des livres ou des films qui vous accompagnent toute une vie. Le jour où vous les voyez/lisez, vous ressentez un choc, vous êtes subjugués... Lorsqu'après quelques années, vous les revoyez/relisez, vous êtes toujours sous le choc... Un peu moins peut-être, mais vous appréciez des détails qui vous avaient échappés, vous vous délectez des moments qui étaient les plus vifs dans vos souvenirs et vous êtes ravis à la fin... Et vous savez déjà que vous les reverrez/relirez un jour. Et encore... Et encore...
Nightwings de Silverberg, Ubik de Dick, Le traité du zen et de l'entretien des Motocyclettes de Pirsig, font partie de ces livres que je relirai toujours, un jour...
The Blues Brothers, Shining, Carrie, Diva, Un jour sans Fin, Les Enfants du Paradis ou Some like it Hot m'ont ravi à chaque fois et le feront encore... Il faudra que je fasse un post un jour où j'essaierai de lister TOUS mes films fétiches, ceux que j'ai déjà visionnés plus de 8 fois, s'il faut placer une limite...
Phantom of the Paradise fait partie de ces incunables, vous vous en doutez...
Un peu jeune pour l'avoir découvert à sa sortie, je l'ai vu pour la première fois dans les années 80, mes années de fac et de ciné... Je ne me souviens pas si c'est le premier DePalma qui m'a accroché l'oeil. Probablement pas, Carrie a dû être mon premier choc... Mais Phantom, en son genre, en a été un autre. La plus parfaite synthèse du film d'horreur, de la comédie musicale et de la parodie. Un film kitsch avant l'heure et pourtant infiniment puissant, honnête, fun, jouissif...
Les personnages sont caricaturaux et grandiloquents, et l'image, le son amplifient ce point de vue, l'humour de DePalma se teinte de tendresse et on tremble avec le malheureux Winslow, on se moque de l'affreux Beef et on a une tendresse pour la frêle Phoenix... William Finley est excellent (on le retrouvera dans Funhouse de Tobe Hooper) et j'aimais beaucoup la brunette Jessica Harper (revue ensuite dans l'infâme Suspiria, avant de disparaître... Mon "crush on her" cèdera vite la place à Karen Allen, la superbe Marion Ravenwood des Aventuriers de l'Arche Perdue).
Paul Williams est un Swan inquiétant, risible, un "play-boy" qui n'en est pas un, physiquement, mais qui est le musicien derrière la B.O. du film...
B.O. qui est la véritable vedette du film. Vraie musique originale de rock, excellente, bien que parodique, une merveille...
Avec tout cela, je ne vous ai pas résumé le film... Et je ne le ferai pas. Mix improbable du Fantôme de l'Opéra et du portrait de Dorian Gray, on ne fait pas scénarion plus classique, ni plus original en même temps...
Ce n'est pas difficile : rien qu'à écrire cette notule, j'ai (déjà) envie de le revoir !!!.

 


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vendredi 29 janvier 2010

Welcome, de Philippe Lioret


Le film de Philippe Lioret, porté par les sympathisants de gauche en France (il y en a, ce qui manque c'est un parti pour les représenter) est, cinématographiquement, un bon film français...
On le regarde avec plaisir et émotion, les acteurs sont très bons, aussi bien le jeune kurde, acteur amateur, que le toujours parfait Vincent Lindon. L'histoire est ancrée dans la réalité, avec des moments filmés par Lioret pendant les vraies distributions de vivres aux réfugiés par des bénévoles et il ne peut laisser insensible. C'est ce regard, cette honnêteté, ce témoignage qui donnent au film toute sa valeur.

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mercredi 20 janvier 2010

1941 - Steven Spielberg1941 - Steven Spielberg




Spielberg est un admirateur de Kubrick...
Il s'est dit un jour "et si je faisais mon Dr Folamour" ? Il a donc pondu avec Milius (une garantie de finesse) un scénario sur la guerre, ou presque... Il a engagé quelques pointures, dont l'immense John Belushi et le parfait Dan Aykroyd, une floppée de seconds rôles de qualité (Ned Beatty, Nancy Allen, Treat Williams) quelques acteurs cultes (Toshiro Mifune, Christopher Lee), s'est offert Slim Pickens (au cas où le rapprochement avec Dr Folamour vous aurait échappé) et, Sterling Hayden étant probablement trop vieux, il a engagé Robert Stack, pour jouer le dur de dur qui pleure devant Dumbo...
Et vogue la galère, 2h25 (personne n'a pensé à dire au petit maître que c'était trop long pour une comédie ?) de gags poussifs, de bavardages, d'allusions racistes, de banalités...
J'avais vu le film il y a une vingtaine d'années et je l'avais trouvé "pas terrible", la seule image qui m'en était restée était celle de Dan Aykroyd, rendu zinzin par un coup sur la tête, qui hurlait "I'm a bug" avec un bas sur la tête et deux oranges en guise d'yeux... En le revoyant maintenant, je dirais même "pire que ça !" C'est une daube phénoménale, où Belushi est laissé en roue libre dans un personnage inepte, comme la plupart des autres, d'ailleurs...
Et Dan Aykroyd est effectivement génial dans la scène du "bug", mais ça dure 4 secondes exactement !
Allez, clin d'œil, parce que je n'ai jamais su résister à une belle paire de fesses : cette image tirée des 5 premières minutes du film et qui n'a jamais fait l'objet d'aucune publicité ;-)


 
 * (et c'est bien payé)

La très très grande entreprise, Pierre Jolivet



Depuis le jour où je me suis pris une claque en découvrant l'exceptionnel "Simple Mortel" de Pierre Jolivet, j'ai plus ou moins suivi sa filmographie. Il est un des rares réalisateurs français à avoir ainsi mes faveurs.
Bien que, de toute évidence, j'aie commencé par le plus étrange et le plus formidable de ses films, il y a toujours un côté éminemment sympathique et une qualité certaine dans son cinéma. Cinéma simple et économe, basé sur le dialogue et les personnages, qu'il sait magnifier par un choix d'acteurs souvent très juste...
Je n'ai été déçu qu'une fois par une des ses réalisations : "Le Frère du Guerrier", son film médiéval d'une froideur confinant à l'ennui...
Ce n'est ici pas le cas avec "La très, très grande entreprise", titre clin d'œil à l'un de ses films les plus connus "Ma petite entreprise", connu surtout par son morceau-titre popularisé par Alain Bashung, il faut l'avouer...


Cela raconte très simplement l'histoire de quelques petits propriétaires de commerce contraints de fermer boutique à cause d'une très, très grande entreprise qui a pollué leur environnement visuel et olfactif. Ils ont gagné une compensation minimale pour les dégâts subis, mais quatre d'entre eux veulent faire appel et continuer à se battre contre le géant pour obtenir pleine réparation pour leur vie foutue en l'air.
Ils montent donc à Paris pour se faire embaucher par Nateris, afin d'y fouiner pour trouver matière à relancer le procès...
Traité comme un épisode des "Experts" à la française, avec le sourire ironique que l'on imagine imprimé en permanence sur le visage du réalisateur, les quatre apprentis espions vont "se payer" l'industriel... Cette gentille comédie ne reculant même pas devant le happy end, on passe une heure et demie avec un grand sourire, à déguster les échanges entre des acteurs excellents et qui s'amusent visiblement bien.. Le quatuor (Roshdy Zem, Marie Gillain, Jean-Paul Rouve, Adrien Jolivet) est parfaitement complémentaire et joue avec justesse de leurs personnages "héros du quotidien"...






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mardi 6 mai 2008

Terminator 3 - Jonathan Mostow



Impossible de faire mieux que T2, aussi Cameron a-t-il toujours refusé de s’y atteler. Honneur à Jonathan Mostow qui s’y est risqué, sachant tout ce qu’il allait prendre dans la figure… Il s’en tire plutôt bien. Evidemment le scénario, c’est du réchauffé dont on aurait pu se passer, mais la réalisation est solide et on s’ennuie pas une minute, c’est déjà pas mal…
***