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vendredi 14 mars 2014

Un moment de grâce

Il y a des jours où on se paye une bonne tranche de chance... Mercredi dernier par exemple... Et même jeudi avec...
Mercredi, donc, j’allais accompagner la classe de ma plus grande au Planétarium de Villeneuve d’Ascq. Bon. Déjà, c’est pas mal, parce que j’aime bien les planétariums et que j’aime bien aussi ma fille. Il faut reconnaître quand même que c’est le genre de sorties où je n’ai pas vu assez ma fille (occupée à tenir son rôle de collégienne avec ses copines), ni le planétarium (une séance vite fait), mais ce n’est pas grave, le meilleur est après...
En sortant, bien entendu, en papivore accompli, je prélevai sur un présentoir tout un assortiment de dépliants et prospectus, dont la plupart seront parfaitement inutiles. Et puis, le dernier numéro de Sortir. Je ne sais pas combien de numéros de Sortir ont paru depuis l’apparition du numéro 1 dans ma folle jeunesse, mais je sais que dès que j’en vois un, je le prends et je l’épluche... Comme Presto, d’ailleurs, et pour les mêmes raisons.
Dans le bus, je le feuillette, explore les concerts, constate que je ne connais pas le dixième des groupes qui passent en métropole et, soudain, je vois que Jacques Higelin passe le lendemain au Casino Barrière de Lille !
Mince alors. Le Hige ! Mon vieux camarade. Je ne l’ai pas vu en concert depuis un sacré bout de temps (est-ce que je l’ai vu depuis « Les Héros de la voltige » ?? C’est bien possible...) En tout cas, je l’ai raté sur la tournée d’Amor Doloroso, et celle de Coup de Foudre... Je me souviens qu’il est déjà passé au Casino Barrière et aussi au Sébasto... Bon, ses disques n’étaient pas les meilleurs qui soient et le camarade a pris un méchant coup de vieux. Il nous a fait une tournée « Higelin chante Trénet » aussi, et là, je ne voudrais pas dire, mais ça ne m’attirait pas du tout...
Mais ce coup-ci, je ne sais pas, une envie... L’occasion qui fait le larron... Le manque... J’ai bien envie de voir Higelin, même s’il est âgé, même s’il est moins bon... Bref, je vais sur le site de la Fnac pour voir s’il reste des tickets : il en reste. Est-ce que ça dérange si je vais au concert jeudi soir ?
Pas du tout.
Bon, je retourne sur le site, place assise numérotée. Dernier rang deuxième balcon. Mince. Je prends quand même. Trois minutes plus tard, je retourne sur le site, pour revoir le plan de salle : concert indisponible !!! Comme dirait Isi : « Ah ouais, quand même... » Le bol, je vous dis...

Et comme si ça s’arrêtait là. Le lendemain, bien que je sois prêt à l’heure, je pars de chez moi un poil trop tard. J’arrive à Lille, me gare sans difficulté là où j’avais prévu de me garer (comme d’habitude. J’ai une méthode infaillible pour trouver une place : j’y crois!) et je me mets en quête de la salle, que j’ai vue depuis la rocade... Direction la gare. L’heure tourne. Où elle est cette tour ?
Ah ouais, la passerelle là-bas, c’est probablement par là, je fais demi-tour... Je cours un peu... Mais avec le manteau c’est pas trop pratique. Je prends la passerelle. Arrivé au milieu, mince, je vois la tour, là-bas, j’étais sur le bon chemin, pourquoi est-ce que j’ai fait demi-tour pour emprunter cette passerelle qui m’éloigne ? Je rebrousse chemin de nouveau, l’heure du début de concert approche. Oh ! Un Quick... Pour maintenant, je ne suis plus à 5 minutes, j’ai raté le début, c’est sûr...
Je continue ma marche forcée, tout en ingurgitant le plus mauvais cheeseburger que j’aie jamais avalé de ma vie. Un morceau de carton entre deux tranches de pain. Je le fais descendre avec un coca largement dilué par les glaçons... Comment ces foutus fast-food peuvent-ils continuer à engranger des bénéfices en vendant des merdes pareilles ? Le prochain colis Amazon que je reçois, je garde le carton pour en faire des hamburgers... Si ça se trouve, je vais faire fortune, moi aussi.
Je finis par arriver à la salle. La parka et le jean, ça dénote un peu avec les serviteurs du capitalisme en smoking et jupes droites, mais, ho, je viens voir Higelin, merde. Qu’est-ce qu’il vient fiche dans un endroit pareil...
J’emprunte un escalator (je le rendrais en sortant), arrive sur le palier où se trouve l’entrée de la salle, entends la musique qui sourd entre les portes. Bon ben j’ai pas eu de chance jusqu’au bout...
…
Et ben si !!!
Une ouvreuse s’approche, déchire mon ticket et, comme le concert est déjà commencé, elle m’emmène au parterre et m’attribue un siège laissé vacant par quelqu’un qui n’est pas venu (ou qui, moins résistant que moi, est mort en mangeant son hamburger au Quick). Me voilà super bien placé... J’entends une demie chanson, puis interroge ma voisine : c’est la première de la soirée ! Je n’ai raté que l’entrée en scène et le premier couplet de la première chanson. Trop fort...

Et comme la chance n’est pas avare en bonne surprise, en voici une autre : c’était un super bon concert !!! Jacquot était en forme, à part un nez qui coule qui lui a permis de délirer régulièrement entre les morceaux, martyrisant son roadie, qui ne demandait que ça... Les morceaux étaient bien choisis, bien alternés, permettant à notre papy survolté de reprendre son souffle avec les chansons douces, les musiciens étaient excellents et j’ai passé un super bon moment...

Après l’entrée en matière composée de trois chansons récentes (et dont je pourrais retrouver les titres en fouinant dans ma discothèque, mais comme ça, à froid, je ne les connais pas => "Délire d'Alarme", la première), entrecoupés de délires Higelinesques où, par exemple, il introduit la chanson « La Ballade au Bord de l’eau » par des cris de libellules acharnées (oui, je sais, ne me demandez pas de les reproduire, faut être Hige lui-même pour oser... Si je le trouve sur Youtube en rentrant de vacances, je vous mets l’extrait tout de suite => pas trouvé...), la guitare nous fait l’intro caractéristique de « J’suis qu’un grain de poussière », chouette... Ça donnera le ton de cet excellent concert qui voguera de titres récents en anciennes chansons, un vrai bonheur...
Il a encore pas mal de pêche et une voix qui tient la route, d’autant qu’elle n’a jamais été un instrument très mélodieux, plutôt une source d’énergie flamboyante pour gueuler les mots (et une caresse dans les chansons douces). Il est, en plus, un superbe musicien et il n’a pas son pareil pour changer de ton quand il sent que ça voit ne va pas tenir la note originelle, ce qui change certes la nuance des chansons, mais évite le couac ! La seule chanson qui lui ait fait quelques misères et pour laquelle il a un peu cafouillé dans la recherche de la « bonne note », c’est le Berceau de la Vie. Dommage, je l’adore... mais je ne lui jetterai pas la pierre, au moins il n’est pas aussi gâteux que Peter Gabriel qui était incapable de chanter dans le rythme un tube aussi énorme que Solsbury Hill... Je n’ai pas pris la peine de faire un article pour mon concert de Pete Gabe (c’est un projet « pour demain »), mais en même temps, c’est pas charitable de tirer sur l’ambulance... Il ferait mieux de prendre sa retraite...

Joli et tendre moment, guitare/accordéon pour la « rousse au Chocolat »


Version un peu molle, au début, mais qui monte en puissance de « Paris-New York/New york Paris »... De « Tombé du ciel », il nous évite le titre éponyme, rebattu, pour nous chanter « Chanson » et c’est vraiment très bon et je suis aux anges... « We are the Show Men », d’Illicite, ça s’enchaîne, un titre après l’autre, sans faux-pas, je m’éclate et je prends un plaisir énorme, j’aime bien quand ça me prend comme ça par surprise, un concert...
Quand il entame Champagne en duo piano/percussion avec Mahut, je ne tiens plus, je me lève, en même temps qu’un paquet de fans qui ont des fourmis dans les jambes et on va danser et chanter devant la scène... Il nous joue encore... puis sort de scène.
Il est temps de gueuler jusqu’au rappel, passage obligé des concerts... En même temps, si personne ne disait rien, il ne reviendrait pas non plus, faut pas déconner, alors, puisque c’était bien, je gueule, faut pas me forcer...

Quand il revient, c’est pour chanter « Irradié », oh la la, difficile de ne pas sauter partout, j’espère juste que mon genou ne va pas me jouer des tours... Mais non, le sol est souple, tout va bien... Ca dure, y a la présentation des musiciens incluse dans la chanson, c’est excellent... Quand le concert s’achève, ça fait 2h40 que notre héros national est sur scène et brûle les planches... J’en connais pas mal qui pourrait en prendre de la graine...

Merci, Jacques !!!

mercredi 10 juillet 2013

Main Square Festival - Arras - 5 juillet 2013

Je sais bien que le Main Square dure trois jours, mais je n'avais pris que des tickets pour le premier jour (vu le lumbago colossal que je me paie, j'ai été avisé de m'en tenir là)... Le samedi, surprise, le premier groupe c'était Mike and the Mechanics et j'aurais été curieux de voir ça, mais ma curiosité se serait à peu près arrêtée là... En tête d'affiche, c'était Sting... En 2013, je ne suis pas sûr que c'est une bonne idée... Mais je peux me tromper, faut reconnaitre que le gaillard était plutôt bon quand je l'ai vu... Il y a 25 ans !

Le dimanche, tandis que j'étais couché et bourré de Codéine et de paracétamol, il y avait quelques bons groupes... et puis Indochine à la fin.... Comme ça au moins, pas de regrets de rentrer chez soi ! Je suis dans l'incapacité totale de comprendre pourquoi 30000 clampins se sont pressés pour voir ces (vieux) blaireaux jouer mal leurs mauvaises chansons, mais bon... Il paraît que tous les goûts sont dans la nature, même les plus mauvais... Revenons plutôt au vendredi...

Étrange méthode pour ouvrir les portes : une énorme queue se forme devant les barrières où les gros bras laissent passer les gens dix par dix pour pouvoir les fouiller (selon des critères plus ou oins définis) On m'a tâté les poches et les cuisses, mais Coco est passée sans problème. A la place du fouilleur j'aurais fait l'inverse, mais il préférait probablement les grands barbus... Heureusement que j'avais donné à Claude les couteaux et les nunchakus... Pour la réserve de drogue, l'alcool et les faux billets, je les avais laissés à Eléonore : on suspecte moins facilement les moins de douze ans...
Sérieusement, heureusement qu'on était à l'avance et qu'on n'avait pas pris de dessert au restaurant japonais...

On arrive donc sur les lieux à 15h et déjà Twin Forks est en train de jouer, mais le son est au minimum et on comprend vite qu'ils finissent leur balance... Ils sortent de scène et on attend...
C'est la partie la moins cool de ce festival, celle qui va me casser le dos : l'attente, assis par terre, sans dossier, sur le coussin formé par le sac contenant pull et K-way, au cas où... vu le temps qu'il va faire, ce sac le fera chier pendant tous les concerts... Sa seule utilité sera de fournir une vague épaisseur sous mes fesses entre deux sets... "Insuffisant !" me crient les muscles contracturés autour de L4-L5...

A 16h, retour de Twin Forks sur scène, pour un set de près d'une heure... C'est très cool de la part du festival d'offrir même aux petits groupes un vrai set permettant de faire ses preuves... 45 minutes, c'est un peu juste, mais là, une heure, c'est royal... (et c'est traître aussi : quand le groupe est mauvais, ça craint !) Ce premier groupe est, heureusement, très sympa : du folk américain, avec une belle pêche. Un chanteur bondissant avec une guitare acoustique, un bassiste, un batteur et une jolie chanteuse avec une mandoline électrique. Très agréable et très sympa. Malheureusement, et ce sera vrai de presque tous les groupes de ce festival DE MERDE (ce qu'aucun média ayant couvert l'événement n'a signalé), le son est POURRI ! Le connard qui fait office d'ingé-son pousse les basses comme dans une discothèque confondant le rock et la techno. Résultat, on n'entend la guitare acoustique que quand elle joue seule. Tout le reste est noyé dans le fracas de la basse/batterie, ne parlons même pas de la mandoline. Les vidéos que j'avais vues sur le net et le disque écouté après coup me confirment que c'est un bon groupe (ils nous ont même fait la surprise et le plaisir de reprendre un titre de Fleetwood Mac), mais au Main Square, leur prestation est gâchée, on n'entend même pas la mandoline et on est obligé de se boucher les oreilles avec des BAB... Triste.
Si vous êtes curieux, vous pouvez envoyer un mail à twinforksmusic@gmail.com et vous recevrez immédiatement un lien pour télécharger gratuitement 4 chansons du groupe?. Sympa.
Un petit exemple de Twin Forks :


On a juste trouvé que la chanson "Praise the Lord cause I saw the light" était de trop... Va savoir pourquoi...

30 minutes de pause (vive la liseuse, j'ai avancé dans World War Z... Va falloir que je mette à jour ce blog avec tout ce que j'ai lu :) ) Il faut reconnaître à l'organisation du Main Square d'être très performante : les concerts démarrent très précisément à l'heure programmée. La grande classe... Il ne manquait qu'un ingénieur du son compétent...

A 17h, arrivée du groupe Rival Sons. Groupe de Californie. Sur les vidéos que j'avais vues, ça sonnait pas mal : à mi-chemin entre les Doors et Led Zeppelin... Les nouveaux "The Front"... sur scène, c'est une autre paire de manches... D'entrée de jeu, le chanteur m'exaspère avec ses poses de poète maudit vivant à fond ses chansons anecdotiques. C'est plat, c'est long, c'est banal, c'est ennuyeux ( et c'est quasiment inaudible, saloperies de basses à fond la caisse)...

De plus le batteur est misérable et ne se contente pas d'être à chier : en plus, il cherche les caméras du regard et prend les poses les plus diverses pour bien monter sa crête et ses tatouages.
Ringard et insupportable... J'ai sorti ma fidèle liseuse et j'ai lu pendant la moitié du set !!


Après les 30 minutes d'attente règlementaires, ce fut le tour des écossais de Biffy Cliro...
Bon; je n'avais vu qu'une paire de clips sur You tube, deux morceaux très cools et vaguement variété, et je m'attendais à un set vaguement chiant. Mais non, une heure avec des bariolés torses nus qui s'éclatent en tortillant mignonnement du croupion... Franchement pas mal. juste dommage que le son soit ruiné une fois de plus par le déferlement de basse, rendant le set assourdissant, obligeant à recourir aux bouchons d'oreille (au silicone, bien occultant). Dommage, très dommage, car ils avaient une vraie présence sur scène et leurs chansons paraissent pas mal du tout. Je vais écouter un album...

Arrivé à ce moment du festival, je dois avouer que j'étais assez désespéré : perdre autant de temps, avec autant d'inconfort pour écouter un son de merde, avec des bouchons, ce que je déteste. Mais voilà que tout ce que le public compte des minettes à peine pubères se précipitent dans les premiers rangs. Nous maintenons notre position avec difficulté (déjà qu'il avait fallu résister aux assauts des connards qui pogotaient sur Biffy Cliro (putain, ils devraient essayer d'écouter DU VRAI rock). Mais on y parvient... Entrent sur scène deux clampins en costume avec des masques à gaz. Ils restent stoïques pendant de longues minutes : ils font partie du décor de 30 seconds to Mars, le groupe suivant...
Un set de 90 minutes étonnant... Le groupe est  très attendu, il a un succès phénoménal et, c'est paradoxal, il offre un show réjouissant et que je ne regrette pas une seconde, tout en n'offrant rien de bon... 30 STM est à au rock ce que McDo est à la gastronomie. Ça présente bien, ça nourrit, c'est consensuel (ou presque), c'est 100% programmé et dosé par le marketing... La musique n'est pas mauvaise (en gros, on dirait du U2), les musiciens pas mauvais (ça manque de soliste), le show épatant (à coups de ballons gonflables, acrobaties, lumières, pyrotechnie), la présence et l'implication sur scène de Jared Leto est à l'avenant : il n'arrête jamais, il se défonce, il communique avec le public et pas une seconde ça n'a l'air sincère. Il demande au public de sauter sans arrêt (mais la musique est un peu molle), il veut des mains en l'air, il veut même qu'on lève le poing sur une chanson intitulée "This is War", à l'imagerie guerrière (euh, là, désolé, je n'ai qu'un doigt à t'offrir, Jared... Il a fallu que j'aille vérifier après, sur le clip, que la chanson était contre la guerre : ce n'est pas du tout évident à l'écoute).
En revanche, j'ai enfin pu ôter les maudits bouchons de mes oreilles : le son est fort et bon. Putain, si seulement on avait pu bénéficier d'un réglage correct pour les groupes précédents !
Bref, 90 minutes excellentes, de quoi chauffer la "salle" avant Green Day...

En tout cas, c'est très rigolo : j'ai souffert le martyre pendant l'immonde bouillasse sonore de Biffy Cliro et j'ai envie d'écouter leurs disques, alors que je me suis bien amusé pendant les 90 minutes de 30 stm et que jamais je n'en mettrai un titre sur mes disques durs (et encore moins ma cédéthèque...)

Nouvelle attente, nouvel afflux de public et c'est le tour des rois de la soirée...
D'abord, envoi de Bohemian Rhapsody... vlan, comme ça, ça chauffe le public qui se met immédiatement à chanter... puis un petit coup d'Ennio Morricone... Je ne me souviens jamais si c'est "Le Bon, la Brute et le truand" ou un autre : j'ai vu aucun western spaghetti (non, sans rire, aucun) Et enfin,  le lapin Duracell (sans queue) entre sur scène pour nous faire un sketch... Puis... Green Day !

Et alors là, le pied. Rien à dire : un show énorme, un son parfait, une présence sur scène incroyable. Juste un peu trop de "give me your hands", mais bon, on avait été vacciné avec Jared Leto... et puis ça manque de solo, mais c'est Green Day, on sait ce qu'on est venu voir et entendre : du rythme, de la pêche punk-rock et c'est ce qu'on a, ça arrache... Des moments magiques : une reprise d'AC/DC qui a l'air d'être complètement improvisée, un moment où Billie Joe Armstrong fait monter sur scène un gars pour lui faire jouer la guitare... Pendant 5 minutes on a un jeune au paradis devant nous, et à la fin, il se voit offrir la guitare sur laquelle il a joué... J'ai bien cru qu'il allait défaillir...

Non seulement, ils ont la pêche, non seulement ils sont bons, non seulement ils déchirent... Mais en plus ils jouent pendant 2h20 ces cinglés !!!! Et il faux voir le délire à la Marx Brothers sur King of the Day... Ah pardon, à la Benny Hill, plutôt, c'est moins prestigieux, mais bon...

Un grand moment de bonheur...


Après Green Day, il y avait The Prodigy. J'étais juste un peu curieux... Mais on s'est barré !! ;)

samedi 8 décembre 2012

Stand and Deliver

Quelle bonne semaine... Après de longues hésitations, j’ai renoncé ce vendredi à aller voir (pour la 12e ou 13e fois) IQ (alors qu’ils annonçaient un « concert de noël », ce qui en général se traduit par surprises et reprises inattendues, je vais peut-être le regretter quand j’en verrai des extraits).

A la place, j’ai choisi d’aller voir Adam Ant !

Là, normalement, 97 % du lectorat (extrêmement nombreux, on s’en doute) dit « Qui ? » Mais alors, encore plus fort que pour Ultravox... Mais enfin, Adam Ant, allons, le chanteur d’Adam and the Ants, qui est responsable d’au moins trois albums absolument formidables dans les années 80 et d’une floppée d’autres plus oubliables. Le dandy masochiste créateur de la « Ant Music » (for sex people), le beau minet qui faisait tomber les demoiselles à la renverse, l’homme dont le groupe avait deux batteurs ce qui lui donnait un son extraordinaire, le type dont je ne peux pas entendre un morceau sans chanter et danser... C’est bon, c’est rock et c’est incroyablement joyeux et FUN !




J'ai découvert Adam Ant bien après sa période de célébrité, en 1996, en achetant par hasard une compilation à la Clé des Chants, le défunt disquaire d'occase de Lille. Enthousiasmé, j'ai fait ce que je fais d'habitude : j'ai tout acheté en CD et en vinyles... Et depuis je complète, même avec ce qui est mauvais (qu'importe : on y trouve parfois une perle).

Surprise cette année, quand au concert d'Ultravox (qui ?) je vois une affiche pour un concert d'Adam Ant and the Good the Mad & the lovely Posse le 7 décembre à Anvers. Comment ?? Le diable tourne encore ? Non, pas le même soir qu'IQ. Dommage pour lui, il peut courir...



Mais petit à petit l'idée fait son chemin, merde, Adam Ant... Lui, je ne l'ai jamais vu... Par curiosité, un petit coup de You Tube pour voir ce qu'il donne maintenant. Wow. Le minet est un mastard de 57 ans, revisitant son répertoire de façon très rock, avec un groupe live puissant et à moitié composé de sculpturales gonzesses... Ah la la, il sait parler à mes sentiments, le bougre...

Bon... L'hésitation a monté... Jusqu'à mardi où j'ai acheté la place, ce qui a réglé le problème : c'est Adam Ant. Je suis trop curieux de savoir, c'est moins loin et puis c'est comme ça.

Super voyage, seul, c'est moins rigolo, mais j'aime bien rouler, alors ça va... Parti à 17h, je suis arrivé à 18h45 à la salle, sans chercher vraiment. J'ai pris la mauvaise sortie, mais je suis retombé rapidement sur la bonne rue, dans le bon sens et tout d'un coup c'était fléché. Un rêve...
Bon. Ouverture des portes 19h. Soit. Mais c'est quoi cette salle  ? Un centre social ? Un gymnase ? Ah, c'est une salle de concert... Je discute assez vite avec un deuxième français égaré, un Nancéen encore plus fan que moi. Comment le concert commence à 8h30 ? Ben zut, si j'avais su, je me serais arrêté à Pizza Hut au lieu de manger la moitié d'un paquet de biscuits apéro...
Ouverture des portes, rapide soundcheck et première partie : Georgie Girl and her poussez posse... Ah j'adore ces noms à rallonge délicieusement pythonesque... Quatre minettes archi-maquillées aux robes provocantes entrent en scène et démarrent avec du bon gros rock gras et glam. C'est mignon, j'adore... La chanteuse passe son temps à se lisser la robe sur les fesses et je lui donnerais volontiers un coup de main, la bassiste a deux cordes en trop à sa basse, puisqu'elle ne se sert que des deux premières et la batteuse est très rigolotte avec ses deux coeurs blancs sur les seins... Ca me fait plaisir de la voir, car j'ai l'impression que je pourrais moi aussi être batteur. La guitariste est un peu meilleure, mais quand elle casse une corde dans le dernier morceau, elle est tellement désemparée qu'elle s'excuse et qu'elles quittent la scène... Fini ? Non, non, on réclame, on crie et elles sont toutes émues de venir faire un rappel... La guitariste a eu la guitare d'Adam Ant en prêt pour ce rappel et on voit qu'elle est émue... Elle s'amuse avec les larsen, funny.
Elles ont donc joué une petite demie heure et c'était très agréable.


Ensuite, après un bon moment de mise en place, notre camarade Adam entre sur scène à  21h35, sur "Press Darlings" accompagné de Georgie Girl comme choriste, d'un blondinet guitariste qui touche sa bille, d'un bassiste et de deux batteurs, comme prévus. L'un, Andy, joue de façon classique, dirais-je, sa co-équipière surmontée d'une impressionnante coiffure très sixties, martèle ses toms avec une concentration impressionnante, le son est bon, notre papy assure le show...


La foule n'est pas très dense, il y a peut-être 300 spectateurs, les années ont passé et puis il n'est quand même pas très connu sur le continent (et même inconnu chez nous, pauvres cons de Français, c'est mieux chez nos voisins belges, comme d'habitude !), mais ils s'éclatent à donner leur show. Les morceaux tombent les uns derrière les autres, sans relâche, à peine un bonjour après le 5e morceau...

"Dog Eat Dog", "Beat my guest", "Cartrouble", "Stand and Deliver", j'ai compté 24 morceau sur le set (j'étais au pied de la scène) qui a duré une heure vingt... Un mur de musique. J'adore.

Après le cinquième morceau, j'en avais marre de le voir en contre-plongée et de l'entendre à peine, je me suis donc reculé de 5 ou 6 mètres pour me prendre toute la puissance du son et entendre sa voix amplifiée... A la fin, rappel classique avec quatre morceaux. Excellent.


A 23h25, je quittai la salle et montai en voiture...
Après un tour dans Anvers, je me retrouvai devant la salle, boucle temporelle...
A 23h35, je quittai la salle, again... Et rentrai tranquillement. Mission accomplie. J'ai vu Adam Ant. Je peux mourir...






(mais pas tout de suite, j'ai un ou deux trucs à faire...)

mardi 4 décembre 2012

Putain, putain, c'est vachement bien

Hier soir, soir de fête à l'aéronef !Après un délicieux kebab, sommet de la gastronomie Lilloise, enfin de la gastronomie en dix minutes avant le concert, nous allions, Coco, François et moi, à l'Aéronef où se produisait :
Arno

Aaaaaaah. Si je compte sur mes doigts et sur mes souvenirs défaillants (et je suis bien obligé de la faire, car il y a belle lurette que j'ai cessé de tenir à jour mon album de tickets de concert, la faute à l'industrie du monde musical qui a remplacé les petits bijoux de tickets par des vulgaires bandes de sale carton tous identiques, avec juste le nom de l'artiste qui change), c'est au moins la septième fois que je vois Arno sur scène. Non seulement le personnage est attachant, j'aime beaucoup sa musique, mais en plus, c'est une vraie bête de scène qui donne ses tripes quand il joue et chante...
Sachant que j'ai un peu moins apprécié que d'habitude la dernière tournée (vue il y a deux ans à Denain, si je me souviens bien (enfin, je me souviens bien, c'est la date qui m'échappe)), que j'avais trouvée un peu moins tip top que d'habitude au niveau des arrangements, malgré une choriste agréable, mais à cause, surtout, d'un batteur bien en dessous de ce à quoi le bougre nous avait habitué, qui tapait comme un sourd et sans nuance, sachant aussi que le dernier album est plutôt de bonne facture, à cent coudées au dessus de "Jus de Box" et plus rock que "Brussld", j'espérais bien un concert un peu pêchu...

Yo, Man, j'ai pas été déçu sur la marchandise... Après une intro qui est le final de l'album (Ostend Dub), le premier morceau (immédiatement parfait, pas d'ingénieur du son ajustant fébrilement la balance pour éviter que ce soit merdique, comme chez certains et pas des moindres (merde, j'ai complètement oublié de faire un post sur le concert de Marillion)) claque... Arno s'approche du micro, le fait balancer deux ou trois fois de la main droite à la gauche, à son habitude, et c'est parti pour un "Show of Live" de deux heures sans temps morts... Il a la pêche des grands jours, ça arrache, c'est bon, c'est puissant... Les musiciens sont parfaits : outre le complice de toujours (Serge Feys au clavier, "je travaille avec lui depuis 35 ans, mais j'ai jamais vu son zizi et je suis très content") et le bassiste qui le suit depuis plusieurs tournées (Mirko Banovic, "d'origine Yougoslave, mais pas dangereux et très propre sur lui, il a une bonne odeur"), le guitariste est très bon ("mon guitariste Filip Wauters, il joue la guitare") et le batteur carrément excellent ("Mattijs Vanderleen, il est encore vierge, alors tout est possible")... Je dois dire qu'il se passe rarement un concert sans que je dévore le batteur des yeux régulièrement et qu'à ce niveau j'ai été un peu frustré lors de mes deux derniers concerts. Dans le cas d'Ultravox, il faut bien avouer que Warren Cann n'est pas un virtuose : il est un superbe programmeur de boites à rythmes et le fait qu'il joue de la vraie batterie par-dessus a toujours été un "plus" d'Ultravox, mais ça reste un jeu très basique... En ce qui concerne Marillion, aussi magnifique que soit le jeu de Ian Mosley, il reste parfaitement caché derrière une tonne et demie de matériel et on ne le distingue qu'à la fin du concert, quand il se lève pour faire un signe de la main... Ici, je me suis régalé à voir Mattijs se trémousser au rythme de son jeu, s'éclater dans les parties les plus vives comme dans les moments de calmes beaucoup plus subtils... Un régal...


Quelques chansons plus calmes au milieu d'un torrent de rock : "Dis pas ça à ma Femme", "Les Yeux de ma mère", "Lola, etc"... Chansons qui ont en général le droit à une petite introduction toujours marqué de l'humour de l'artiste, dans son français inimitable... Pour Lola, par exemple, ça donne : "Je vas chanter une chanson que j'ai écrit pour ma grand-mère. Ma grand-mère était une salope, mais une grande madame.  Je l'aimais beaucoup. Elle était danseuse et musicienne. Elle jouait Beethoven à l'aveugle. Attends, ma grand-mère, elle était pas aveugle, mais elle avait les roberts comme des bulldozers et elle voyait pas ses mains sur le piano..."
Beaucoup de chansons du nouvel album "Quand les Bonbons parlent", "I Don't Believe" ("Comme vous êtes dans la merde jusque là (en montrant son menton) et nous les Belges, jusque là (les mains par dessus la tête) avec les partis d'extrême-droite, j'ai écrit une chanson), "Ça plane pour nous" ("L'autre jour, j'étais au GB pour acheter des yaourts. Il y a 25000 sortes de yaourts, des lights, des extra-lights, des avec des fraises et sans les fraises. Après j'ai acheté mes yaourts, il faut 20 minutes, je passe dans la rue et je vois en Soldes un vibro en plastique avec les piles écologiques, à 50%. A 50% ! Alors je rentre pour acheter et je veux l'offrir à ma tante, mais je rentre à la maison, avec le bazar, gros comme ça et qui bouge. Alors, j'ai une idée, et j'ai fait une mousse au chocolat avec. Très bien, alors je l'ai pas donné à ma tante, je l'ai mis à la cuisine et j'ai écrit cette chanson"), "Oh la la (version 2012), "We want More"...
Et puis bien sûr, les morceaux plus connus "Je veux Nager", "Bathroom Singer", "With You" (que j'ai trouvé un peu moins réussi, intense, que d'habitude) et une incroyable version tout en crescendo de Ratata...

Et puis, bien sûr, on a eu aussi "Putain, putain" et, c'est vachement bien ;-)

Bon, vivement que quelqu'un mette en ligne la version d'hier soir, c'était bien plus frénétique...

En tout cas, je n'hésiterai pas une seconde à retourner le voir en fin de tournée, quand il va commencer à passer dans les plus petites villes alentour !!!

dimanche 19 août 2012

Celtas Cortos à Saint-Quai-Portrieux

J'étais plutôt déçu d'apprendre que Celtas Cortos, groupe de folk/rock/ska bien barré espagnol passait par chez nous fin juillet pendant que nous étions en Bretagne, parce que ça m'aurait bien tenté d'aller les voir sur scène... Et, inversement, j'ai été plutôt content d'apprendre qu'ils étaient en concert (gratuit en plus) à trente minutes du gîte le vendredi 20 juillet...
Plutôt content... disons même surexcité. J'annonçais immédiatement ma décision : « Vous, je ne sais pas, mais moi, j'y vais ! » Comme j'en passe régulièrement dans la voiture, tout le monde connaissait un peu et ça branchait Coco d'y aller. Les filles étaient partantes aussi, y voyant l'occasion d'une fête et de sortir « maquillées comme dans le clip de Rhianna », assez impressionnée aussi pour Lolo par l'ambiance d'avant concert sur l'album que je possède. Faut dire que c'est un live d'un concert chez eux et forcément le public « dépote »...
Concert en famille donc, c'est dit...

"LE" morceau que toute la famille adore !
Le clip a quelques années, ils ont maintenant
plus de bouteille, mais une pêche inchangée. 
Voyez le public sauter comme des malades ! Bon.
J'aurais dû être plus délicat : entorse du genou, m...e !

Le jour venu, beau ciel bleu, excellent. Je trouve la route tout de suite, impeccable, nous sommes à pied d’œuvre à 20h45 pour le concert de 21h...
Malheureusement, ils ont un peu de retard et ils entrent sur scène à 21h25 devant un public un peu clairsemé... Dur, dur pour le bout de chou. Toute la famille est installée sur les gradins, sur le côté de la scène et je suis, bien sûr, debout au centre, à mi-chemin entre la sono et la scène.
Sept musiciens bien rodés envahissent la scène et c'est parti pour un infernal mélange de musique celtique, de rock, de ska, délivré avec une pêche d'enfer et plein d'humour. Le chanteur a un look de « rocker alternatif » et balance ses notes d'une voix rocailleuse, le guitariste fait très « propre sur lui », limite guindé, le bassiste a un look disons « normal » et il assure vraiment un maximum... On a un excité total à l'arrière-plan, casquette en tissu et t-shirt « Breizh » qui délire avec un biniou électrique en forme de flying V recouvert de peluche tigrée !!!!
Le show vaut son pesant de cacahuètes... Je saute comme un kangourou et les musiciens en font autant car ils ont une pêche redoutable et ne ménagent pas leur peine... C'est EX-CEL-LENT et j'y retournerai...
Pendant tout le début du concert, j'ai quand même un peu de mal à rentrer dedans, parce qu'Isou Bisou, mon diablotin de quatre ans, fait la navette entre la famille sur son banc et moi au centre et j'ai toujours un peu peur qu'il se fasse mal ou s'égare. Coco finira par l'immobiliser à côté d'elle, mais il fera une bonne crise de larmes : faut pas restreindre sa liberté, le pauvre... Mais bon, on est des parents indignes et on préfère un gamin qui pleure plutôt qu'un gamin qui meurt...
Le sachant à l'abri, j'ai pu ensuite prendre mon pied...
Ça me faisait juste un peu bizarre d'être seul au centre et eux là-bas, mais bon, ce n'était que le deuxième concert en famille... Le premier, c'était Marcel, et les enfants avaient leurs cousins pour s'éclater ensemble quand le concert leur paraissait trop long...
Entre leurs titres originaux, les traditionnels remis à leur sauce et une belle reprise de « Fisherman blues » des Waterboys, le spectacle était parfait et j'ai tant sauté sur le bitume que j'ai un mal de chien dans les tendons du genou aujourd'hui... Pffff, ça s'arrange pas... Il va falloir soit que je me calme, soit que j'augmente la quantité de concerts pour garder un certain entraînement...
J'avoue que la deuxième solution ne me déplaît pas....
(Quelques jours et une très longue balade plus tard : entorse du ligament interne du genou droit qui vient gâcher les vacances, je suis bien dégouté...)

lundi 25 juin 2012

Comme à la maison

 Richard Gotainer 

en concert


23 juin... Après une journée pourrie (au niveau du temps, sinon on s'est bien amusé chez les cousins), je réussis à décider toute la famille à partir, car Gotainer passe en concert gratuit au jardin public d'Hazebrouck...
Devant la morosité du temps, l'enthousiasme n'est pas là, mais en râlant un peu, toute la famille est dans la voiture à temps : on ne devrait pas être trop en retard et, si le concert n'est pas annulé à cause du temps, ça ne commence pas souvent à l'heure pile...

Temps couvert, mais pas froid (quelle misère de se réjouir d'un tel constat fin juin !), nous arrivons au jardin public, visiblement désert. Empiriques, les enfants et moi nous avançons, histoire de nous promener quand même un peu dans le parc, mais Coco restée derrière pour lire une affichette nous interpelle : "Ça se passe à l'Espace Flandres"... Demi-tour droite, tout le monde en voiture...

Arrivés à l'espace Flandres, on allonge le pas, car on entend de la musique. C'est commencé, je distingue "Tout foufou"... On pénètre à tâtons. On constate qu'il y a plein de place dans les escaliers, ce qui nous permet de prendre de la hauteur. Même Isou Bisou le roi des Filous verra bien la scène du haut de ses 100 centimètres...

Jolie scène "comme à la maison", avec lampes sur pieds, guéridons, fauteuils et Monsieur Gotainer, bien entouré par des musiciens hors pair pour ce concert acoustique...

Bonne nouvelle, à la fin de la chanson, il explique qu'il n'a pas raté son entrée avant d'enchainer avec "Le Taquin et la Grognon"... Et nous non plus nous n'avons rien raté, à part la première moitié de la première chanson ! Chic, chic, chic !

Le choix des chansons est excellent, presque tout "Chant Zazou" y passe, bien entendu ("La Ballade de l'Obsédé" (Cuissssse-Haaaa!), Les Trois Papis (Cré vingt dieux), l'intégrale des 4 saisons (pas celles de Vivaldi, où on s'emmerde à cent sous de l'heure, celles de Youpi, youpi, youpi, la météo l'a dit), mais on profite aussi du "Béquillard des bois", de "Rupture de Stock", de "Chipie", "Primitif", le "Youki" (où le claviériste s'éclate à mort et nous aussi, excellent), le "Sampa"... On atteint des sommets de poésie avec "J'ai pété" et de nostalgie avec un pot pourri de ses meilleures pubs !!! Il a même casé deux ovnis : "Maman flashe et Papa flippe" (incluant un bref passage de "Femmes à Lunettes") et "Poil au Tableau", une favorite de mes loupiots !

Le Gotainer est en voix, mais il ne saute pas partout pour cause de pied dans le plâtre ! Décidément, c'est pas son année au Richard... Mais bon, après son désistement pour convalescence en novembre, puis en mars dernier à  Armentières, ça fait bien plaisir de voir un si bon concert, avec des zikos qui assurent, une chanteuse excellente qui apporte une touche de comédie... Car ils s'amusent bien sur scène et ça se transmet au public. Un véritable bonheur... Bonheur de voix aussi, car ils ne sont pas avares en chœurs et harmonies, ce que je leur ai bien rendu, car j'ai chanté pendant quasiment tout le concert !

S'il faut des regret, c'est que j'aurais, et de loin, préféré un fabuleux "Polochon Blues" à la place d'un égrillard "Quéquette Blues", mais bon, ce n'est qu'un petit bémol de 4 minutes... Il manquait aussi quelques chansons de "Elle est pas belle la vie", qui est un superbe album... "Elle est pas belle la Vie" ou "Goodbye Marmite" avec ces musiciens-là, ça aurait eu de la gueule !!

 Deux heures de plaisir terminant en apothéose, évidemment, avec le "Mambo du Décalco".

Merci Richard... Et comme la musique, ça s'écoute, un extrait s'impose :


vendredi 1 juillet 2011

ZZ Top à Lille - 1er juillet 2011

Jamais je ne les avais vus sur scène, or c'est (avec Cheap Trick) le groupe dont j'écoute le plus régulièrement toutes époques et albums confondus... La décision s'imposait...

Et à cette date-là, il paraissait évident d'emmener ma filleule pour son anniversaire. J'aurais bien partagé ce moment avec mon amour, mais les concerts ne sont pas sa priorité. Tant pis.

En plus, belle surprise, le groupe qui faisait la première partie, c'était Thin Lizzy. Bon, sans être un grand connaisseur du combo irlandais, je savais quand même que Phil Lynott et Gary Moore seraient absents : ils le sont toujours depuis qu'ils sont morts, ce qui n'est pas très sympa de leur part... Je me demandai donc ce qui pouvait bien rester du groupe.
Je ne me le demande plus : le batteur et un guitariste, ça fait peu. Bassiste, lead guitariste et chanteur semblent 10 ans plus jeunes et paraissent tout droit sorti d'un groupe de hard, tatouages inclus...
Pour faire court, leur prestation étaient à la limite de l'inaudible. Le pire étant qu'ils n'avaient pas l'air de jouer faux et qu'avec une balance son honnête, ils auraient pu tirer leur épingle du jeu, mais le Zénith de Lille est une salle de merde où plus d'un s'est cassé les dents et ça demande un sacré boulot d'offrir un bon son. Visiblement, personne n'avait envie de bosse pour Thin Lizzy, et ça faisait de la peine d'avoir un groupe renommé face à soi  se démenant avec pour tout résultat une ignoble bouillie ou même leur hymne "Boys are back in town" était à la limite du reconnaissable.
Voici un extrait potable malgré tout, avec Jailbreak... Grosse déception en début de soirée et grosse peur aussi : et si la balance est aussi pourrie pour ZZ Top, ça fait une soirée et un bon paquet d'euros fichus en l'air !!!
(Pour le plaisir et par nostalgie, Gary Moore joue "Boys are back in Town" avec 3 autres membres du groupe et ça, c'est du miel pour les oreilles :)

Après le supplice Heavy Lizzy et les trois quarts d'heure d'attente règlementaire, nous sommes rassurés: le concert proprement dit démarre par Got me Under Pressure... La musique enfle dans le noir, seuls les micros éclairés de façon kitsch sont allumés et puis soudain ça pète, le son est parfait, Billly Gibbons et Dusty Hill avancent en rythme et nous gratifient au refrain de leur chorégraphie minimaliste... C'est parfait. Tout le concert est à l'aune de cette perfection, tout est millimétré, la moindre note, le moindre effet tombe à la seconde qu'il faut, c'est énorme, c'est magique... Ils sont monolithiques sur scéne, ils jouent et chantent à la perfection et quand ils bougent une épaule de 5 cm, ils le font en même temps et tout le public est emporté par le mouvement. C'est génial, c'est drôle, c'est jouissif. On en prend plein les oreilles, plein les mirettes...

Chapeau bas.

Ils peuvent revenir quand ils veulent : j'y serai...

Setlist:

Got Me Under Pressure
Waitin' for the Bus
Jesus Just Left Chicago
Pincushion
I'm Bad, I'm Nationwide
Future Blues
Rock Me Baby
Cheap Sunglasses
My Head's in Mississippi / I Need You Tonight
Hey Joe
Brown Sugar
Party on the Patio
Just Got Paid
Gimme All Your Lovin'
Sharp Dressed Man
Legs

Rappels :

La Grange
Tush

lundi 4 avril 2011

Un peu de musique 3

Status Quo à Lille - 1er avril


Non, ce n'est pas un poisson, les vieux de la veille étaient de retour ce beau jour... Et comme c'était le lendemain de mon anniversaire, je me suis vu offrir un ticket pour ce concert...
Le premier groupe que j'ai jamais vu sur scène, quand j'avais quinze ans, au même endroit (ou presque, la salle a été reconstruite)
Ils ont vieilli, j'ai vieilli, mais j'ai sauté sur place comme un fou, j'ai discuté avec deux petits jeunes très sympas, qui avaient quinze ans et dont c'était le premier concert, j'ai dansé, chanté, hurlé... J'avais fait une boule de ma veste et de mon gilet, que j'avais flanqué sur le sol et que je piétinais joyeusement (m'en fous, c'est moi qui fais la lessive) et je bondissais au son des accords de
boogie.
Il paraît que Status Quo ne sait jouer que trois accords... Ok, mais c'est les bons !!
Pas besoin de s'emmerder avec des trucs compliqués : ils ne se font d'ailleurs pas chier à changer la set-list, d'après ce que j'ai vu sur les sites anglais où les fans, excédés, les traitent de fainéants pour jouer encore et toujours le même set...
Moi, je m'en fous, je ne les ai pas vus depuis 5 ans, alors, le set ne m'a pas dérangé, au contraire !! 3 ou 4 chansons récentes (chiantes) noyées dans la masse des chansons formidables tout droit sorties des années 70... C'est bon, je meurs... Quel plaisir que ce concert !!!
Un peu d'inquiétude pour Francis Rossi, tout maigrelet, aux cheveux courts, qui portait la main à son cœur régulièrement, comme s'il voulait en calmer l'emballement et qui sautaient des phrases dans les chansons, comme pour reprendre son souffle... J'espère pour lui qu'il avait juste attrapé la crève en ce début de printemps, car il semblait un peu au bout du rouleau... Enfin, j'exagère un peu : on verra sur la vidéo qu'il sait encore sauter sur place !!!

La setlist :
Caroline
Something about you baby I like
Rain (p..., j'ai sauté jusqu'au plafond)
Don't drive my Car
Mean Girl/Softer Ride (I ain't go working no more ! Lol ! That's true)
Beginning Of The End
Hold you back
Just proposing medley
The Oriental
Creepin' Up On You
Living on an Island (Urk, je commence à me refroidir)
In the Arny Now (Je m'endors)
Drum solo (thank you Matt)
Roll over Lay Down (Wow, je suis réveillé)
Down Down (C'est bon, en sueur de nouveau)
Whatever you Want
Rockin'all Over the World
Dont' waste my time
Rock & Roll Music / Bye bye Johnny.
En sortant, j'ai volé l'affiche sur le mur de la salle... 15 ans de nouveau...
Et puis je suis tombé sur l'affiche de...
ZZ Top le 1er juillet ! Ouaouh !!!!!!!!!!!!!!!

jeudi 6 mai 2010

Los Lobos - Ancienne Belgique - Bruxelles

Ah le beau temps des concerts se réduit comme peau de chagrin quand on a des enfants en bas-âge... Heureusement, ils poussent vite et on peut retrouver de temps en temps le chemin des salles...
Quand c'est pour aller voir un groupe mythique (même si en fin de compte peu de gens connaissent) et original comme Los Lobos, c'est tant mieux...

Sans être un grand fan, je suis tombé sous le charme il y a quelques années des deux albums "Colossal Head" et "Kiko" et ils passent assez souvent à la maison et plus encore dans la voiture, j'ai eu le plaisir de voir que ma Douce avait aussi envie de les voir...

 
C'est ainsi que nous sommes partis à Bruxelles ce mardi 4 mai, après avoir laissé les enfants à la garde d'une jeune fille (avec un petit pincement au cœur : on s'attache à ces petites bêtes là). Conduite de rêve, kilomètres avalés en douceur, pas d'erreur pour trouver la route, cinq minutes pour trouver une place minuscule, un créneau parfait... Nice and smooth...
Entrée dans la salle, pas très pleine, pour les deux ou trois derniers morceaux d'un groupe local, dont je ne sais pas le nom et qui se faisait (et nous faisait) plaisir, avec du boogie rock bien sympa.
Ensuite, la demi-heure règlementaire de préparation des instruments, puis David Hidalgo entre sur scène... Bon sang quel monstre ! Qu'il est vieux ! Mince !
Remarquez, j'ai acheté mon premier album des Lobos à l'armée, en 1984, donc, forcément, ils ont quelques kilomètres au compteur, faut que je m'y habitue : je n'ai plus non plus le look d'alors, snif.

Le reste du groupe suit et démarre avec un rock au rythme d'acier. Wow, ça va être du bon.... Mais il en manque un... Mince alors... Où est César ? A la première occasion, le public pose la question et on apprend que son papa a des problèmes de santé et qu'il s'est envolé pour L.A. pour s'en occuper... Ouf, on a dû passer pas loin de l'annulation, heureusement que c'est pas un trio, il restait assez de musiciens pour assurer...
 
Et pour assurer, ils assurent... Rock, blues, musique mexicaine, tout y passe, malgré l'absence de Cesar Rosas qui "plombe" un peu la partie acoustique/traditionnelle du concert. Du coup, les morceaux sont plus centrés sur David Hidalgo et Louie Perez a très peu de soli...

Quasiment deux heures de concert, des sourires et du plaisir partout dans la foule... Un moment qui m'a enchanté ! J'espère qu'ils tourneront encore en Europe, car j'ai hâte de voir maintenant le groupe COMPLET...
LOS LOBOS RULES
 
 
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