Le blog paresseux du Bird... Des criticules rapides de mes lectures, mais pas seulement... Et même, peut-être, ça finira par ressembler à un vrai blog...
;-)
Je trouvais assez rigolo de lire un polar se passant à
Amsterdam pendant qu’on était en vacances juste à côté. Ça
permettait de découvrir un polar différent, pas vraiment nordique,
pas vraiment de chez nous... Malheureusement, je suis resté très
étranger au roman, trouvant l’humour un peu fade, les situations
peu crédibles et les personnages principaux peu intéressants.
Je suis arrivé tant bien que mal au bout du bouquin,
mais j’aurais sûrement gagné du temps (et évité de la
frustration) en l’inscrivant directement en tant que membre éminent
du Club de la page 30...
Inutile que je vous dise où nous passons nos vacances, je pense que la photo parle d'elle-même...
Nous sommes au même endroit que l'an passé et nous nous délectons des paysages merveilleux, des moulins et des pistes cyclables de l'autre pays du fromage...
C'est amusant de constater que notre Isidore a grandi : l'an passé, il était incapable de dire "foulque" et chaque fois qu'on en croisait un (à peu près toutes les cinq minutes, donc), on prenait plaisir à crier "Foulque" pour le plaisir de l'entendre répondre "Flouque" !!!
Cette année, qu'on crie l'un ou l'autre, on n'obtient qu'une question : "Pourquoi vous criez ça ?"
A bientôt pour un deuxième instantané de vacances...
Moi
qui n'ai jamais lu un Jules Verne (je sais, j'ai de ces lacunes...
J'ai commencé Michel Strogoff quand j'étais petit, mais je ne suis
pas allé bien loin), je suis très familier de ce titre à cause de
l'adaptation de Philippe de Broca, avec notre Bébel bational. Une
adpatation qui devait bien être rediffusée un noël sur deux dans
mon enfance et probablement même à d'autres époques... C'était
largement mon film favori et quand il passait à la télé, il
n'était pas question de regarder autree chose. L'épopée burlesque
d'Arthur Lempereur suivi avec résignation par un magnifique et digne
Jean Rochefort et le trépignant Paul Préboist (avant sa déchéance)
et son acolyte (dont j'ai oublié le nom, je me demande quand même
si ce n'était pas Aldo Maccione) en parfaits imbéciles, réjouissait
mes jeunes années et me faisaient hurler de rire...
Je
l'ai téléchargé et montré à mes filles et apparemment, cela
garde une certaine magie pour les moins de dix ans... D'ailleurs j'ai
encore bien aimé...:-D
Bref,
j'avais beau savoir que c'était tiré de Jules Verne, je ne m'étais
jamais posé la question : comment un roman de la fin du XIXe
siècle a-t-il pu produire un si parfait exemple de la comédie
farfelue à la française des années 70 (dont les tribulations
étaient l'alpha et les films des Charlots l'omega) ?
Disons-le tout net, l'histoire est curieusement assez
respectée. Le riche Kin-Fo s'ennuie misérablement et espère vivre
une grande aventure dans le mariage. Il apprend alors qu'il est ruiné
et, pour mettre sa chérie à l'abri du besoin, il contracte une
assurance en béton et confie à son ami philosophe, et ancien,
Taiping Wang le soin de le faire disparaître... Apprenant par la
suite qu'il n'est pas ruiné, il tente à tout prix de faire annuler
son « contrat de mort », mais Wang est introuvable...
Evidemment le roman de Verne, même s'il n'est pas dénué d'humour,
est à cent lieues de la pochade de De Broca... Les personnages sont
Chinois (ce qui permet de comprendre enfin le titre!), mais les
sentiments sont très naîfs « à la XIXe »... L'amour
est inconditionnel et se déclenche en quelques secondes, les
loyautés aussi... Les tribulations des personnages donnent au
romancier la possibilité de décrire en long et en large villes et
paysages, ce qui, à la longue, m'a un peu saoulé, il faut le
dire... J'ai donc connu de grandes glissades, comme en montagne, sur
certaines descriptions, zzzzip, décrochage, glissade et rendez-vous
à la page suivante...
Cependant,
j'ai quand même bien apprécié ce petit voyage historico-romanesque
et je lirai sûrement un ou deux autres volumes du vieux Maître...
Dans
la série « si tu ouvres cet e-book, tu le lis », j'ai lu
l'autre jour ce sympathique petit thriller horrifique, avec son
policier indien chassant les esprits mauvais... Bon. C'est un peu
léger, les personnages n'offrent pas vraiment une grande résistance
au surnaturel (genre « ça alors ? Non, qu'est-ce qu'on
fait ? »), je dirais que ça se lit comme on regarde une
série : rapidement, en y prenant du plaisir, mais sans
intention d'y retourner...
C'est
déjà pas si mal, quand on pense au nombre de membres du Club de la
page 30
Pas vraiment attiré par le roman dont un si mauvais
film de Verhoeven avec Demi Moore a été tiré, je me suis lancé
dans la lecture de Strip Tease après en avoir lu des louanges sur le
forum des vilains pirates d'ebooks. Curieux, comme d'habitude, je me
suis laissé tenter et je n'en ai pas été déçu.
Solide roman policier à l'américaine, pas vraiment
policier en fait disons "Thriller" (j'ai du mal avec les étiquettes), mettant en scène Erin, stripteaseuse par
obligation se battant pour garder la garde de sa fille avec son ex,
loser et voleur. Il y a des morts, des bagarres, des gardes du corps,
des tueurs, des avocats, des politiciens (et même des stripteaseuses)... C'est l'Amérique des
séries et des films... C'est surtout à la fois très terre à terre
et bourré d'humour et de personnages déjantés, parfois un peu too
much...
J'ai adoré le garde du corps monolithique et ses
tentatives pour « gagner le gros lot » en faisant un
procès à un géant de l'alimentation pour avoir trouvé un cafard
dans son yaourt (cafard qu'il a soigneusement introduit lui-même
évidemment) ou l'ex-mari spécialiste des vols et reventes de
fauteuils roulants dans les hôpitaux et maisons de retraite... Un
peu moins le politicien queutard et débilissimme dont on doute qu'il
puisse, même aux USA, arriver à ce poste en étant aussi con...
Mais on aurait pu dire ça aussi de Sarko il y a quelques années,
alors pourquoi pas ?
Strip Tease s'est révélé un très bon roman et j'ai
engrangé d'autres livres de Carl Hiaasen pour un usage ultérieur ;-)
Ah, au fait, je n'ai jamais vu le film Strip Tease
(d'Andrew Bergman) et le mauvais Verhoeven, c'était Showgirls !!! :-P
Ah ! Super-titre ! Bravo Philippe, je me félicite... On dirait un titre de super-événement médiatique humanitaire...
Contrairement à John Brunner, je n'ai pas une mémoire eidétique. J'aurais plutôt une mémoire sélective. Il y a des tas d'événements, de dates ou d'anecdotes, qui restent dans un coin de ma tête, prêts à sortir (ce qui me permet de briller au Trivial Pursuit, somme de connaissances inutiles). Et puis il y a des trucs qui s'effacent irrémédiablement. Des gens, des discussions, des heures de rendez-vous (surtout des heures de rendez-vous). Il y a aussi des choses qui refusent de s'effacer (comme la malveillance, la bêtise et le mépris d'un inspecteur de l'éducation nationale prêt à abuser de son pouvoir pour... quelle raison au fait ?). Et puis il y a les bouquins... Et là, c'est pareil, pour certains je me souviens bien de l'histoire et des scènes marquantes, pour d'autres je n'ai malheureusement pas d'autre souvenir que de savoir que je les ai aimés ou non. Et ça, ça m'énerve...
Je vous vois venir... Non, ce n'est pas une question d'âge s'avançant inexorablement (même si ça n'aide sûrement pas), ça a toujours été le cas et je ne sais pas trop pour quelle raison... En tout cas, pour limiter les dégâts, j'ai une technique qui en vaut une autre : j'écris des criticules sur ce blog !
Bon, c'est une méthode assez moyenne, parce que je vous livre surtout mon sentiment sur les livres en essayant de ne pas en faire un résumé (parce que ça m'énerverait de lire le résumé d'un livre qui m'intéresse dans une critique... C'est normal et inévitable de livrer quelques éléments, mais dès que ça entre dans les détails, je fuis : l'auteur les a donnés mieux que le critique !)
Ce qui est rigolo, c'est qu'en aménageant le nouveau bureau à la maison cet été, j'ai retrouvé un gros paquet de fiches... Mes critiques de bouquins datant de mes quinze/dix-sept ans ! Il n'y avait pas internet et du coup j'avais la modestie de garder ces fiches pour moi au lieu de les étaler au monde entier (et au trois ou quatre lecteurs de ce blog)
Il n'y a que des livres de SF sur ces fiches, j'étais plus exclusif que maintenant...
Comme j'ai relu le Livre d'Or de la SF de John Brunner, j'ai eu la curiosité de regarder ce que j'en avais pensé dans mon adolescence... En gros, je n'ai pas aimé les mêmes, mais j'étais plus enthousiaste sur des textes qui m'ont paru plutôt banal maintenant... Un peu plus blasé, peut-être...
Après plusieurs expériences heureuses en "polars nordiques", j'ai séché un peu sur le polar Islandais, avec Arnaldur Indridasson. Je n'ai lu que "La Femme en Vert", il y a un an, et j'ai aimé cela assez moyennement. L'intrigue était plutôt réussi, mais le côté sordide de la vie quotidienne du héros, la noirceur ordinaire imprégnant le bouquin m'ont un peu refroidi.
On m'a dit grand bien des autres romans et Claude, elle, a bien aimé celui-ci, donc je les ai achetés et me suis procuré les e-books (oui, les deux). On verra bien quand j'aurais envie d'y plonger...
En attendant, je me suis procuré les deux premiers romans de Thorarinsson (je devrais dire d'Arni, puisque j'y ai appris que les Islandais n'ont pas de noms de famille... Si leurs noms finissent par "son", c'est pour dire "fils de" (et "dottir" pour "fille de"...))
Le moins que je puisse dire est que je ne suis pas emballé...
Le personnage central est un journaliste déplacé en province par sa rédaction et qui tente de trouver ses marques en enquêtant sur la mort d'un jeune lycéen (ça c'est idiot : il n'y en a pas beaucoup de vieux), coqueluche de tous et acteur dans une pièce qui allait juste se jouer... S'y greffe la mort d'une dame durant une expédition surprise genre "stage de survie", mort peut-être pas accidentelle...Les personnages sont bien définis et crédibles, le livre est bien écrit, mais l'action se traîne incroyablement. On est déjà à la page 100 quand l'éventualité d'une mort non accidentelle pour la femme est évoquée (alors qu'on sait depuis la page 3 que ça va être le cas !!!) C'est sûr que c'est une approche réaliste d'une enquête policière qui doit probablement bien plus ressembler à ça qu'à une course poursuite revolver au poing à la Harry Bosch, qui reste un personnage de roman, mais c'est nettement moins prenant pour le lecteur...
Heureusement, comme je vous le disais, les personnages sont assez crédibles et c'est bien tourné... Je ne me suis pas ennuyé, même si j'ai trouvé ça un peu long. Paradoxal... C'est peut-être aussi l'effet "découverte"... Sachant à quoi m'attendre, je goûterai peut-être davantage le suivant...
Et voilà, c'était déjà avant-hier, un jeudi frénétique avec plein de contraintes de la vie quotidienne, qui s'est transformé en virée musicale parfaite...
Départ à 16h30 précises, ce qui ne m'arrive jamais, d'habitude je tourne en rond pendant une demie heure avant de décoller; là, j'étais prêt, plein d'essence fait, pique-nique dans le sac... J'avais même une carte imprimée via Google Maps indiquant la route de la salle, à Anvers !...
Arrivé au premier rendez-vous avec mon vieux copain Domi un peu après 17h sur le parking de Carrouf Lomme, puis on roule sur une autoroute chargée mais fluide. Courtrai, Gand, Anvers... Pardon : Kortrijk, Gent, Antwerpen... Il est 18h10 quand on quitte la ligne bleue dessinée sur la carte, on entre dans Anvers, je fais 3 rues puis j'arrête un autochtone, qui ne parle pas français. On baragouine en anglais, il me dessine au dos de la carte un second itinéraire pour trouver le Musiekcentrum... Quarante minutes plus tard, et malgré l'incident du sens interdit (que je n'ai pas pris jusqu'au bout, j'ai pu faire demi-tour), on a bien 20 minutes d'avance sur l'ouverture des portes. Cool.
Nous sommes en Belgique, donc, dans une bonne salle de concert parfaitement conçue pour recevoir des groupes de moyenne envergure. Je placerais la jauge à 1000 / 1500, à vue de nez. le sol est couvert d'un balatum épais et la fosse est délimitée par une marche, puis quelques autres, ce qui garantit aux spectateurs du fond de voir aussi bien que les autres. Génial.
je ne cherche pas, je me mets à ma place habituelle devant la console. Un peu plus devant en fait, sur la première marche. Inutile de dire que c'est la meilleur place de la salle : je peux avoir une vue d'ensemble de la scène tout en distinguant parfaitement les traits de chaque musicien. léger décalage sur la droite de façon que le chanteur et le batteur ne soit pas dans le même axe. Je veux toujours voir tous les musiciens...
Ultravox entre en scène à 20h30 avec les premières notes de clavier de Brilliant. Le son est excellent dès le départ, malgré une faiblesse sur le micro de Chris Cross, ce qui nous privera des backing vocals sur les trois premiers morceaux. Les lumières sont belles, Midge Ure a une superbe voix et merde, je suis en train de voir ULTRAVOX... Non, sans déc', pour de vrai. Je suis dans une espèce de transe incrédule...
Un peu d'histoire Birdienne :
Dans les années 80, jeune instit' soucieux de dépenser tout son argent durement gagné (enfin gagné avec une honteuse facilité tant j'aimais ça), je voyageais deux à trois fois dans l'année à Londres, afin de remplir des sacs à dos de comics et de disques. De vrais disques, bien sûr, des vinyles, en 33 et 45t, même si je ne dédaignais pas les CD dont c'était le plein essor (et qu'on trouvait là-bas à des prix défiants toute concurrence, avec en plus un choix sans équivalent dans notre pays arriéré). A cette époque, j'écumais les disquaires d'occase pour rafler tout ce que je trouvais d'Ultravox, car ils faisaient partie de ces rares groupes généreux qui livrent plein d'inédits en face B... Ma collection de vinyles (en vous faisant grâce des EP et, bien sûr des incarnations précédentes d'Ultravox, le groupe de John Foxx n'ayant pas grand chose à voir avec celui de Midge Ure) :
En 1987, vivant à Roubaix, dans un logement de fonction, j'achetai un numéro de Best à la maison de la presse... Et, en pleine rue, lisant la dernière page avec les dates de concert, je découvris avec horreur un concert d'Ultravox, 15 jours plus tôt !! Vu le peu de débit qu'il avait, le libraire n'était guère empressé à tenir les stocks de sa boutique et je venais, sans m'en apercevoir, d'acheter le Best du mois précédent... Et je rageai de les avoir loupés... Et plus encore quelques mois plus tard, quand je sus qu'ils s'étaient séparés. Fini-ni-ni, je ne les verrais jamais plus...
Colossale surprise vingt ans plus tard, quand ils décidèrent de se réunir pour une tournée "Return to Eden", que je ratai également... Mais le plaisir de les savoir de nouveau ensemble, assorti de la production d'un album très sympa cette année me rassurait : ce n'était pas fichu...
Alors jeudi, dans la salle, quand "New Europeans", puis "Mister X" suivirent Brilliant, je n'avais pas seulement envie de danser, j'avais de la lumière dans les yeux (appelez-moi Scott Summers) et un pincement au cœur...
Bon, bien sûr, ce n'est pas le groupe d'il y a 20 ans. ils ont tous passé la soixantaine, Midge Ure a une voix puissante, mais pas l'agilité vocale qu'il avait alors, il triche en échangeant les notes un peu hautes contre celle une octave plus basse et il ne tient pas les notes longues, mais on s'en fout, l'horloge est la même pour tous et le groupe que j'ai vu jeudi avait plein d'énergie, un son d'enfer et ils ont alignés les morceaux en deux sets (une heure, puis une heure et quart) qui m'ont laissé heureux...
Domi m'a gentiment offert le CD live spécifique à la tournée... Ah les malins, non seulement on a vu un excellent concert, mais en plus on repart avec la photo-souvenir musicale...
A la sortie, j'ai tenté de piquer une affiche dans le hall, mais c'était trop bien scotché et je n'ai pas osé tout arracher... D'autant que ce n'était pas une affiche d'Ultravox que je voulais piquer, non, c'était une affiche d'ADAM ANT !!!
Oui, vous avez bien lu : Adam Ant est encore vivant et il tourne... Et comme il doit être comme chacun de nous, nostalgique, je suis bien certain qu'il doit donner un set composé des excellents morceaux de ces débuts, plutôt que des grosses daubes des années 90 dont il n'a pas vendu plus de trois exemplaires...
Bref, c'est le 7 décembre, le même soir qu'IQ... Et j'ai déjà quasiment plus envie d'aller voir Adam Ant pour la première fois qu'IQ pour la quinzième... Oh la la, j'ai des fourmis dans les jambes... (André va encore se marrer, m'en fous j'assume : j'adore Adam Ant et plus encore Adam and the Ants !)
Comme je ne me souviens pas de tous les titres des Bosch
que j'ai lus, ayant saisi la série à bras le corps sans souci de
chronologie, je ne me souvenais pas si j'avais lu celui-là.
Dans le doute, comme j'ai décidé de les lire dans
l'ordre, je l'ai entamé...
Dès l'introduction, je reconnais l'arôme : oui,
je l'ai déjà lu... Mais comment le lâcher ? C'est tout
l'inverse de la page 30, c'est un Connelly des débuts, la Rolls
Royce du polar. Tout ce que j'aime est là-dedans : une histoire
solide, des fausses pistes crédibles, des personnages en béton (ha
ha, trop facile) avec des réactions humaines, des intrigues
secondaires pas envahissantes...
Bref, je ne l'ai pas lâché et je l'ai relu avec joie !
Le prochain dans l'ordre chronologique, c'est Le Dernier
Coyote. Et celui-là, je me souviens très bien l'avoir lu :
c'est mon premier Bosch... Vais-je le relire ?
Ok... J'avoue... J'ai continué à me lire la série des
Mediator de Meg Cabot... Et j'aime beaucoup ça... Bien sûr, c'est
un peu « systématique » dans le style, mais cela
fonctionne très bien avec l'ambiance « Buffy » de la
série....
D'ailleurs Susannah Simon est confrontée à un vampire,
si on veut, dans le tome 2 et aident des spectres qui ne le méritent
guère dans le tome 3...
A son petit niveau, elle découvre que la responsabilité
des héros n'est pas toujours simple à gérer. C'est profond comme
un comic Marvel ;-)
En tout cas, ça remplit parfaitement son propos :
offrir une heure de lecture limpide pour se détendre et s'amuser.
Enfin, dans mon cas (désespéré)... Il faudrait voir comment les
« cibles du livre » (les filles de 12/15 ans) perçoivent
la chose : j'ai un peu de mal à me faire une idée...
J'ai eu plusieurs envies de post ces derniers jours, mais je retombe dans mes travers habituels : je tempère, fais autre chose, caresse de nouveau l'idée, commence à réparer un ordi, laisse tomber, entreprends de remettre de l'ordre dans le dossier des Mp3, j'écoute un album, je l'efface, un deuxième, je le déplace dans le dossier "Musique" officiel, je le liste, je me lasse, vais lire un peu et pouf, vous avez perdu un article de blog...
(Vous me direz, en lisant celui-là, "la belle affaire", mais bon, il n'empêche, j'avais fais de beaux efforts ces deux derniers mois ;-) )
Tant pis, j'ai autre chose qui m'a traversé le cerveau tout à l'heure... Un souvenir.
Mon vieux copain André qui revenait d'une virée à Londres, au début des années 80, s'arrêta à la maison pour finir en beauté son voyage par un peu de campagne du nord...
J'habitais encore chez mes parents et je nous revois dans ma petite chambre, lui allongé sur mon lit, moi sur ma chaise face à l'abattant de mon "secrétaire" fabriqué par mon père couvert de paperasse et dont on ne voyait pas un centimètre de bois (je range toujours mon bureau de la même façon de nos jours). Il sortait de son sac les merveilleux vinyles qu'il avait trouvé... et dont on ne se rappelle probablement pas, ni l'un ni l'autre...
Sauf un dont j'ai un souvenir aigu, et pour cause... Il s'agissait du premier album d'IQ, "Tales of the Lush Attic", dont on lui avait dit grand bien et qu'il était impatient de découvrir... La pochette m'intriguait avec ses personnages semi-réalistes imbriqués les uns dans les autres.
Dès les premières notes, j'ai été happé par la musique de ce groupe... On a apprécié, tout en nous rendant bien compte qu'on marchait sur un terrain connu... On écoutait, tout en lisant des fanzines qu'on avait étalé sur le lit et de temps en temps, une note nous accrochait l'oreille et l'un ou l'autre levait la tête et disait "Genesis"...
Et c'est vrai que la filiation était évidente, mais le "néo-prog", comme il avait été baptisé, devait bien s'inspirer de l'ancien, sans quoi il aurait fallu lui trouver un autre nom... Et il y avait tellement plus dans cet album qu'une simple resucée.
Je suis tombé en amour de ce groupe, doucement au début, mais dès 1985 je les voyais sur scène au Grand Rex... Et puis une autre fois. Et encore et encore... Je les ai vus à Paris, à Bruxelles, en Hollande, à Londres, je les ai vus en première partie de Magma (t'en souviens-tu André ? On s'est barré pendant le concert : on était venu pour IQ... Et le lendemain, on les coursait dans un supermarché pour leur soutirer un autographe, la honte !)
Je les ai vus pour leur 20e anniversaire (à Paris), pour leur 30e (en Hollande) l'an passé, et j'ai été un petit peu déçu pour la première fois depuis longtemps, mais ils jouent de nouveau à Zoetermeer le 07 décembre et je cherche une raison raisonnable de m'empêcher d'aller les voir... C'est loin, ça revient cher, c'est pas sérieux, j'aurais vu Arno 4 jours plus tôt...
Et merde, pourtant j'ai très, très envie de me plonger de nouveau dans l'ambiance extraordinaire de leurs prestations, dans leur musique dont je ne me lasse pas, dans le plaisir de les voir s'amuser sur scène...
Si vous ne les connaissez pas, n'hésitez pas à cliquer sur les vidéos, mais attention, c'est du prog, prévoyez d'y rester un moment si vous voulez entendre tout le morceau ;-)
Longtemps j'ai ignoré les romans policiers... J'en
lisais bien quelques uns, mais je n'y étais pas accro. C'est Claude
qui en « consommait » plus que moi et je suivais le
mouvement, par curiosité. C'est probablement la redoutable
efficacité des polars de Michael Connelly et l’opiniâtreté de
son Harry Bosch de héros qui ont contribué à me faire rechercher
et lire de plus en plus de policiers.
Petit à petit se dessinent des constantes dans mes
« coups de coeur » et mes rejets... J'aime les enquêtes,
construites, avec recherches, interrogatoires, coups de théâtre
(mais pas trop, je n'aime pas le sensationnel pour le sensationnel).
Je n'aime pas les romans où le héros attend
passivement que l'énigme se résolve seule, se contentant de se
promener au long du roman en posant quelques questions. Pour cette
raison, je n'ai pas aimé le Maigret que j'ai lu pour essayer (exit
Simenon), pas plus que l'aventure du Commissaire Brunetti (exit Donna
Leon) ou celle de Pepe Carvalho (exit Montalban)...
J'aime bien les personnages qui suent et qui souffrent,
qui cherchent, qui se trompent, les intrigues bien construites avec
explications gigognes. Bosch, Wallander, Temple Sacré de l'Aube
Radieuse (héhé) sont de beaux personnages ; E. Georges,
Mankell, Indridason, Läckberg m'ont réservé de bons moments...
Mais je n'en suis qu'à mes premiers pas dans le domaine
et il y a quantité d'auteurs, grands ou petits, que je n'ai jamais
lus... Aussi j'ai abordé ce premier « Matt Scudder » de
Lawrence Block avec le petit pincement qui accompagne les
nouveautés... Allait-il rejoindre rapidement le Club de la page 30
ou me donner quelques frissons ?
Chic, c'est la deuxième solution qu'il faut retenir :
un petit roman vif et sans gras, un héros avec une histoire
classique de roman noir : divorcé, ancien flic et détective
non officiel. Il est engagé sans l'être pour découvrir qui était
une jeune fille qui a trouvé la mort peu de temps auparavant. C'est
sombre, mais pas triste, direct et sobre (peut-être un peu trop
direct, mais bon)... C'est amusant, parce que l'intrigue m'a fait
pensé aux « Mers du Sud » de Montalban. Une enquête sur
une personne décédée. Mais là où Carvalho se promène mollement
entre deux repas et deux parties de jambes en l'air, Scudder enquête,
reconstitue le parcours de la morte et de son assassin présumé avec
simplicité et persévérance. Du roman policier comme je les aime...
Les livres pour enfant de Gudule sont plutôt réussis.
Sans langue de bois, plutôt irrévérencieux, les enfants les
apprécient et j'ai dû les raconter de nombreuses fois (en
particulier « l'école des bébés »).
J'étais donc curieux de lire ce qu'Anne Duguel, son
alter-ego pour adultes pouvait produire.
Bizarrement, l'éditeur a choisi (avec son accord ?
Pour « profiter » du renom de Gudule, renom qu'Anne
Duguel n'a pas?) de publier ces nouvelles pour adultes sous son
pseudo jeunesse. Bon, qu'importe, ça ne faisait pas de différence
pour moi...
Je me suis donc acheté celle-ci « pour
essayer »... Et j'ai essayé... Je suis même allé au bout de
ce texte foutraque, mélange de SF, polar et horreur, absolument pas
crédible, grotesque, malsain et même ennuyeux. L'auteur y laisse
parler ces fantasmes et ils ne sont pas très reluisants. Une
psychanalyse reviendrait sûrement plus cher qu'une séance
d'écriture, mais elle aurait l'avantage de ne pas venir flanquer la
nausée à ses lecteurs.
Peut-être que je n'ai pas eu de chance et que je suis
tombé du premier coup sur la pire de ses nouvelles. J'en ai deux ou
trois autres, que je testerai peut-être plus tard. En attendant, je
ne regarderai plus les textes de Gudule, adulte ou jeunesse, de la
même façon...
Deuxième aventure d'Harry Bosch, ce roman de l'époque
où Connelly écrivait avec intensité montre notre héros comme on
le préfère : au bas de la pente, hargneux, en lutte contre sa
hiérarchie pour faire éclater la vérité, même si elle ne plaît
pas à tout le monde.
L'enquête, dense et bien documentée, envoie Bosch au
Mexique sur les traces d'un collègue mort, collègue plutôt ripoux,
dont la jeune veuve ne laisse pas Harry indifférent.
Avec l'entrée au collège d'Eléonore, entrée
libératrice si l'en est, étant donné la misérable dernière année
d'école primaire qu'elle a vécue sous la férule d'une maîtresse
Steampunk (une survivance de la pédagogie du XIXe siècle
égarée au XXIe, mais peut-être est-ce de l'uchronie ?
Je laisse aux spécialistes le soin de statuer), avec cette entrée,
donc, porteuse de tous les espoirs (que je lui souhaite de ne pas
voir déçus, mais, statistiquement, sur dix profs, même si elle a
les inévitables têtes de con qui fourmillent dans l'éducation
nationale, il devrait y en avoir un certain nombre tout à
fait potable), avec cette entrée, re-donc (et il va falloir que
j'arrête les digressions, à part celle-ci qui est voulue pour faire
un gag idiot), est arrivé le premier travail de l'année qui l'a
fait sourire : lire un livre en entier pour le 30 septembre.
Le lendemain, elle avait fini de lire « L'affaire
Caïus » et elle nous le passait en disant « c'est bien,
vous pouvez le lire. » Dont acte...
Ce livre, écrit par un auteur allemand expatrié aux
USA, est un sympathique roman policier historique. Rufus se fait
renvoyer de l'école pour avoir provoqué une bagarre en écrivant
sur sa tablette « Caïus est un âne ». Quand la même
inscription est découverte le lendemain sur le mur du Temple de
Minerve, la culpabilité de Rufus est évidente. Seulement ce n'est
pas un enfantillage, c'est un crime passible de prison, surtout que
le père de Caïus, sénateur, n'est pas très heureux de voir
brocarder sa progéniture sur les murs de la ville. Oui mais Rufus
jure à ses amis qu'il est innocent : eux seuls seront à même
de mener l'enquête visant à établir la vérité.
Très agréable à lire, avec ce qu'il faut de sérieux
et de fantaisie, tout en étant très classique de facture, il est
facile de voir pourquoi il est donné à lire « en classe »,
on imagine bien le film qu'on pourrait en tirer, façon le Club Antique des
Cinq enquête à Rome... Un chouette bouquin pour les plus jeunes...
Heureuse surprise que ce roman policier où Frère
Cadfael résout une enquête sur un meurtre dans son Pays de Galles
natal, sur fond de transfert de reliques sacrées vers une abbaye.
Ça se passe au XIIe siècle et notre héros, moine
Bénédictin, a apparemment bien vécu avant d'entrer dan les ordres,
ce qui lui donne une expérience qui, associée à son sens du
jugement très sûr, le mettent en position de jouer les
détectives... Ça tombe bien, puisqu'il va en résoudre vingt des
énigmes au cours des quasi-vingt années au cours desquelles
l'auteur a écrit cette série.
Bien troussé, amusant et élégamment écrit, ce roman
est un petit régal. Me voilà destiné à suivre une nouvelle
série... Amen !
(Je vous laisse le plaisir de comparer la misérable cover française (et encore, j'ai choisi la moins mauvaise de toutes les nombreuses éditions) et celle du livre anglais (on dirait du Barry Smith)...
Intrigué par le commentaire d'AFR sur son blog, j'ai fini, après des années de résistance par créer un compte Facebook, juste pour "aller voir"...
Bon. J'ai vu. Vu la page de JDB, vu celle d'André et quelques autres, qui visiblement n'utilisent pas "à plein" toute la puissance de VisageLivre... Et je me demande encore et toujours : à quoi ça sert ? Qu'est-ce que ça apporte de plus qu'une page de blog ? J'ai l'impression d'être un Indien dans la Ville : regardant autour de moi des gens d'une autre culture faire des choses incompréhensibles. Comme l'Indien, je suis à la fois un peu amusé, intrigué, méprisant, curieux...
En tout cas, le meilleur moment de cette brève visite Facebookienne a été celui-là :
S'il a fallu attendre le 14 juin 2011 pour que ces deux-là deviennent enfin amis, c'est qu'ils sont vraiment d'une timidité maladive !!! Heureusement que ça finit bien, comme à Hollywood.
Facebook, c'est quand même une grande invention...
Pour une fois, je vous emmène dans la folle sarabande de mon existence d'homme au foyer...
Première difficulté, ce matin, se lever à 7h30. Je sais, il parait qu'il y a plein de gens qui se lèvent plus tôt. Ma douce et tendre compagne elle-même se lève à 6h30, c'est d'ailleurs elle qui vient me faire un bisou pour me tirer du sommeil. J'attends encore 5 minutes que mon doudou vienne m'en faire un aussi... Encore cinq minutes, puis je me lève, les filles ne me font plus de bisous au lit depuis qu'elles ont leur chambre en bas... Je me traîne jusqu'au petit déjeuner... Ça fait plus de 50 ans qu'il faut me lever le matin et je n'y suis toujours pas habitué...
9h, il faut conduire les enfants à l'école... Je me dépêche d'amener le petit, la grande est déjà en retard. 9h 10, j'ai rendez-vous chez le kiné dans 5 minutes. Tant pis, je m'arrête à la Poste pour envoyer un recommandé et acheter quelques timbres... Bien entendu, l'ordinateur ne fonctionne pas (ben tiens) et faut que je lui rende les timbres pour qu'elle les re-bippe.
9h25, j'arrive avec dix minutes de retard chez le kiné. Je sonne, entre, attends... Puis je vois un petit papier dans l'étui de ma liseuse "rendez-vous vendredi 28, 9h15." Ah. Il s'avère que j'ai quatre jours d'avance. Bon, chic, c'est pas courant...
Tout compte fait, je vais pouvoir faire les courses à Carrefour. Zut, j'ai pas la carte Pass, c'est Co qui l'a. Mince, j'ai pas non plus ma pochette, je pensais l'avoir mise dans la voiture... Je retourne à la maison, je cherche. Bof. Rien. Tiens, le téléphone clignote, je vas écouter le message : "Philippe, c'est Fanny (la maîtresse du CM1). Laureline a ta pochette, tu peux passer quand tu veux." Mouais. Lolo a dû la prendre en même temps que son cartable... Grrr... (Au final, c'était plus simple que ça : je l'avais laissée par terre dans la classe après la réunion de rentrée samedi matin. Hem. C'est pas comme si y avait tous mes papiers et mes cartes dedans... Ah, ben si, tiens !...)
Enfin, je peux filer vers Carrefour. Avant, je m'arrête chez Lidl, même pas peur. Je me suis rendu compte que les jus de fruit y sont vachement bons. Alors vive le discount... Puis, Carrefour. J'ai des tickets de concert à récupérer... Zut, j'arrive à l’accueil une demie seconde après un couple de petits vieux... Ils mettront plus de vingt minutes pour se faire rembourser 64 centimes sur un lot de café... Je ne suis pas encore assez vieux pour en faire autant...
Ahhh, mes tickets. Ah non, l'ordinateur ne fonctionne pas (ben tiens). Je vais faire mes courses avant de pouvoir les récupérer... A la sortie, l'ordinateur remarche. Je récupère mes places pour Ultravox et Marillion... Et j'en prends aussi pour aller voir Arno... Excellent...
Retour à la maison à vitesse grand V. J'ai essayé d'appeler l'école maternelle pour dire que je ne serai sûrement pas à l'heure, mais mon portable ne s'est même pas allumé tant sa batterie est à plat... Qu'importe : j'ai réussi à être à l'école à midi précisément, mais rien n'était prêt et le coffre était plein de courses... Heureusement que j'ai des enfants super : ils ont tout rangé pendant que je préparais le repas...
Et maintenant, ils sont de retour à l'école. J'ai bien mangé, mais trop vite. Je vais passer aux choses sérieuses : le dernier Marillion dans la platine, le liseur à la main, vautré sur la banquette pour lire John Brunner... Qu'on ne me dérange plus : j'ai fini ma journée ! (hé hé... Y a JJ qui se demandait comment je faisais pour lire tous ces bouquins... Ben voilà la réponse...)
Etrangeté du cerveau humain...
Incompréhensibilité du cerveau Birdien...
Le placard est plein de livres de SF que je n'ai pas lus, la plupart sur les étagères depuis 20 ans. Si je ne les ai pas lus, j'en ai quand même toujours eu l'intention... un jour... J'ai déjà écrémé plusieurs fois ce placard, enlevant des livres que j'aurais peut-être lus quand ma passion pour la SF était entière et dévorante. Ces livres-là auraient été croqués dans la foulée, mais s'ils ne provoquent plus la moindre étincelle d'appétit maintenant, ils filent dans la "malle à braderie"...
Cependant, je garde quand même la majorité des "non-lus", des Dick, des Silverberg, des Sturgeon, Ligny, et j'en passe...
De plus, depuis que j'ai le liseur, j'ai 2500 bouquins sur la carte SD, avec 500 bouquins de SF dans le paquet... Là, je n'ai pas fait le tri, je l'avoue : ça ne prend pas de place... Il y en a que je ne lirai jamais, mais bon...
Alors qu'un birdopsychologue m'explique pourquoi j'ai eu une envie subite de lire un roman de Christine Renard... Pourquoi est-ce que j'ai lancé une recherche sur sa bibliographie, pourquoi est-ce que j'ai dégoté "A Contre-temps", son premier roman, sur PriceMinister, pourquoi est-ce que je l'ai lu à peine reçu (alors que la plupart des livres que je reçois filent sur une étagère et attendent quelques semaines que "l'envie monte") ? Pourquoi est-ce que je l'ai commencé samedi soir... Et fini dimanche matin ?
Bizarre...
Toujours est-il que c'est ainsi que les choses se sont passées et ainsi que j'ai terminé tout à l'heure ce roman publié quand j'avais un an au Rayon Fantastique (une collection mythique. C'est le premier de cette collection qui entre dans ma bibliothèque... Je n'aime pas les vieux livres. Je n'aime pas le papier jauni. Bizarre.)
Nous sommes au XXie siècle, époque des grands voyages interstellaires (ô optimisme des années 60) et de son corollaire, l'écoulement différencié du temps dans l'espace et sur Terre, de l'ordre de un sur 24... En clair, un an passé dans l'espace équivaut à 24 ans sur terre. Marie-Stella, l'héroïne, 28 ans, voit sa grand-mère revenir sur terre. Celle-ci est partie pendant deux années de voyages, quand Marie-Stella avait 4 ans... Et aujourd'hui, elle est donc physiquement plus jeune que sa petite fille, vingt ans à peine et très séduisante. Tellement qu'elle vole à Marie-Stella son fiancé... Désespérée, celle-ci prévoit de partir dans les étoiles pour quelques mois et de revenir reconquérir son amant quand il aura quelques années de plus. Bien entendu, rien ne se déroulera comme elle le voudrait...
Je n'ai jamais lu de Harlequin, mais je suppose que si l'un d'entre eux devait se dérouler dans le futur, il pourrait ressembler à ce roman. Bien écrit, avec des techniques un peu inhabituelles (Christine Renard joue beaucoup de la répétition pour souligner les sentiments des personnages), tout le côté SF de ce roman n'est qu'un background pour les histoires de cœur compliquées et romantiques de Stella s'étalant sur plusieurs centaines d'années avec chassé-croisés de personnages qui s'aiment, qui s'échangent, qui s'abandonnent. Certains vieillissent, d'autres non, mais le monde continue de tourner et chacun finit par se trouver...
C'est beau, c'est mélo, c'est simpliste, mais pas tant que ça, c'est vieillot, mais pas tant que ça... Je ne sais pas pourquoi j'ai eu envie de le lire, pourquoi je l'ai lu si vite, mais je sais que je ne le regrette pas.
(Dans la foulée, j'ai décidé d'acheter "Le Temps des Cerises" de Christine Renard... Et au moment de finaliser l'achat, je suis allé voir dans le placard... Je l'avais déjà. Ouf. Juste à temps ;-) )