mardi 26 juin 2012

Le Club des 5 va camper

Dans la longue liste des bouquins que j'ai mis dans le Sac à Dos de Marcel, il y avait un Club des 5, que ma grande a lu avec plaisir... Tant de plaisir que je me suis pris l'envie d'aller y faire un tour moi aussi, en souvenir des grandes heures de bonheur que j'avais eu à lire les romans d'Enid Blyton dans mon enfance...
Las. Passés les premiers sentiments de nostalgie amusée dans la mise en place des personnages, dont on ne peut pas oublier les noms, on se rend compte que l'intrigue est vraiment minimale et sans aucune exigence de crédibilité. Nous sommes ici dans une histoire de trains mystérieux qui circulent la nuit dans la montagne et disparaissent dans des tunnels. Plus fort que Gérard Majax (référence d'époque). C'est, comment dire... un peu gros... Mais bon, on se dit qu'on va se reposer sur la synergie du casting (qu'est-ce que j'cause bien), quand, sans crier gare, on se dit qu'on a vraiment changé d'époque et que Blyton a un train de retard...
Les rôles sociaux des petits héros sont fermement définis et les filles restent au camp pour faire la vaisselle... Bon. On savait déjà pour Annie, mais on s'en foutait parce qu'on avait le souvenir de Claude, égale des garçons, qui sauvait l'honneur et dézinguait les préjugés machistes...
Sauf que c'était juste le travail moral de notre mémoire qui mettait nos lectures d'antan au diapason de nos idées actuelles... Claude (au moins dans ce volume-ci, mais je n'aurai sûrement pas le courage de reprendre les autres) est logée à la même enseigne qu'Annie : elle fait la vaisselle et elle reste sur la touche quand ces messieurs partent à l'aventure. Même si elle essaie de les accompagner par la ruse, celle-ci est éventée. Et quand, le lendemain, elle fait la tête d'avoir été laissée à la traîne, on lui dit qu'elle se vante d'être un garçon, mais qu'elle se conduit comme une fille.
Car, oui, si une fille veut s'améliorer : il faut qu'elle se comporte comme un garçon, idéal suprême... Tout en faisant la vaisselle et les corvées ménagères, parce que, quand même, faut pas déconner...

Au passage, les autres rôles sociaux sont vite réglés : les 5 rencontrent un autre jeune garçon que François et Mick intègrent immédiatement dans leur recherche des trains mystérieux... Ce garçon, Jacquot, a un beau père, maigre, à l'air méchant et chafouin. Pas de problème, c'est bien lui le méchant. Celui-ci veut empêcher Jacquot de rencontrer les 5. Il l'oblige donc à jouer avec le fils d'un ami. Ouh là, le fils d'un méchant. automatiquement, il est bête, falot et tous les autres sont immédiatement ignobles avec lui (mais pas de problèmes, hein, puisque ce sont les héros...)

Même si j'aurais aimé garder l'enthousiasme de mon enfance, j'ai vraiment du mal à passer outre les préjugés de l'époque. Il est vrai que les Famous Five ont été écrits après guerre et que, donc, ça ne choquait pas à l'époque que, parce qu'il désobéit, Jacquot soit menacé d'être fouetté, ni qu'Annie se consacre à ses activités de parfaite ménagère à dix ans, etc. Mais peut-être est-ce parce que je ne m'attendais pas à y être confronté... Je pense que je ferai malgré tout une seconde tentative. Ayant bien en tête ces défauts, je pourrai me consacrer davantage au texte...  ;-)

lundi 25 juin 2012

Comme à la maison

 Richard Gotainer 

en concert


23 juin... Après une journée pourrie (au niveau du temps, sinon on s'est bien amusé chez les cousins), je réussis à décider toute la famille à partir, car Gotainer passe en concert gratuit au jardin public d'Hazebrouck...
Devant la morosité du temps, l'enthousiasme n'est pas là, mais en râlant un peu, toute la famille est dans la voiture à temps : on ne devrait pas être trop en retard et, si le concert n'est pas annulé à cause du temps, ça ne commence pas souvent à l'heure pile...

Temps couvert, mais pas froid (quelle misère de se réjouir d'un tel constat fin juin !), nous arrivons au jardin public, visiblement désert. Empiriques, les enfants et moi nous avançons, histoire de nous promener quand même un peu dans le parc, mais Coco restée derrière pour lire une affichette nous interpelle : "Ça se passe à l'Espace Flandres"... Demi-tour droite, tout le monde en voiture...

Arrivés à l'espace Flandres, on allonge le pas, car on entend de la musique. C'est commencé, je distingue "Tout foufou"... On pénètre à tâtons. On constate qu'il y a plein de place dans les escaliers, ce qui nous permet de prendre de la hauteur. Même Isou Bisou le roi des Filous verra bien la scène du haut de ses 100 centimètres...

Jolie scène "comme à la maison", avec lampes sur pieds, guéridons, fauteuils et Monsieur Gotainer, bien entouré par des musiciens hors pair pour ce concert acoustique...

Bonne nouvelle, à la fin de la chanson, il explique qu'il n'a pas raté son entrée avant d'enchainer avec "Le Taquin et la Grognon"... Et nous non plus nous n'avons rien raté, à part la première moitié de la première chanson ! Chic, chic, chic !

Le choix des chansons est excellent, presque tout "Chant Zazou" y passe, bien entendu ("La Ballade de l'Obsédé" (Cuissssse-Haaaa!), Les Trois Papis (Cré vingt dieux), l'intégrale des 4 saisons (pas celles de Vivaldi, où on s'emmerde à cent sous de l'heure, celles de Youpi, youpi, youpi, la météo l'a dit), mais on profite aussi du "Béquillard des bois", de "Rupture de Stock", de "Chipie", "Primitif", le "Youki" (où le claviériste s'éclate à mort et nous aussi, excellent), le "Sampa"... On atteint des sommets de poésie avec "J'ai pété" et de nostalgie avec un pot pourri de ses meilleures pubs !!! Il a même casé deux ovnis : "Maman flashe et Papa flippe" (incluant un bref passage de "Femmes à Lunettes") et "Poil au Tableau", une favorite de mes loupiots !

Le Gotainer est en voix, mais il ne saute pas partout pour cause de pied dans le plâtre ! Décidément, c'est pas son année au Richard... Mais bon, après son désistement pour convalescence en novembre, puis en mars dernier à  Armentières, ça fait bien plaisir de voir un si bon concert, avec des zikos qui assurent, une chanteuse excellente qui apporte une touche de comédie... Car ils s'amusent bien sur scène et ça se transmet au public. Un véritable bonheur... Bonheur de voix aussi, car ils ne sont pas avares en chœurs et harmonies, ce que je leur ai bien rendu, car j'ai chanté pendant quasiment tout le concert !

S'il faut des regret, c'est que j'aurais, et de loin, préféré un fabuleux "Polochon Blues" à la place d'un égrillard "Quéquette Blues", mais bon, ce n'est qu'un petit bémol de 4 minutes... Il manquait aussi quelques chansons de "Elle est pas belle la vie", qui est un superbe album... "Elle est pas belle la Vie" ou "Goodbye Marmite" avec ces musiciens-là, ça aurait eu de la gueule !!

 Deux heures de plaisir terminant en apothéose, évidemment, avec le "Mambo du Décalco".

Merci Richard... Et comme la musique, ça s'écoute, un extrait s'impose :


dimanche 24 juin 2012

The Wind Through the Keyhole

Attention ! Je m'en fous : je spoile !

La grande surprise de 2012 (et sa délicieuse attente) aura été l'annonce d'un nouveau tome de la Tour Sombre du seul écrivain dont je peux prétendre posséder l'intégrale (à quelques raretés près, dont je méconnais l'existence)...
Connaissant les sentiments de King envers son cycle, difficile d'être étonné. Et étant donné le bonheur de lecture que m'ont apporté les différents tomes de la saga, (et nonobstant l'incroyable déception/frustration du septième tome, même si je ne vois pas bien comment cela aurait pu finir autrement... Je digèrerai peut-être mieux ce final si je relis un jour toute la série), j'étais ravi de pré-commander le volume chez Amazon (en même temps que "Billy Blockade", que je n'ai pas encore lu...)
Début mai, le bouquin est arrivé magiquement dans ma boite aux lettres, et après avoir laissé monter encore un peu l'envie, je me suis décidé à l'attaquer sans attendre les vacances...
Dès le début, on se sent comme quand on rentre dans une confiserie : l'odeur envahissante et insensée des bonbons vous envahit. Vous avez de nouveau dix ans et 5 sous en poche qui vous transcendent : vous êtes l'homme le plus riche du monde et, en même temps, vous êtes coincé, car vous ne pourrez choisir qu'un seul bonbon dans cette abondance féérique... Là, c'est pareil, en quelques lignes, vous vous trouvez de nouveau le long du Beam (c'est traduit comment ? Le Rayon ?) avec Roland et son ka-tet, le cycle n'est pas fini, vous êtes en plein milieu et vous vous délectez à l'avance de plonger dans le Mid-world à la suite des 5 personnages, enfin, 4 et un Bumbler...

Et puis, King vous joue un de ces tours de cochons dont il a le secret : très vite, les héros sont sur le point de se faire rejoindre par une tempête abominable et ils se mettent à l'abri... Et là, pour tromper l'ennui qui les guette, ils écoutent Roland qui raconte une histoire de sa jeunesse, quand, à peine devenu Gunslinger, il est mandé pour régler les problèmes d'une ville terrorisé par un shift-changer (un matamorphe, en langage correct ;-) )
Zut, nous voilà dans un western un peu fantastique, bien raconté, mais pas du tout original et, surtout, on n'est plus où on voulait aller, et la confiserie était en fait une boucherie, et bon, on aime bien les saucissons, mais on s'apprêtait à déguster des chamallows...
J'avoue que j'ai été un peu refroidi par ce revirement et que j'ai laissé le livre fermé pendant un bon moment, lisant autre chose en attendant...
Et puis j'y suis replongé enfin, et, au cours de l'histoire, Roland jeune met à l'abri du danger un jeune garçon, seul témoin de l'affaire du métamorphe, et, pour calmer ses émois, il se met à lui conter "The Wind through the Keyhole", une histoire que lui racontait sa mère quand il était petit...
Et King, qui est décidément fou et ne recule devant rien du moment que ça lui fait plaisir, raconte cette histoire dans l'histoire dans l'histoire... Il aurait pu la faire publier en tant que novella, comme l'oeil du Dragon, mais non, il l’enchâsse dans deux autres, il la légitime dans l'univers de la Tour Sombre et nous promet même une suite au détour d'une phrase... Il est fou. Mais du coup, j'ai repris ma lecture à un rythme plus soutenu, car j'ai beaucoup aimé ce conte initiatique mettant en scène un enfant rendu malheureux par la mort de son père et ses conséquences sur sa vie familiale (son nouveau beau-père étant un salopard Kinguien en diable (je pose brevet sur l'infâme néologisme "kinguien", pas pire que "kinguesque"). Initiatique et médiéval. Fantasy pour tout dire, puisqu'on y croise un dragon, un tigre et Maerlyn (enchanté)... (Il ne manque que la carte au début...)
Le conte est bouclé avec brio, rejoignant la première trame narratrice par la tempête justifiant le titre (titre américain, bien sûr, les titre français étant d'une stupidité profonde, car parfaitement dépourvu de sens...) Le western se termine ensuite, dans la banalité la plus complète, même si l'épilogue vient enrichir un chouïa le background de Roland et, enfin, on revient à nos personnages pour une conclusion rapide et sans surprise... Dommage, ce n'est pas cette fois-ci qu'on retrouvera le souffle épique de la Tour Sombre...

Au moins, on sait que nous sommes susceptibles d'y retourner n'importe quand et c'est déjà très bien.
 ;-)

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mardi 19 juin 2012

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle - Jonas Jonasson

 Découvert sur un forum, ce titre à rallonge m'a pris par surprise : j'ai eu envie de le lire tout de suite. Le fait qu'il soit écrit par un Suédois m'y a incité davantage d'ailleurs, bien que ce soit une raison complètement crétine, car il doit probablement y avoir autant d'auteurs ringards chez eux que chez nous, mais pour l'instant, je ne suis pas tombé dessus...

Par ailleurs, il faut me reconnaitre une grande sagesse et perspicacité (on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même) pour ne pas m'être laissé influencé par la couverture immonde sans aucun rapport avec le livre qu'un éditeur crétin et radin a dû trouver dans un stock d'images pas chères... On ne peut que le féliciter de son choix : encore un bouquin qui va finir au pilon après avoir touché trois ou quatre lecteurs...
Sauf si, peut-être, on peut démarrer un bon bouche à oreilles, ce qui est ici mon but secret, car, franchement, j'avais pas envie de bloguer ce soir... :-P

Le jour de son centième anniversaire, Allan se sauve par la fenêtre de sa maison de retraite. Il va vite croiser la route d'un malfrat dont il va emporter le butin. Poursuivi par bandits et policiers, il va se lier d'amitié avec d'autres personnages aussi déjantés que lui, puisque, vous l'aurez compris, on est dans un bouquin déjanté...  D'autant que l'histoire est entrecoupée de flashback sur la vie d'Allan, artificier de son métier, qui, depuis qu'il a fait exploser sa maison a rencontré successivement tous les dictateurs de la Terre et a contribué à l'élaboration de la bombe atomique (non, à vrai dire, il l'a créée)... Ce qui en fait, si on y pense bien, un vrai salopard sont on pourrait culpabiliser à lire les exploits, mais bon, dans ce cas-là, il faut aussi que j'arrête de regarder Dexter... Ne confondons pas fiction et réalité : que trois fascistes déclarés siègent au Parlement me donne la nausée, c'est salutaire, mais que lire les exploits fantasmés d'un concepteur de bombes me fasse rire, ce n'est pas antinomique.

Le ton de ce bouquin est vif, ironique, les personnages sont pétillants, justes et les situations sont hilarantes. Il y a du Irving dans ce roman, celui des premiers bouquins, quand il ne se (nous) prenait pas la tête. Je me suis vraiment bien amusé à le dévorer et c'est pas si souvent le cas...

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jeudi 14 juin 2012

Elizabeth George

L'autre jour, une envie de lire un auteur que je ne connaissais pas, de découvrir du neuf, m'a envoyé dans le placard du haut pour piocher au hasard un polar dans la pile achetée à la braderie il y a deux ans (trois ?)

Le hasard m'a fait piocher Le Meurtre de la Falaise d'Elizabeth George. Et le hasard, c'est bien connu, fait toujours bien les choses... (Quand il ne merde pas complètement, mais c'est un autre problème.)
En quelques pages élégamment troussées, on se trouve au beau milieu d'une affaire de meurtre dans une petite ville balnéaire anglaise, avec menace d'émeute raciale à la clé. L'enquêtrice est une solide sergent de Scotland Yard, encore meurtrie d'une précédente aventure (prochainement sur vos écrans... Et avec Marcel, l'accroche se justifie). Elle s'implique de manière non officielle, car elle connait de façon personnelle un des "adversaires" de la police locale, car c'est son voisin à Londres !
Introduction déjà bien riche, comparée à certains polars indigents (on est loin d'un James Patterson (mais je ne le juge que sur un seul livre : peut-être ai-je commencé par son plus mauvais)... Le décor est planté et le livre éblouit par sa justesse. Tant le décor typique et décrit à la perfection que les personnages et leurs inter-relations, épinglés avec brio, construisent un roman envoutant et brillant.
De plus, notre héroïne mal en point (classique du roman noir importé dans ce policier british pur jus) mêne une vraie enquête, avec retournements, recherches, hasards et interrogatoires... Bien que l'on tourne un peu en circuit fermé (mais on est dans le cadre d'une petite ville balnéaire et ça se justifie), on évite les dialogues théâtraux et les "Deux ex machina" fatigants (Harlan Coben, sors de ce corps !)

Bref, je n'ai pas vu le temps passer et je classe ce roman parmi les meilleurs policiers que j'ai pu lire ces dernières années...

Extrêmement curieux de renouveler l'expérience, j'ai pris quelques temps plus tard Enquête dans le Brouillard du même auteur, premier bouquin mettant en scène Barbara Havers, rencontrée dans le précédent livre (qui est en fait le septième de la série) et son mentor-to-be Thomas Linley (absent du 7e)...
Comme j'ai oublié d'être naïf, je ne m'attendais pas à retrouver l'éblouissement du premier roman lu (qui est l'apanage du premier roman lu d'un auteur ;-)  ), mais j'ai quand même beaucoup apprécié ce premier opus... Les personnages sont mis en place : cette crème d'homme de la Haute, Sir Linley, avec sa fêlure amoureuse et son profond respect des gens et puis la déprimante, sauvage petite enquêtrice brisée, doutant d'elle-même, dont (par la magie de la lecture inversée, ce n'est pas si mal d'avoir commencé par le septième) on sait ce qu'elle va devenir, ce qui rend absolument fascinante la façon dont elle est décrite dans ce roman. Quand on sait le chemin qu'elle va parcourir, on n'a qu'une envie : lire les autres tomes !
Cette enquête dans le brouillard d'un petit village anglais (pas balnéaire cette fois) est tout aussi soignée que l'autre : les personnages sont savoureux et leurs relations complexes, il y a de nouveau une vraie enquête qui ne retombe pas. Je suis impressionné...

Et plus encore depuis que je sais que l'auteur n'est pas anglaise, mais américaine !! Elle a dû manger un car d'anglais au petit-déjeuner pour être si "accurate" tant dans la description des lieux que des mentalités...

Définitivement un auteur (et une série) à suivre...

Le Meurtre de la Falaise : *****
Enquête dans le Brouillard : ****

samedi 9 juin 2012

Arnaud la Glace

J'avais lu dans mon jeune temps sept ou huit volumes de la Compagnie des Glaces, dont j'avais gardé un bon souvenir... J'avais cessé parce qu'il n'était pas évident de se procurer toute la série et les aléas de l'occase faisait que j'avais un grand trou entre le dernier tome que j'avais lu et les quelques numéros isolés qui suivaient...
J'ai eu la flemme de chercher les numéros manquants, Puis, je me suis graduellement désintéressé de la SF.

Toutefois, j'en lis encore de temps en temps quand l'envie m'en prend et, avec l'arrivée de Marcel, les 40 premiers volumes des Glaces ont été très vite à ma portée. J'ai donc relu, par curiosité le premier tome de la Saga... J'en ai tiré une impression mitigée : les bases sympathiques d'un univers original, une grande aisance de lecture générée par un auteur qui a de la bouteille (même congelée), mais des obsessions pour le sexe bestial et les organes génitaux ethniques des Hommes Roux qui ralentissent le récit et sont générateurs d'ennui...
Disons, bof, ce qui est un argument court, mais massif...

Toutefois, comme il y avait quelque chose comme une promesse dans ce premier tome, comme je me souvenais de quelque chose de meilleur que ce que je venais de lire et comme ça se lit si facilement que ça n'allait pas me prendre trop de temps, j'ai commencé Le Sanctuaire des Glaces et je ne l'ai pas regretté. L'aventure se met en place, les personnages secondaires se multiplient et l'auteur a moins de temps à consacrer à ses fantasmes sexuels mollassons. A part la scène de cul syndicale et orgiaque à mi-roman, on est tranquille de ce côté-là et ce volume 2 est très agréable à lire, du bon Ice-opera...

Pour la peine, je sais que je lirai la suite en espérant que l'auteur garde le cap... Mais déjà, la série est sur les rails...

Ok, facile, je ne le (voie) ferrai plus...

La Compagnie : **
Le Sanctuaire : ***

jeudi 7 juin 2012

Bons baisers de Russie - Ian Fleming

Lorsque j'ai eu Marcel, j'y ai injecté les 2000 et quelques ebooks qui étaient tombés du ciel peu de temps auparavant et, parmi eux, il y avait des James Bond...
Bon, j'ai jamais pu regarder un James Bond sans m'emmerder à cent sous de l'heure (mais j'ai jamais vu un Roger Moore. Vu que tout le monde les déteste, je devrais peut-être essayer). Je m'étais cependant imaginé que les romans étaient des modèles du genre, bien construits, bien écrits, mêlant élégamment mystère, aventure et espionnage sous la plume d'un flegmatique écrivain britannique.

Que nenni !

La lecture de Bons Baisers de Russie m'a vacciné contre mes naïves croyances !!!  C'est un ramassis de platitudes racistes, sexistes, homophobes et complaisantes pour la violence... L'histoire se réduit à un pitch de deux lignes sans aucune crédibilité (Les Russes veulent porter un coup décisif à l'Occident en ridiculisant un de ses héros. Ils choisissent James Bond et décident de lui faire épouser une de leurs espionnes et de le tuer (dans cet ordre)) Personne ne peut réellement comprendre à quoi cela peut servir, d'autant que le principe  d'un espion étant d'être invisible, le public n'est pas sensé connaître James Bond, donc difficile de le ridiculiser. En revanche Fleming n'a besoin de personne pour cela : il lui suffit d'écrire ses conneries sur 160 pages et le lecteur hallucine... C'était tellement bête que je l'ai lu jusqu'au bout, juste pour voir où ça allait... Et ben, pas loin. L'espionne russe rejoint James Bond dans sa chambre dans le but de le faire tomber amoureux d'elle et en quatre minutes, c'est fait, ils s'aiment et veulent s'épouser. Ils partent alors en train pour faire sortir la demoiselle du territoire turc ou quelque chose d'approchant, et ils sont aidés par un autre grand espion qui a la pleine confiance de James Bond bien qu'il soit un vil musulman, mais c'est normal : au lieu d'être un nabot recroquevillé comme tous ceux de sa race, il mesure deux mètres et a une franche poignée de mains. Si, si, il lui suffit de ça à James Bond.
Bon, le reste, je l'ai déjà oublié, mais tout est à l'avenant, baignant dans une stupidité crasse, sans émotion, sans péripéties valides...

Très bien. J'ai lu un James Bond. On n'en parle plus...

Je pense que, concernant ce personnage, je me contenterai de Casino Royale... Pas la merde avec Daniel Craig où j'ai peiné à rester éveillé, non, le vrai. La perle parodique frappadingue, qui manque un peu de rythme mais contient quelques authentiques moments de génie (et une distribution à mourir) :


O

mercredi 6 juin 2012

Meg Cabot - Dr Jekill et Mr Hyde ?

Intercalée dans mes lectures pour cause de relecture pour une team de bienfaiteurs de la culture, je me suis retrouvé en train de lire Le Journal d'une Princesse de Meg Cabot...

J'ai toujours bien aimé lire des livres "jeunesse", et les années n'y changent rien... D'autant que si, d'aventure, un éditeur avait les cojones de publier des livres "vieillesse", je n'aurais même pas la tentation de les lire en cachette. Pour la vieillesse, on verra demain. Ou après-demain. Plus tard, quoi...


Pour revenir à nos princesses, j'ai abordé ce petit roman sans a-priori négatif, j'avais déjà récupéré plusieurs bouquins de l'auteur, dont j'aimais bien les covers très "girlies" (ça doit être l'influence des Witch Mag d'Eléonore, ma plus grande)
Malheureusement, j'ai vite déchanté : le livre est écrit comme un journal d'ado et le parti-pris est d'écrire comme je te parle, grammaire approximative, vocabulaire minimal et langage familier inclus. Le dernier ne me gêne pas, mais les deux premiers me gâchent méchamment la lecture...

Comme en plus, l'auteur n'a rien trouvé mieux que de prendre pour personnage principale une petite conne égocentrique et stupide dont les préoccupations ne vont jamais plus loin que la couleur de sa mèche, c'est vraiment très pénible à lire...
L'orthographe approximative due à au langage parlé me hérisse le poil également. Les nombreux "on est arrivéES", ça me dérange... On est un indéfini. Alors c'est vrai que ça parle de filles et que ça part d'un bon sentiment d'accorder l'attribut, mais désolé, ça manque de logique, puisque c'est l'indéfini et le verbe au singulier qui sont employés... Tout ça par refus d'utiliser le "nous" ! Comme si une ado n'était pas capable d'écrire correctement même dans son journal intime... Si j'avais 15 ans, je me serais senti insulté par ce bouquin...

Voilà pour Mr Hyde...

Et Dr Jekyll ?
Et bien, c'est la suite de l'histoire...
Dégouté par ce bouquin, j'ai éliminé les romans de l'auteur de ma bibliothèque gérée par Calibre.
Et je suis passé à autre chose...

Et puis lundi, en farfouillant dans les livres de Marcel, section Jeunesse, j'ai constaté que j'avais viré les livres sur mon PC mais pas sur le liseur... J'allais le faire et puis... J'ai ouvert le tome 1 de Mediator, parce que j'aime bien la cover...

Et puis... J'ai commencé à le lire...
Et les prémices étaient presque les mêmes : un personnage principal de lycéenne, une narration à la première personne, MAIS... un vocabulaire plus étoffé, l'emploi du subjonctif imparfait quand il est nécessaire et une intrigue plus sympathique m'ont retenu... Et je l'ai lu en entier... Et je suis content : il y a quatre autres tomes !!!
C'était très sympa. L'histoire est simple : Buffy est une tueuse de vampires et elle combine cette activité avec sa vie lycéenne. Ah non, ça c'est l'original, moi je viens juste de lire la copie : Susannah est une tueuse de fantômes et elle combine cette activité avec sa vie lycéenne. C'est enlevé, sympathique, rigolo...

Je n'ai pas vérifié si la différence entre les deux livres pourrait venir du traducteur (fort possible)... Si c'est le cas, j'espère que ce sera le même pour toute la série du Mediator...

Le journal d'une princesse - t1 : 0
Mediator t1 - Terre d'Ombre : ****

mercredi 30 mai 2012

Le retour du liseur

Sans vraies idées pour mon anniversaire, cette année, le passage à la 50aine m'ayant un tant soit peu déprimé, j'ai demandé un liseur, vaguement attiré par un nouveau jouet technologique et vaguement curieux de l'enthousiasme de François qui ne l'est guère, d'habitude, envers ce genre de gadgets...

Oui, un liseur... Je sais que l'Académie Française a décidé d'appeler ça une liseuse, mais ces vieux barbons n'en ont probablement jamais vu un de près. Ils ont choisi d'attribuer un nom qui désigne déjà un fauteuil et un vêtement... Mon appareil (masculin) sert de livre (masculin) et donc ce sera MON liseur (masculin)... Mes chers Académiciens, fermez-là et retournez dormir...

En plus, MON liseur s'appelle Marcel, car c'est un PRS-T1 et on voit bien qu'il ne lui manque que les voyelles...
Ca me plait, car c'est le seul PRouS-T dont je lirai plus de 50 pages, puisque j'ai calé plusieurs fois sur la recherche du Temps perdu...
Résultat des courses, ce que je prenais pour un aimable gadget est une formidable machine à lire, qui me donne un choix formidable à la fin de chaque livre (le choix est crucial pour moi dans l'envie de lire)
et je retrouve mon enthousiasme d'antan et lis, lis, lis sans arrêt...

Le liseur et son catalogue incroyable de bouquins font que je pioche parfois au hasard ou tente des nouveaux auteurs  au hasard des discussions sur le forum de Team Alexandriz et je lis des bouquins qu'il ne me serait même jamais venu à l'idée d'essayer autrement.... Excellent...

Je me suis immédiatement dit que j'allais en profiter pour ressusciter ce blog en publiant une notule par bouquin, mais jamais je n'aurais le courage d'être régulier ;-)

Allez, on dit qu'on va essayer... Mais j'ai déjà pris deux mois de retard et en deux mois, j'ai lu :
̶-̶ ̶B̶o̶n̶s̶ ̶B̶a̶i̶s̶e̶r̶s̶ ̶d̶e̶ ̶R̶u̶s̶s̶i̶e̶ ̶-̶ ̶I̶a̶n̶ ̶F̶l̶e̶m̶i̶n̶g̶
̶-̶ ̶I̶n̶s̶u̶p̶p̶o̶r̶t̶a̶b̶l̶e̶ ̶-̶ ̶D̶i̶d̶i̶e̶r̶ ̶P̶o̶r̶t̶e̶
- Tea-Bag - Henning Mankell (en vrai livre ;-) )
- L'Initiation - Ann Rice
̶-̶ ̶S̶i̶ ̶c̶'̶e̶t̶a̶i̶t̶ ̶a̶ ̶r̶e̶f̶a̶i̶r̶e̶ ̶-̶ ̶M̶a̶r̶c̶ ̶L̶e̶v̶y̶
̶-̶ ̶L̶e̶ ̶V̶i̶e̶u̶x̶ ̶q̶u̶i̶ ̶n̶e̶ ̶v̶o̶u̶l̶a̶i̶t̶ ̶p̶a̶s̶ ̶f̶e̶t̶e̶r̶ ̶s̶o̶n̶ ̶a̶n̶n̶i̶v̶e̶r̶s̶a̶i̶r̶e̶ ̶e̶t̶ ̶s̶e̶ ̶f̶i̶t̶ ̶l̶a̶ ̶m̶a̶l̶l̶e̶ ̶-̶ ̶J̶o̶n̶a̶s̶ ̶J̶o̶n̶a̶s̶s̶o̶n̶
̶-̶ ̶P̶a̶r̶o̶l̶e̶s̶ ̶-̶ ̶J̶a̶c̶q̶u̶e̶s̶ ̶P̶r̶e̶v̶e̶r̶t̶
̶-̶ ̶C̶o̶l̶o̶r̶a̶d̶o̶ ̶K̶i̶d̶ ̶-̶ ̶S̶t̶e̶p̶h̶e̶n̶ ̶K̶i̶n̶g̶
- Un Tour sur le Bolide - Stephen King
- Les Contes de Beedle le Barde - Joanne K. Rowling
̶-̶ ̶M̶e̶u̶r̶t̶r̶e̶ ̶s̶u̶r̶ ̶l̶a̶ ̶F̶a̶l̶a̶i̶s̶e̶ ̶-̶ ̶E̶l̶i̶z̶a̶b̶e̶t̶h̶ ̶G̶e̶o̶r̶g̶e̶ ̶(̶p̶a̶p̶i̶e̶r̶)̶
̶-̶ ̶E̶n̶q̶u̶Ã̶ª̶t̶e̶ ̶d̶a̶n̶s̶ ̶l̶e̶ ̶B̶r̶o̶u̶i̶l̶l̶a̶r̶d̶ ̶-̶ ̶E̶l̶i̶z̶a̶b̶e̶t̶h̶ ̶G̶e̶o̶r̶g̶e̶
̶-̶ ̶L̶e̶ ̶C̶a̶n̶o̶n̶ ̶d̶e̶s̶ ̶A̶i̶g̶l̶e̶s̶ ̶-̶ ̶H̶S̶ ̶M̶u̶r̶r̶a̶y̶
̶-̶ ̶R̶e̶g̶l̶e̶z̶-̶l̶u̶i̶ ̶s̶o̶n̶ ̶C̶o̶m̶p̶t̶e̶ ̶-̶ ̶S̶a̶n̶-̶A̶n̶t̶o̶n̶i̶o̶
̶-̶ ̶L̶a̶ ̶C̶o̶m̶p̶a̶g̶n̶i̶e̶ ̶d̶e̶s̶ ̶G̶l̶a̶c̶e̶s̶ ̶-̶ ̶G̶.̶J̶.̶ ̶A̶r̶n̶a̶u̶d̶
- Le Temps Incertain - Michel Jeury
- Les Murmures de la Nuit - Charles de Lint
̶-̶ ̶L̶e̶ ̶J̶o̶u̶r̶n̶a̶l̶ ̶d̶'̶u̶n̶e̶ ̶P̶r̶i̶n̶c̶e̶s̶s̶e̶ ̶-̶ ̶M̶e̶g̶ ̶C̶a̶b̶o̶t̶
- Striptease - Carl Hiaasen

Et j'en ai deux ou trois autres de commencés, mais je ne liste que quand je les finis ;)

vendredi 1 juillet 2011

ZZ Top à Lille - 1er juillet 2011

Jamais je ne les avais vus sur scène, or c'est (avec Cheap Trick) le groupe dont j'écoute le plus régulièrement toutes époques et albums confondus... La décision s'imposait...

Et à cette date-là, il paraissait évident d'emmener ma filleule pour son anniversaire. J'aurais bien partagé ce moment avec mon amour, mais les concerts ne sont pas sa priorité. Tant pis.

En plus, belle surprise, le groupe qui faisait la première partie, c'était Thin Lizzy. Bon, sans être un grand connaisseur du combo irlandais, je savais quand même que Phil Lynott et Gary Moore seraient absents : ils le sont toujours depuis qu'ils sont morts, ce qui n'est pas très sympa de leur part... Je me demandai donc ce qui pouvait bien rester du groupe.
Je ne me le demande plus : le batteur et un guitariste, ça fait peu. Bassiste, lead guitariste et chanteur semblent 10 ans plus jeunes et paraissent tout droit sorti d'un groupe de hard, tatouages inclus...
Pour faire court, leur prestation étaient à la limite de l'inaudible. Le pire étant qu'ils n'avaient pas l'air de jouer faux et qu'avec une balance son honnête, ils auraient pu tirer leur épingle du jeu, mais le Zénith de Lille est une salle de merde où plus d'un s'est cassé les dents et ça demande un sacré boulot d'offrir un bon son. Visiblement, personne n'avait envie de bosse pour Thin Lizzy, et ça faisait de la peine d'avoir un groupe renommé face à soi  se démenant avec pour tout résultat une ignoble bouillie ou même leur hymne "Boys are back in town" était à la limite du reconnaissable.
Voici un extrait potable malgré tout, avec Jailbreak... Grosse déception en début de soirée et grosse peur aussi : et si la balance est aussi pourrie pour ZZ Top, ça fait une soirée et un bon paquet d'euros fichus en l'air !!!
(Pour le plaisir et par nostalgie, Gary Moore joue "Boys are back in Town" avec 3 autres membres du groupe et ça, c'est du miel pour les oreilles :)

Après le supplice Heavy Lizzy et les trois quarts d'heure d'attente règlementaire, nous sommes rassurés: le concert proprement dit démarre par Got me Under Pressure... La musique enfle dans le noir, seuls les micros éclairés de façon kitsch sont allumés et puis soudain ça pète, le son est parfait, Billly Gibbons et Dusty Hill avancent en rythme et nous gratifient au refrain de leur chorégraphie minimaliste... C'est parfait. Tout le concert est à l'aune de cette perfection, tout est millimétré, la moindre note, le moindre effet tombe à la seconde qu'il faut, c'est énorme, c'est magique... Ils sont monolithiques sur scéne, ils jouent et chantent à la perfection et quand ils bougent une épaule de 5 cm, ils le font en même temps et tout le public est emporté par le mouvement. C'est génial, c'est drôle, c'est jouissif. On en prend plein les oreilles, plein les mirettes...

Chapeau bas.

Ils peuvent revenir quand ils veulent : j'y serai...

Setlist:

Got Me Under Pressure
Waitin' for the Bus
Jesus Just Left Chicago
Pincushion
I'm Bad, I'm Nationwide
Future Blues
Rock Me Baby
Cheap Sunglasses
My Head's in Mississippi / I Need You Tonight
Hey Joe
Brown Sugar
Party on the Patio
Just Got Paid
Gimme All Your Lovin'
Sharp Dressed Man
Legs

Rappels :

La Grange
Tush

lundi 4 avril 2011

Un peu de musique 3

Status Quo à Lille - 1er avril


Non, ce n'est pas un poisson, les vieux de la veille étaient de retour ce beau jour... Et comme c'était le lendemain de mon anniversaire, je me suis vu offrir un ticket pour ce concert...
Le premier groupe que j'ai jamais vu sur scène, quand j'avais quinze ans, au même endroit (ou presque, la salle a été reconstruite)
Ils ont vieilli, j'ai vieilli, mais j'ai sauté sur place comme un fou, j'ai discuté avec deux petits jeunes très sympas, qui avaient quinze ans et dont c'était le premier concert, j'ai dansé, chanté, hurlé... J'avais fait une boule de ma veste et de mon gilet, que j'avais flanqué sur le sol et que je piétinais joyeusement (m'en fous, c'est moi qui fais la lessive) et je bondissais au son des accords de
boogie.
Il paraît que Status Quo ne sait jouer que trois accords... Ok, mais c'est les bons !!
Pas besoin de s'emmerder avec des trucs compliqués : ils ne se font d'ailleurs pas chier à changer la set-list, d'après ce que j'ai vu sur les sites anglais où les fans, excédés, les traitent de fainéants pour jouer encore et toujours le même set...
Moi, je m'en fous, je ne les ai pas vus depuis 5 ans, alors, le set ne m'a pas dérangé, au contraire !! 3 ou 4 chansons récentes (chiantes) noyées dans la masse des chansons formidables tout droit sorties des années 70... C'est bon, je meurs... Quel plaisir que ce concert !!!
Un peu d'inquiétude pour Francis Rossi, tout maigrelet, aux cheveux courts, qui portait la main à son cœur régulièrement, comme s'il voulait en calmer l'emballement et qui sautaient des phrases dans les chansons, comme pour reprendre son souffle... J'espère pour lui qu'il avait juste attrapé la crève en ce début de printemps, car il semblait un peu au bout du rouleau... Enfin, j'exagère un peu : on verra sur la vidéo qu'il sait encore sauter sur place !!!

La setlist :
Caroline
Something about you baby I like
Rain (p..., j'ai sauté jusqu'au plafond)
Don't drive my Car
Mean Girl/Softer Ride (I ain't go working no more ! Lol ! That's true)
Beginning Of The End
Hold you back
Just proposing medley
The Oriental
Creepin' Up On You
Living on an Island (Urk, je commence à me refroidir)
In the Arny Now (Je m'endors)
Drum solo (thank you Matt)
Roll over Lay Down (Wow, je suis réveillé)
Down Down (C'est bon, en sueur de nouveau)
Whatever you Want
Rockin'all Over the World
Dont' waste my time
Rock & Roll Music / Bye bye Johnny.
En sortant, j'ai volé l'affiche sur le mur de la salle... 15 ans de nouveau...
Et puis je suis tombé sur l'affiche de...
ZZ Top le 1er juillet ! Ouaouh !!!!!!!!!!!!!!!

jeudi 24 mars 2011

FAIR EXTENSION (Une bonne extension) - Stephen King

Dave Streeter est malade. Malade du cancer qui le tue et encore plus malade de la chimiothérapie qui le soigne, en vain… Pour se calmer, il se balade en voiture (c’est un américain !!)
C’est sur une route curieusement déserte, au crépuscule, qu’il rencontre un étrange marchand ambulant, George Evild, qui vend de « bonnes extensions à un bon prix »… Il ne lui faut pas longtemps pour constater qu’il a affaire à autre chose qu’un bon gros marchand, d’ailleurs l’anagramme qui compose son nom est limpide…
Il achète donc cette bonne extension, quinze années minimum de vie contre 15% de tous ses futurs gains et une clause supplémentaire… Car il y a toujours une clause supplémentaire chez Stephen King.
Ici, elle concerne la personne que Streeter hait le plus au monde… Son meilleur ami !
Je vais éviter d’en raconter plus, le suspens étant déjà malheureusement bien écorché ici, mais cette nouvelle fait partie des très bons textes récents que j’ai pu lire du vieux Maître. Comme souvent, il est très bon quand il coupe dans le gras, son défaut étant d’être si bavard que ses bonnes idées se perdent dans des détails ennuyeux… C’est ce qui arrive dans les trois premières nouvelles de son dernier livre (Full Dark, No Stars). Celle-ci est la quatrième et, franchement, la meilleure (je croise les doigts pour que la suivante et dernière soit aussi bonne). Elle est assez courte, ce qui lui donne son efficacité et elle ne s’embarrasse pas de bons sentiments… King s’amuse à donne dans le politiquement incorrect, les actes méchants le sont par méchanceté et le crime, puisqu’en fin de compte, il y en a un et un fameux, est honteusement impuni… Et on ne peut même pas jubiler avec le méchant de sa méchanceté, car c’est en fait un salaud, aussi con que celui qu’il déteste… Une histoire de salauds ordinaires, quoi…
De fait, l’impression qui se dégage après lecture est plutôt celle d’un gâchis plus qu’autre chose, mais ça correspond bien à la noirceur humaine, sans concession…

dimanche 20 mars 2011

Ranma 1/2

Après avoir tenu pendant des années les dessins animés japonais pour quantité négligeable, j'ai fini par succomber au charme des films de Miyazaki (surtout après avoir vu 150 fois Mon Voisin Totoro, il y a 6 ou 7 ans)...

Il fallait donc qu'un jour j'en vienne à découvrir d'autres animes, plus spécialement écrits pour la télé... Je ne peux pas prétendre que j'étais vierge en la matière : j'avais apprécié "Cat's Eye" quand j'avais une quinzaine d'années et on en avait acheté quelques dvd. Sympa, mais lassant.

Une deuxième incursion m'avait fait découvrir l'EXCELLENT Cowboy Bebop, qui méritera bien une entrée, un jour où je ne saurais pas quoi dire :-P...

Voici qu'un beau jour, la maison de la presse mit en vente un très joli coffret de Ranma 1/2, pour un prix abordable. Le sixième sens du collectionneur aux aguets, je me demandai si c'était bien. Ayant quelques souvenirs d'avoir vu les enfants d'une copine scotchés devant leur télé pendant que ça passait, je décrochai le téléphone et lui demandai si c'était bien... A l'écoute de l'incroyable résumé qu'elle me fit de cette histoire de garçon qui se transforme en fille quand il reçoit de l'eau froide et redevient garçon avec de l'eau chaude, de son père qui se transforme en panda, du pervers vieux maître voleur de culottes dans les gymnases, du garçon sans aucun sens de l'orientation qui se transforme en cochon, etc, je me dis que ça valait au moins un coup d'œil...

Je téléchargeais donc le premier épisode de la série. Je le regardais avec incrédulité et amusement... Et décidais que l'achat du coffret était décidément la bonne idée de la semaine...

Et, effectivement, toute la famille a passé un incroyable moment au visionnage des 30 premiers épisodes, au moins. C'était drôle et jubilatoire, bien réalisé, avec des personnages savoureux et des situations formidables et drôles...


Ensuite, il faut bien avouer que ça se gâte un peu par abus de répétition et aussi parce que le scénario s'éloigne un peu trop des caractéristiques des personnages qui, à elles seules font le sel de la série...
Il reste quelques grands épisodes émergeant de-ci, de-là...
Pour être honnête, il nous reste une quarantaine d'épisodes à voir sur les 161 que comptent la série, mais l'enthousiasme des débuts nous manque. Je suis sûr que nous finirons par remettre les premiers épisodes dans le lecteur pour jubiler encore avec Ranma !

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jeudi 10 mars 2011

Sherlock Holmes


J'avais acheté, il y a bien longtemps le tome 1 du "Sherlock Holmes" de Conan Doyle, dans une solderie probablement, à l'époque où on trouvait pas mal de titres de cette collection pour quelques euros.

J'avais même, un jour, essayé de le lire, si j'en crois le marque page situé dans le livre. Mais je n'avais pas donné suite et, pour être honnête, je n'ai pas le moindre souvenir de cette lecture, ce qui est rare...

Dernièrement, ayant téléchargé la série anglaise (en 3 épisodes d'une heure et demie), qui recrée le personnage de Sherlock et de son fidèle acolyte Watson à notre époque, nous avons regardé les deux premiers épisodes... Excellente série qui nous a plongé dans un Sherlock tout à fait plaisant et réaliste (aux antipodes de la sombre merde réalisée par Guy Ritchie).
Du coup, j'ai ressorti mon bouquin et recommencé à le lire... Et je ne deviendrai pas un sherlockophile acharné. "Une Etude en Rouge" est un roman assez plaisant, mais le désir de tout expliquer cher à Conan Doyle le pousse à intercaler dans son roman policier londonien un roman d'aventures américain, ce qui est un peu rébarbatif...
Dans "Le Signe des Quatre", on a une meilleure unité et c'est ce que j'ai lu de mieux pour l'instant.
Viennent ensuite les nouvelles, très disparates. Certaines font "du sherlock holmes" et proposent des énigmes résolues par la logique déductive infaillible du héros. C'est ce que j'aime. Mais beaucoup sont des histoires un peu tirées par les cheveux, avec force déguisements. Pfffff. Ça m'ennuie...
Cela dit, au bout d'un moment, on finit par se laisser bercer...

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